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Depuis la nuit du 19 au 20 juin, un tract dont les auteurs seraient des combattants Maï-maï circule dans la cité d'Uvira, en territoire du même nom, province du Sud-Kivu en RDCongo. Ce document met en garde des organisations financées ou supposées financées par NOVIB dont GEADES, SOCOODEFI, UGEAFI, GROUPE MILIMA et CADI ainsi qu'à certaines églises.
Les auteurs s'attaquent contre ces organisations et leurs animateurs et exigent que ces derniers mettent fin à leurs activités, dont notamment la campagne de pacification et de cohabitation harmonieuse.
L'opinion se rappellera que Uvira est sous tension depuis le 30 avril 2001, date à laquelle des hautes autorités du RCD, dont Bizima Karaha et Norbert Basengezi Katintima, respectivement Chef de Département de l'Intérieur, Sécurité et Renseignement et Gouverneur de province du Sud-Kivu avaient réuni, dans la salle de Baraza ya Parokia de la Cathédrale Diocésaine d'Uvira, des responsables politico-administratifs du territoire, des chefs des services para-étatiques et des représentants de différentes tribus vivant dans cette entité.
Au cours de cette rencontre, la tribu Bembe a été traitée de rebelle et le territoire de Fizi a été considérée par les mêmes autorités comme bastion de Maï-maï.
L'autorité provinciale avait déclaré que le RCD ne ménagerait aucun effort pour briser cette résistance.
Pour la population d'Uvira, ces discours constituent non seulement une menace contre les Babembe, mais aussi et surtout une propagande de la guerre, une incitation à la violence et à la haine ethnique.
L'asbl Héritiers de la Justice est vivement préoccupée par la situation qui prévaut dans le territoire d'Uvira.
Craignant le pire, Héritiers de la Justice invite les responsables du RCD ainsi que les chefs Maï-maï et leurs combattants à sécuriser la population de par leurs discours.
Par ailleurs, elle prend à témoin la communauté locale, nationale et internationale des conséquences néfastes que peuvent entraîner de tels propos.
Le territoire de Walungu en proie à des exactions répétées
A Nkumba,groupement Izege, deux personnes sont tuées et une autre blessée par balles
Dans la nuit du 05 juin 2001, aux environs de 20 heures, monsieur Mbenkalebe et mademoiselle Nyota, respectivement fils de Rwegema et fille de Rwanzo Babunga et élève au Lycée Mulezi w'abana en 3ième année des humanités, ont été tués par balles tirées par des hommes armés parlant le kinyarwanda dans la localité de Nkumba, groupement Izege, collectivité-chefferie de Ngweshe à environ un kilomètre du chef-lieu du territoire de Walungu. A cette même occasion, madame M'Mutabesha, épouse de monsieur Chishimbi, a été grièvement blessée. Elle a été admise à l'hôpital de Walungu pour les soins. Plusieurs animaux domestiques et divers biens ménagers ont été emportés.
Le groupement d'Izege est sécurisé par deux camps militaires, au Nord par celui de Mulume Munene et au Sud par celui de Walungu. Les tirs ont retenti de 20 heures à 1 heure du matin sans que les agents de l'ordre, pourtant voisins du lieu de drame, n'interviennent. Cette attitude des militaires du RCD laisse planer un doute sur la véritable identité des assaillants.
D'autres localités d'Izege ont connu des scénarios similaires au cours desquels de pillages ont été perpétrés. C'est ainsi qu'en date du 03 juin 2001, on a déploré des scènes de pillage et de torture dans plusieurs localités.
Le 14 mars 2001, de 21 h à 23 h, sur les collines de Chirhala dans la localité d'Izamba, les familles Musakamba Kasi, Bashizi Déo, Kabi Zirimwabagabo, Kalingina, Paulo Chihungu, Mushepe, Machumu et Rudahindwa ont été victimes de pillage. Au total 48 vaches et plusieurs autres biens de valeur ont été emportés.
Des arrestations nocturnes suivies des massacres poussent les habitants à l'exode
Au mois d'avril et mai 2001, messieurs Chisezera Babesha, Badarhi Babesha et madame M' Banywesize habitant les localités de Mwendo et Kashugula dans le groupement de Ibona, ont été victimes d'arrestations arbitraires par les militaires de la section militaire de Mugogo. Ces victimes ont été arrêtées la nuit et conduites sous escorte vers la maison de détention à Mugogo. Ces gens ont été sommés à payer chacun 20 $ US pour être relaxés provisoirement. Le personnel du centre de santé Mwendo a subi le même sort.
Suite aux attaques, aux arrestations arbitraires et aux massacres perpétrés dans les villages par les hommes en uniformes, les habitants ont opté pour le chemin de l'exode vers des localités paisibles. Ce phénomène est plus accru à Izege où les gens ont fui vers les groupements voisins d'Ibona, Bumbalali, Ikoma, Walungu centre et d'autres vers la ville de Bukavu.
Héritiers de la Justice est soucieuse de la situation qui prévaut dans le territoire de Walungu et plus précisément dans le groupement d'Izege et ses environs. Les multiples exactions qui y sont commises par les hommes en uniforme, opérant en toute quiétude entre deux camps militaires, inquiètent énormément la population.
L'asbl Héritiers de la Justice est d'autant plus préoccupée par le déplacement massif de la population, poussée à l'exode par l'insécurité croissante et persistante, démunie de tout, vers d'autres endroits. Elle prie les autorités du RCD d'examiner attentivement les voies et moyens pour restaurer le calme et la tranquillité afin de permettre la population à vaquer paisiblement à ses travaux.
Heritiers de la Justice
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La RONDE du Kivu Mwenga centre | Kamituga | - - Dan Church Objectifs,...
Rapport des Droits de l'Homme & Media Internationaux sur le Kivu
Human Rights Watch
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