|
|---|
| La voix BATWA(pygmées) en Afrique Centrale Nouvelles de l'EGLISE au Kivu Retour au HOME PAGE |
H.J.et les communautés rurales du Kivu soutenus par: - EZE/Allemagne - Christian-aid/Gde Bretagne - ICCO/Hollande - Dan Church Aid E.mail: heritiers@yahoo.com |
| | Heritiers? | Projets en Cours | Campagnes | Droits de l'homme dans les Grands Lacs | |
|---|
|
. |
(5 Fevrier 2000) L'autorité provinciale du Sud-Kivu veut-elle faire croire que le RCD n'a pas enterré des femmes vivantes à Mwenga? En date du 4 fevrier, le Gouverneur de la province du Sud-Kivu s'est entretenu avec une délégation des journalistes de la RFI, AFP et BBC dans son cabinet de Nyamomo à Bukavu. Au cours de ces entretiens qui portaient sur la situation du moment au Sud-Kivu, l'autorité provinciale a voulu faire croire aux médias internationaux et les populations du Sud-Kivu que le RCD n'a pas enterré des femmes vivantes à Mwenga. Héritiers de la Justice réagit et précise qu'elle n'a jamais nié les faits consignés dans son feuillet NOTA BRNE no.47
En effet le 15 Décembre 1999, l'Association sans but lucratif Héritiers de la Justice a mis à la disposition du grand public son feuillet NOTA BENE no.47 intitulé "territoire de Mwenga théâtre des violations incessantes: Des militaires du RCD continuent de tuer dans toute impunité".
Dans ce numéro, l'association Héritiers de la Justice a diffusé quelques noms des victimes abattues à l'arme blanche à Kiomvu, une localité du groupement Kalambi par les militaires du RCD en provenance de Kamituga. Par ailleurs, dans le feuillet, il a été fait mention des noms de quelques femmes et des quelques présumés mai-mai enterré vivants sur ordre du Commandant Frank Kasereka.
A la suite de la diffusion des mêmes informations, en date du 24/12/1999, le gouverneur de la province du Sud-Kivu a invité verbalement les animateurs des Héritiers de la Justice pour les interpeller. En ce moment-là il ignorait que Héritiers de la Justice lui avait déjà déposé, quelques jours auparavant, un bon nombre des copies de ce feuillet. Il a fait tout simplement un rapprochement entre ce que venait de clamer Cojeski aux médias internationaux et le travail de Héritiers de la Justice sur le terrain. Il y a lieu de s'interroger sur cette retenue à l'égard de Héritiers de la Justice dans un point de presse tenu la même date. Finalement il a demandé à un de ses conseillers de nous interpeller pendant plus de 2 heures.
Dans le couloir du gouverneur de province du Sud-Kivu, personne n'a contredit un seul élément écrit dans la NATA BENE. Par contre, l'on souteanit ce qui s'y trouvait en citant d'autres rapports que la province aurait reçus notamment celui de la Croix-Rouge. Quelques membres de la province en question ont tout simplement regretté la manière dont cela a été présente et utilisé selon eux pour "nuire au mouvement (RCD). Ils ont prié à Héritiers de la Justice de les contacter chaque fois avant toute publication et de leur remettre un nombre suffisant d'exemplaires à chaque publication.
Le 29 décembre, un des IPJ a établi la première convocation adressée à Héritiers de la Justice pour répondre au contenu de ce NOTA BENE. Le 6 Janvier 2000, la deuxième convocation a été signée cette fois-ci par un magistrat du conseil de guerre opérationnel à Bukavu (Auditorat Militaire) qui selon certaines sources avait estimé que le dossier ne pouvait pas être instruit par un simple IPJ.
Les membres de Héritiers de la Justice ont répondu à toutes ces invitations et nulle part ils n'ont nié les faits consignés dans le document précité. D'ailleurs, ils ont proposé que des enquêtes soient menées sur le terrain par les autorités pour permettre de s'opposer au contenu du NOTA BENE no. 47 si cela était leur objectif et de la faire à l'opinion internationale.
Malgré toutes ces propositions, les autorités tant politiques du RCD ne cessent de proférer des menacés à l'endroit des membres de Héritiers de la Justice en particulier et ceux du mouvement associatif en général.
La dernière est cette du Gouverneur de la province du Sud-Kivu, ce vendredi 4 février 2000. Il s'entretenait devant les cameras de la RTNC Bukavu avec une délégation des journalistes de la RFI, AFP et BBC à Bukavu au sujet de la situation de moment du Sud-Kivu.
Dans ces entretiens, en réponse à toutes les questions lui posées par un des journalistes. Le Gouverneur de province du Sud-Kivu n'a pas hésité d'affirmer faussement qu'un des animateurs de Héritiers de la Justice nomme KABUNGULU a écrit le document et que ce dernier a demandé "pardon".
Héritiers de la Justice regrette la manière dont l'autorité provinciale s'est finalement décidé à gérer son entité et ses administrés. Elle prend à témoin la Communauté locale et internationale sur le mensonge qui s'institutionnalise au sein du RCD et demande à toutes les organisations de défense des droits de l'homme au niveau local et international d'aider à lever l'équivoque sur cette question d'enterrement des femmes vivantes en s'associant aux autorités pour une enquête.
BAUKAVU, 05 FEVRIER 2000-02-07
|
ARCHIVES
Links sur le Congo New Congo Net Africa News Congo2000 Internet site UN Information Network |