ajabu, Jean Kulimushi, avenue Lomela, Ruhamanyi (conseiller) avec sa femme blessée par balle à la jambe, avenue Lomela n° 30, Shabadeux Luhiriri de la même avenue, mesdames Jacqueline Ndagano de l’avenue Namuhinga, Ngomora de l’avenue Lomela.

• Dans la nuit du 07/09/2002, le vieux Kadegende a été attaqué par 7 hommes en uniforme non autrement identifiés mais soupçonnés d’être des Interahamwe mêlés aux Maï-maï. Ils l’ont blessé au dos, au ventre et au bras gauche. Contre son gré, la femme de la victime a servi d’éclaireur aux assaillants pour dévaliser d’autres maisons.

• Le 14/09/2002 vers 21 h00, des bandes armées non autrement identifiées ont enlevé à Kamakonzi, groupement de Mbinga-Nord en territoire de Kalehe, 6 personnes civiles dont les deux enfants cités ci-après :

- Mademoiselle Mpenzi Kamungo, 13 ans, qui a transporté 30 kilos de farine,

- Monsieur Mirere Didace (11 ans) qui a transporté 20 kilos de haricot jusque dans les hauts-plateaux de Kalehe.

• En date du 14/09/2002, la fillette Mpenzi Kamungo, âgée de 13 ans et résidant dans le village Kamakonzi, localité de Bushushu, groupement de Mbinga-Nord a été violée par des éléments de bandes armées non autrement identifiées qui l'ont enlevée.

• Dans la nuit du 15 au 16/09/2002, l’infirmier Shindano Molo du Centre de Santé Tubimbi en territoire de walungu, a été enlevé et conduit par des éléments de Mudundu 40 à une destination inconnue.

• Le lundi 16/09/2002 vers 20h00, les nommés Nturubika Bita-Ombi préfet de l’Institut Kinanira et membre du Comité territorial de la Croix-Rouge Uvira, Huruma Rutereka, secouriste à la Croix-Rouge du Congo/Sange, Sembwa, ex-collecteur de recettes à l’ACEPS, Serge, marchand de poissons et Wilondja, ont été enlevés et détenus dans la Rukoko par une dizaine d’éléments FNL burundais. Cet enlèvement a été péré sur l’avenue du Centre de Santé-Etat, dans le quartier Rutanga, cité de Sange en territoire d’Uvira.

• Dans la nuit du 20 au 21/09/2002, des bandes armées de fusils ont investi les collines de Kamikonzi, Mwanda, Cihumba, Luziba et Buguki/Bushushu, groupement Mbinga-Sud en territoire de Kalehe. Dans la foulée, madame Kengabakubwa Mwa Mbijanjike, épouse de monsieur Shangagi, a été grièvement blessée par balles. Elle a été conduite au centre hospitalier de Kalehe «CHK» pour des soins appropriés.

• En date du mardi 21/09/2002, aux environs de 17h00, les sieurs Nakavanga, âgé de 80 ans et Mujumule, habitant la localité de Kashadu, groupement Luhuku en collectivité-chefferie de Burhinyi, territoire de Mwenga ont été illégalement arrêtés, détenus et soumis à des tortures physiques par 4 éléments de M40 pendant 5 jours au motif d’être des éclaireurs des Interahamwe. Suite à ces traitements, le premier s’est vu fracturé le bassin et le second le bras droit.

• Le 24/09/2002 à 23h00, à Kitutu, dans le territoire de Mwenga, les Interahamwe ont grièvement blessé monsieur Faizi Mululi, infirmier au centre de santé Nyamibungu. Il était reproché à ce professionnel de santé de soigner «l’ennemi».

• Le 25/09/2002, des militaires de Mudundu 40 (M40) affectés à Budaha, dans la collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga, sur demande du chef de groupement, monsieur Mujebe Mushigo, ont impitoyablement violé, trois jours durant, quatre filles dont une de monsieur Bazigabe, secrétaire de la chefferie.

• En date du 26/09/2002, mademoiselle Nsimire Bashizi, résidant la localité Cifunzi, chefferie de Kalonge en territoire de Bunyakiri, a été violée par un militaire de l’APR au marché de Butwashenge en présence d’autres personnes en partance pour le même marché.

• Le 29/09/2002, à Kitutu dans le territoire de Mwenga, monsieur Kibangula Lwindi, enseignant à l’Institut Kilima/CECA-40 a été visité par des Interahamwe vers 22h00 dans sa maison de refuge appelée «Kapyengenge». Ils l'ont brutalisé et intimidé.

• Dans la nuit du 03 au 04/10/2002, de 22 heures à 5 heurs du matin, dans le territoire de Kalehe, monsieur Déo Hamuli Matabaro et mademoiselle Chihiga Munguranyi ont été réquisitionnés de force pour le transport des biens pillés par des éléments armés Interahamwe sous le commandement du Commandant Kazungu.

• Le 30/09/2002, la localité de Kilima à trois kilomètres de Kitutu, dans la collectivité-chefferie de Wamuzimu en territoire de Mwenga, a été investie par des hommes soupçonnés être des Interahamwe mêlés aux Maï-maï du commandant Mambo et ont violé l’épouse de monsieur Kazingumu Michel, ancien enseignant à l’Institut Elila.

• Lundi 07/10/2002, dans le village Mosho II en groupement de Bushwira dans le territoire de Kabare, un groupe d’hommes armés et assimilables aux Interahamwe ont attaqué l’habitation de monsieur Muderhwa et ont passé à tabac le précité ainsi que son épouse de sorte que les victimes ont été internés au centre de santé de Bwirembe pour y subir des traitements adéquats.

• Le 09/10/2002, madame Dome Nyawenga, habitant à Kitutu sur l’avenue Bizumbu en territoire de Mwenga, a été violée par 10 Interahamwe venus des montagnes de Byonga.

• Le même 09/10/2002 à Kitutu dans le territoire de Mwenga, vers 1h00 du matin, monsieur Deo Baganzwa, a été gravement blessé par les Interahamwe qui ont fait irruption dans sa maison de refuge.

• Dans la nuit du 13/10/2002, à 20h00, à Mukongola dans le territoire de Kabare, la demoiseille Alice Basirwa, âgée de 12 ans et 12 autres filles ont été enlevées et conduites vers une destination inconnue par des Interahamwe.

• Le 15/10/2002, dans la localité Sugulu non loin de Kitutu en territoire de Mwenga, 10 Interahamwe ont violé l’épouse de monsieur PROZA. Après cet acte ignoble, ces dépravés ont crevé les yeux de la pauvre femme.

• Le vendredi 18/10/2002, monsieur Christophe Mulenga, fils de Mulenga Victor, résidant au village de Burhebo dans la localité de Kahave en groupement de Bugobe dans le territoire de Kabare, a été molesté sauvagement par les éléments de Mudundu 40 (M40) pour des raisons non avouées.

• Le 09/11/2002, lors de leur attaque à l’hôpital de Mukongola, dans le territoire de Kabare, les Interahamwe ont enlevé et emmené vers une destination inconnue une sentinelle de l’hôpital et une garde-malade et sa maman.

• Dans la nuit du 11/11/2002, dans le village Bwesho situé dans le groupement de Lemera en territoire d’Uvira, des hommes armés et parlant kinyarwanda ont battu et blessé grièvement monsieur Kalala Nakihinga, fils d’un ancien de l’Eglise locale de la 8ème CEPAC/Bushuju.

• Dans la nuit du 12/11/2002, dans la cité de Sange en territoire d’Uvira, mademoiselle Maoneo Furaha, a été blessée par balles par des éléments armés et assimilés aux FDD burundais devant sa résistance aux diverses tentatives de viol. Elle a été internée à l’hôpital Général d’Uvira pour y suivre des soins appropriés.

• Le 16/11/2002, l’infirmer Wenga du poste de santé de Amani, dans la localité de Rubumba en groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu, a été blessé à l’arme blanche (couteau) par des éléments armés et assimilés aux FNL burundais.

• Le 16/11/2002 à 21h00, dans les village Cazi, Lugerero, Karhwamurhi II, Bulezi et Lusheberera, en territoire de Kabare, les Interahamwe ont emporté manu militari trois hommes jusqu’à la rivière Lushanja. Quatre jours après, 8 femmes et 5 hommes, en train de récolter les pommes de terre sur la colline Cibingu ont subi le même sort. Les motifs de ces enlèvements restent toujours obscurs.

• Entre les 16 et 23/11/2002, lors des attaques lancées par les Interahamwe dans les localités Cazi, Lugerero, Karhwamurhi, Bulezi et Lushesha en territoire de Kabare, messieurs Matabaro Gendarme et Mugula Bashizi ont été grièvement blessés, par balles et internés à l’hôpital de Mukongola dans la même entité administrative.

• Mercredi 27/11/2002, à Mela en collectivité-chefferie de Wamuzimu dans le territoire de Mwenga, des éléments armés Interahamwe ont blessé par balles monsieur Kingombe Kakisingi, marié, âgé de 35 ans et père de 6 enfants. Il a été interné au Centre de santé de Kakemenge dans le territoire de Mwenga pour y suivre des traitements adéquats.

• En date du 15/12/2002, des Interahamwe conduits par leur chef Innocent, ont enlevé et torturé à Mutarule 9 personnes civiles se rendant aux champs dont 5 femmes. Il s’agit de : Magambo Sahiriza, Maheburo Mushishikale, Habunwasi Rukebeshe, Manwa Maisha, Tuku (épouse de Mugungira), Bahati (épouse de Mugungira), Wereni (épouse d’Amos), Mayivuno (épouse de Bitingingwa) et Bahati Matumaini.

• En date du 16/12/2002 vers 15h00, les sieurs Télesphore Chihurhwa Balekembaka, 52 ans et Théodore Mpabukama Badesire, 39 ans, résidant respectivement à Bugobe et Karwa en collectivité-chefferie de Burhinyi dans le territoire de Kabare, ont été abominablement battus par les éléments de Mudundu 40 (M40) sous le Commandement de monsieur Masiala Bravo (S2 bataillon) pour la simple raison qu’ils auraient vendu les vivres aux Interahamwe.

Dans la nuit du 18 au 19/12/2002, Madame Adèle Mwa Ruhamya, épouse de monsieur Mudosa, domiciliée à Nyamukubi dans le territoire de Kalehe, a été enlevée par les milices rwandaises hutu.

 

2.3. Atteintes aux libertés fondamentales

 

• Vendredi 05/07/2002 à 17 h00, monsieur Rumenera, évangeliste de la 5ème CELPA/Kashadu, habitant le groupement de Nirindja, localité de Banige, collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga, a été victime d’une arrestation arbitraire par les Maï-maï des forces Mudundu 40 (M40) sous prétexte qu’il ne donne jamais la ration hebdomadaire exigée par ces éléments.

• En date du 09/07/2002, monsieur Kabudurhu, chef de groupement de Ludaha, collectivité de Luhwindja en territoire de Mwenga a été arbitrairement arrêté et transféré en détention à Mushinga, collectivité de Ngweshe, territoire de Walungu par les forces Mudundu 40. L’infortuné est accusé de ne pas inciter ses administrés à offrir la ration aux «libérateurs» M40.

• Du 10 au 17/07/2002, monsieur Mulumederhwa Chihonzi résidant dans le groupement de Bugobe en territoire de Kabare a été illégalement arrêté et détenu par les Maï-maï de la faction Mudundu 40 qui l'ont assimilé à un voleur ou un élément infiltré de Local Defense. L’infortuné allait rendre visite à sa fiancée.

• Le 24/08/2002, dans la collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga, des éléments de Mudundu 40 ont arrêté et détenu au camp de Mwanga dans la même collectivité deux femmes répondant aux noms de Malekane Mwa Lushere et Nabuchi Mwa Mundinga.

• Le mardi 09/09/2002, monsieur Yokimu, chef de groupement de Mulambi, collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga, a été arrêté par les Mudundu 40 (M40) pour avoir hébergé en date du 08/09/2002 chez-lui un agent du parquet de Kavumu en mission de service.

• Le 25/09/2002, dans le groupement de Budaha, en collectivité-chefferie de Burhinyi, territoire de Mwenga, 4 filles dont une de monsieur Bazigabe, secrétaire de la chefferie, ont été détenues trois jours durant par des militaires de Mudundu 40 (M40) affectés, à la demande du chef, au groupement sudit pour assurer la sécurité.

• Le 20/12/20002, dans les limites de Kahuzi et Bitale en territoire de Bunyakiri, sur la route traversant la ferme de monsieur Sanyambo, une camionnette de marque Stout appartenant à monsieur Manga a été interceptée par un groupe d’Interahamwe armés et ont retenu pendant plusieurs heures : madame Mawazo, âgée de 25 ans et épouse de monsieur Justin Cipopo, un bébé appartenant à madame Mawazo, âgé de 11 mois, et mademoiselle Nabanyere Mayane, élève en 3ème année des humanités à l’ITM/Ibanda à Bukavu, ...

 

 

 

 

 

2.4. Atteintes au droit à la propriété

 

• Le lundi 01/07/2002, un raid conduit par des bandes armées sur la localité de Mwirama à Kaniola, dans le territoire de Walungu s’est soldé par le vol de plusieurs animaux domestiques appartenant notamment à :

- Monsieur Mukanirwa (1 vache), Monsieur Nkaza (1 vache), Zagabe Muhisi (2 chèvres) et monsieur Buhendwa Bwishamba (2vaches).

• Des hommes en uniforme militaire ont emporté dans la nuit du 01/07/2002 vers 21h00, 2 radio cassettes, une montre, 1 téléviseur et 2 mallettes au domicile de monsieur Manegabe, baba Maombi, sis sur l’avenue Mukukwe/Muhungu dans la commune d’Ibanda à Bukavu.

• Jeudi 04/07/2002, 10 écoles de Nindja en territoire de Bunyakiri, ont été contraintes par les responsables de FAC venus de Luyulu, à passer le 2ème test sélectif de fin de cycle primaire moyennant 1,5 $ pour chaque élève. Ce test était organisé par le même responsable des FAC. En outre, plusieurs écoles primaires et des églises ont été pillées. Parmi ces écoles, retenons : l’école primaire Nindja et l’école primaire Nanzibwe.

• Le vendredi 05/07/2002, monsieur Rumenera, évangéliste de la 5ème CELPA/Kashadu, localité Banige, groupement de Nirindja, collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga a été contraint par les Maï-maï de Mudundu 40 de payer une somme de 12 $US pour sa libération.

• Arrêté et détenu du 10 au 17/07/2002 à Cendolo en territoire de Kabare, les Maï-maï de Mudundu 40 ont forcé monsieur Mulumeoderhwa Chihonzi, résidant dans le groupement de Bugobe en territoire de Kabare, à payer un montant de 30 $ pour qu’ils le relâchent.

• Dimanche 11/07/2002 vers 20h00 jusqu’à lundi 12/07/2002 aux environs de 9h00, le groupement de Birhala dans la collectivité de Burhinyi en territoire de Mwenga est tombé entre les mains des Interahamwe estimés à 300 hommes. Ils se sont livrés aux pillages systématiques des biens et y ont incendié 60 maisons dont celle des sieurs suivants : Nakarhale, Hange, Mparha, Bwami, ... Tous ces gens restent sinistrés à Kaziba. Parmi les victimes de pillage, on peut signaler : le Centre hospitalier Kakwende (médicaments), monsieur Mirindi Mulinga (articles de la boutique), monsieur Bezo Basengezi (biens de ménage), monsieur Anachihondo (biens de ménage), Mwana Wabene (biens de ménage).

• Le 17/07/2002, les sieurs Namuninga et Namusiru ont été dépouillé respectivement de 4 vaches et 2 chèvres par des Interahamwe qui avaient investi le village Mwirama du groupement Kaniola en territoire de Walungu.

• Dans la nuit du 19 au 20/07/2002, des hommes d’expression rwandaise, en uniforme militaire et rigoureusement armés, ont pillé le matériel et les habits de pêcheurs sur le Lac-Kivu près des îlots Kasheke Birhende en territoire d’Idjwi.

• Le mardi 23/07/2002, vers 21h00, des Interahamwe ont visité et pillé 4 habitations à Mwenga-centre appartenant à : Messieurs Musawa Kawika, inspecteur agricole Bulambo Mwamba, Kyemba (pasteur de la 5è CELPA), Wiyalika Walumona, le Président du CMD Mwenga-centre.

• Vendredi 26/07/2002, les Interahamwe armés ont visité le village Bushushu/Mwrirama groupement de Kaniola, en territoire de Walungu. Ils y ont extorqué et emporté plusieurs effets de ménage, 2 vaches et les poules de monsieur Namusiru. Les malfaiteurs se sont servis de plusieurs sieurs pour acheminer leurs butins. Il s’agit notamment de messieurs Mihigo Mutalema, Kapuru Kajema et Nshangalume Kajemba.

• Du 26/07/2002 au 27/07/2002 de 23h00 à 2h00 du matin, les Interahamwe alliés aux éléments de Mudundu 40 tous armés ont attaque la localité de Chirhundu, avenue Bugesha, groupement Luhuku en collectivité de Burhinyi, territoire de Mwenga. 18 maisons ont été incendiées et beaucoup de personnes ont été impitoyablement pillées. Ci dessous quelques- unes des familles dont les maisons ont été incendiées :

- Karungu : 3 maisons

- Barhishindi Kaningu : 3 maisons

- Murhega : 1 maison

- Luderhe : 2 maisons

- Ngoneke : 4 maisons

- Nachazi : 2 maisons

- Chizungu M. : 3 maisons

• Dans la nuit du 27 au 28/07/2002, les hommes armés parlant kinyarwanda ont pillé les vaches de monsieur Bunwasi résidant à Kamakombe, dans le groupement de Bugobe en territoire de Kabare.

• Le 28/07/2002, les villages Nkumba et Chagala dans le groupement d’Izege en territoire de Walungu ont été pillés par des hommes armés.

• Le 28/07/2002, la localité de Bakongo en groupement de Munyoma, collectivité de Wamuzimu en territoire de Mwenga a fait l’objet d’un razzia de la part d’un groupe de Maï-maï accompagnés d’Interahamwe tous armés. Arrivés dans les sites de refuge, ces assaillants ont extorqué 30 porcs, 50 chèvres sans compter les volailles.

• Dans la nuit du 28/07/2002 vers minuit, des hommes en uniforme et bien armés non autrement identifiés ont envahi et pillé la concession de la 26è CMLC/Lwano (Communauté Méthodiste Libre au Congo) dans le territoire de Mwenga. Les victimes de ces pillages sont : Kyeleso Kya Kalenga, Lukina Kyeleso, Boloze Kanyongwa, Basimike Kamundala, Byagwa Famiya, Julienne Ababele, Jeannette Bitingingwa, Mateso Kalubandika, Munyololo Yongesha, Wiyalika Dede, Nyamashobo Mazambi,Machozi Nakibali, Rudia Bilubi, Kasindi Kalungulu (Révérend Pasteur).

• En date du 29/07/2002, monsieur Mamboleo Lingwengwe, commerçant, originaire du groupement de Kalambi, collectivité-chefferie de Lwindi en territoire de Mwenga, s’est vu dépouiller de ses 60 $US par les combattants Mudundu 40 alors qu'il revenait du marché de Kilungutwe.

•En date du 02/08/2002, après une attaque à Chifunzi, dans la collectivité-chefferie de Kalonge en territoire de Bunyakiri, un groupe des Maï-maï associés aux Interahamwe ont pillé 4 chèvres et 1 porc appartenant à monsieur Bayongwa habitant à Musinga dans la même collectivité.

• A la même date du 02/08/2002, messieurs Chirimwa Bihama et Bafunyembaka Fufe ont été victimes d’un pillage de tous leurs effets ménagers par des Maï-maï mêlés aux Interahamwe à Chifunzi dans la collectivité-chefferie de Kalonge.

• Le 02/08/2002, monsieur Kabati Rukira Machumu, directeur de l’Ecole Primaire de Bukumbi résident à Bukinanyana, groupement de Bunyakiri, chefferie de Rubenga, territoire d’Idjwi, a été victime d’extorsion par des hommes en uniforme non autrement identifiés qui lui ont pris de force 450 $, 2 appareils radio, 1 panneau solaire, des sacs d’arachides, des habits et divers effets ménagers.

• Le même 02/08/2002, 18 maisons ont été incendiées par des Interahamwe qui ont attaqué et pillé le village de Sugulu, groupement de Bakute en collectivité-chefferie de Wamuzimu en territoire de Mwenga.

• Dans la nuit du 07/08/2002, des éléments armés de FDD burundais ont systématiquement pillé le village de Kafanga à 7 kilomètres de Baraka en territoire de Fizi.

• Le jeudi 08/08/2002, les camionnettes de monsieur Maliyamungu Enakatubiro et de monsieur Chibamba ont été pillées par des Interahamwe. Plusieurs marchandises et autres effets de valeur ont été emportées. Cela s’est passé à Bitale dans le territoire de Bunyakiri, juste à la sortie du Parc national de Kahuzi-Biega.

• En date du 08/08/2002, la famille Bahagarhe résidant à Budaha dans la collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga, a été attaquée par des Interahamwe qui se sont accaparés de ses biens, dont 11 vaches récupérées après l’intervention des M40 en collaboration avec les éléments de Local Defense.

• Du 11 au 12/08/2002, les localités de Cidaho, Kakwende, Muli et Bwishasha, en groupement de Birhala, collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga ont été envahies par des Interahamwe guidés par deux autochtones. Ils ont impitoyablement pillé plusieurs biens et incendiés des maisons. Parmi les familles victimes on signale : Chivanga, Mirindi Kishikanyi, Irenge et Mukato.

• En date du 13/08/2002 vers 22h00, les Interahamwe ont investi la maison de Madame Chigoha Namwambala de la localité de Banige/Nirindja alors que cette femme préparait le mariage de son fils Mbilize. Tous les biens de sa maison ont été volés. Le futur époux et ses frères ont été réquisitionnés au transport du butin.

• Le 21/08/2002, trois hommes en uniforme militaire et armés apparentés aux Interahamwe ont intercepté une veuve vendeuse de fretins et lui ont extorqué toutes sa marchandise et un montant de 3800 francs congolais, dans la localité de Ludubulwa en groupement de Katana en territoire de Kabare.

• En date du 24/08/2002, les Interahamwe ont pillé la paroisse et le Centre de santé de Rambo dans la localité du même nom, collectivité-chefferie de Kalonge en territoire de Bunyakiri. Ils ont emporté des médicaments et les panneaux solaires après avoir torturé et dévalisé les malades.

• En date du 25/08/2002, des individus armés non autrement identifiés ont pillé 15 porcs à Cholobera dans la collectivité-chefferie de Kalonge en territoire de Bukavu.

• Dans la nuit du 26/08/2002, des hommes en armes sont entrés chez monsieur Tumbiri Ruzibira domicilié à Muhungu III en commune d’Ibanda où il sont ravis un poste-radio et des chaussures.

• A la date du 26/08/2002, des inciviques Maï-maï basés à Kigongo, à Ngenga, groupement de Kiomvu, collectivité-chefferie de Lwindi en territoire de Mwenga, ont extorqué des marchandises et de l’argent aux passants revenant du marché de Kilungutwe. Le camion Toyota plus connu sous le nom de «Don de Dieu» est tombé dans cette embuscade.

• Dans la nuit du 26/08/2002 vers 1h00, à Muhungu III/Météo, en commune d’Ibanda à Bukavu, monsieur Barhabula Chikuru Chishenya, un agent de la Banque du Congo succursale de Bukavu, a été visité par des hommes en uniformes et à main armée. Ils ont emporté : 1 poste-téléviseur, une somme d’argent non chiffrée et un magnétoscope.

• Le 27/08/2002, dans la collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga, les éléments de Mudundu 40 ont exigé une somme de 60 $US, pour leur libération à chacune des dames ci-après : Mesdames Mwa Mulemera ( 84 ans), Mwa Byuashala Chihonde, Magerha, Ndabuza, Chihenda et Suzanne mwa Lushanze.

• En date du 28/08/2002, monsieur Runiga Chigamba de la localité de Fundula dans la collectivité-chefferie de Kalonge en territoire de Bunyakiri a été victime d’un pillage. Ses vaches ont été emportées par les Interahamwe.

• Le 28/08/2002 vers 23h00, monsieur Chigha Namwambala résidant dans la localité de Banige/Nirindja, a été visité par les Interahamwe qui se sont emparés de beaucoup de biens ménagers.

• Le 29/08/2002, des Interahamwe ont dépouillé de leur petit bétail les sieurs dont les noms ci-dessous dans la localité de Nyamulevirwa/ Rambo en collectivité-chefferie de Bunyakiri :

- monsieur Chibanja Mushurhe : 5 chèvres

- monsieur Chentwali Muganga : 4 chèvres

- monsieur Kazimiri Chibanja : 5 chèvres

- monsieur Lumbembe : 3 poules.

• Dans la nuit du samedi 31/08/2002 à 2h00 du matin, des Interahamwe ont incendié 9 maisons dans la localité de Kashadu, collectivité-chefferie de Burhinyi dans le territoire de Mwenga. Parmi les victimes de cette destruction méchante figurent messieurs Chatula Chiderha, Karume Mujumule, Muderhwa Chiderha, Chiderha Matabaro (âgé de 80 ans).

• Dans la nuit du 06 au 07/09/2002, tous les biens de monsieur Polepole, résidant à Bushoga, groupement Bunyakiri, dans le territoire d’Idjwi, ont été pillés par des hommes armés non identifiés.

• Le 09/09/2002, monsieur Yokimu, chef de groupement de Mulambi, collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga, a été sommé de payer une somme de 120 $US pour qu’il soit relâché par les Mudundu 40.

• En date du 11/09/2002 vers 23h00, les villages Kangola et Tchowe dans chefferie de Lwindi en territoire de Mwenga ont été attaqué par des Interahamwe. Ils ont pillé et emporté plusieurs effets tels les habits, les ustensiles de cuisine, ...

• Dans la nuit du dimanche 15/09/2002, la population de Burhinyi, dans le territoire de Mwenga a été réveillée par l’arrivée brusque d’une bande d’hommes armés. Ces malfaiteurs ont semé la panique et ont emporté des biens dans plusieurs maisons. Les maisons des personnes et des familles suivantes ont été victimes :

- Monsieur Bagaya’s Rwata

- Monsieur Halisi Gurhazire

- famille Masumbuko Cihimbi

- Famille Ngwasi

- famille Namulaka

- Famille Kahasha

- famille Muhunga et

- famille Namuhimba Marko.

• En territoire de Walungu, le groupement de Tubimbi a été envahi du 15/09/2002 de 21h00 au 16/09/2002 à 4h00 du matin par des hommes armés non identifiés. Des tirs à l’arme lourde ont été entendus et dans la foulée, certains habitants ont été victimes de pillages :

- monsieur Mugula Kabene : 2 chèvres, les habits et les ustensiles de cuisine

- monsieur Marhegane : 4 poules, 2 chèvres, les habits et les ustensiles de cuisine

- le centre de santé de Tubimbi qui a été dépouillé des médicaments et tout l’équipement.

• En date du 17/09/2002, dans la localité de Rambo/Misiga, dans le territoire de Bunyakiri, le vieux Mululunganya, 70 ans, a été victime du pillage systématique de ses biens de la part des Maï-maï. Il a également reçu des coups de bâton malgré son âge si avancé.

• Le 24/09/2002 vers 23h00, à Kitutu dans le territoire de Mwenga, les Interahamwe ont successivement pillé le Rév. Pasteur honoraire Wenga Mwenga et l’infirmier Faizi Mululi du centre de santé de Nyamibungu. Tous les médicaments et équipement du dispensaire et d’autres biens ont été emportés par ces inciviques.

• Le 27/09/2002, monsieur Mulolwa Kaseke, domicilié à Kitutu sur l’avenue Royale, dans le territoire de Mwenga, a été victime d’un pillage. Ses trois chèvres et tous les objets de sa maison ont été emportés par les Interahamwe.

• En date du 30/09/2002, des Interahamwe venus de Byonga alliés aux Maï-maï du Commandant Mambo, ont pillé le domicile de monsieur Kazinguvu résidant à Kilima, 3 kilomètres de Kitutu, collectivité de Wamuzimu en territoire de Mwenga.

• Le 02/10/2002, des bandes armées sont entrées à Cibumbu, dans le groupement de Luhuku, collectivité-chefferie de Burhinyi, dans le territoire de Mwenga. Parmi les familles victimes d’extorsion, essentiellement du bétail, on a retenu celles de : Bahane Cibampera, Kulondwa Nkabulire, Cibungusha, Cibungusha Mateso, Ciumanuka Majaga, Lugolubi Muhambe, Nabuhuzi Pierrot, Muzungu Karharhonga, Bagalwa Bagabo, Kashole Bugaha, Bikoba Venance, Cadet Ntaganzibwa, Barhishindi Ntaganzibwa, Kapela Naciberhi, Nabihulukanameshwa, Malekani Jacques, Mango Jean-Marie, ...

• Les 2 et 03/10/2002 à Kalutu dans le secteur Mwera, territoire de Kabare, les familles suivantes ont été victimes de pillages de biens divers (bétail, argent, vêtements, objets menagers) de la part d’une bande armée non identifiée mais supposé être des Interahamwe mêlés aux M40 : Mpangirwa Zirimwabagabo, Teranyi Cubaka, Musagalusa Boniface, Tabaro Ciroro, Mushiwalyahyage, Biriganine Cimusa, Ganywamulume, Mirindi Cimusa, Muhanano Bulungu, Banunga Kalalizi, Mulumeoderhwa Mirindi, Mugisho Bisimwa, Buhendwa Mugenga, Mihigo Kalugurha, Kajibwami, Mongane Mubalama, Kajibwami, Mongane Mubalama, Emmanuel.

• Dans la nuit du 03 au 04/10/2002 sur le tronçon Rambira Kabushungu dans le territoire de Kalehe, une centaine d’hommes armés et en uniforme militaire sous les ordres du commandant Kazungu des Ex-FAR, ont détruit l’école primaire Mabula, le Centre de santé et la maternité de Bushushu. Ainsi, des dizaines d’élèves ont été empêchés de poursuivre les cours et des dizaines de malades d’être traités.

• En date du 07/10/2002, à Kamanyola dans le territoire de Walungu, des hommes en uniforme militaire, armés de fusils, ont raflé 6 pièces de Wax, 3 blouses, 76 $US et 1200 FC à madame Balagizi et 1 machine à coudre, 1 ceinture, 10 $US, 1 poste radio et 450 FC à monsieur Hoga Bumbabumba.

• Le 09/10/2002 vers 1h00 du matin, à Kitutu dans le territoire de Mwenga, les Interahamwe ont pillé la maison de refuge de monsieur Deo Naganzwa.

• Jeudi 10/10/2002, dans le groupement Ntondo en collectivité-chefferie de Burhinyi dans le territoire de Mwenga, quelques éléments Mudundu 40 (M40) ont surgi dans les habitations de Philippe Nangunguwa et Mapenzi Rubeshuza et ont emporté une chèvre et une mallette contenant des habitats et fournitures scolaires.

• Le 26/10/002, les Interahamwe ont attaqué le groupement Budaha dans la collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga Ils ont emporté 2 vaches l’une appartenant à monsieur Karumba et l’autre à monsieur Makungu.

• Dans la nuit du 29 au 30/10/2002, dans le groupement de Bugobe en territoire de Kabare, les Interahamwe ont emporté 32 vaches et 58 chèvres et ustensiles de cuisine.

• Samedi 02/11/2002, pendant plusieurs heures, à Mulambi et Karhendezi, en collectivité-chefferie de Burhinyi dans le territoire de Mwenga, des éléments armés Interahamwe ont pillé le Centre de Santé et la Paroisse catholique de Mulambi.

• Mardi 05/11/2002, des éléments armés Interahamwe ont pillé dans le village de Katudu, groupement Izege en territoire de Walungu. Parmi les victimes de ce pillage figurent : Namurhinga Shwagi, Mwa Birhunjula, Cigwerhe, Shwagi et Mange.

• Le 07/11/2002, à 23 heures, dans la localité de Kashadu en groupement de Luhuku dans la collectivité-chefferie de Burhinyi, 7 éléments de Mudundu 40 ont dévalisé les familles suivantes : Bahati Mparha, Chibuka Ndeko et la veuve Komozi.

• Le 09/11/2002, dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu au Sud-Kivu vers 1h00 du matin, des voleurs à main armée ont dévalisé la maison de monsieur Issa Luwanku, cambiste au marché de Kadutu. Ils ont emporté 186 $US, des valises contenant des habits, un poisson salé et un pain.

• En date du dimanche 10/11/2002 aux environs de 9 heures, dans le groupement de Chibindye en collectivité-chefferie de Burhinyi, une dizaine d’éléments de M40 ont incendié des Eglises et des écoles de la 5ème CELPA et de la 8è CEPAC emportant ainsi les tôles vers le groupement Nirindja dans la collectivité-chefferie de Ngweshe. Cet acte a empêché des centaines de croyants d’accéder et de célébrer leur culte, mais aussi à des dizaines d’élèves d’accéder à l’école et de poursuivre les cours. Il y a lieu de dénombrer parmi les personnes victimes messieurs Chinigi Biraro et Cirhakarhula.

• Dans la nuit du 11/11/2002, dans le village Bwesho situé non loin du groupement Lemera en territoire d’Uvira, des hommes armés et parlant Kinyarwanda ont pillé plusieurs effets ménagers, des chèvres, des produits manufacturés (savons, etc.) et des vêtements chez les sieurs Mwenda, Kazimire, Makuba Rugoyera, Kivuruga, Mastaki et Pusi (évangeliste de l’église locale 8ème CEPAC).

• Dans la nuit du 12/11/2002, à Sange dans le territoire d’Uvira, des éléments armés du FNL burundais ont pillé 30 vélos, plus de 50 vaches et beaucoup d’objets et effets ménagers dans plusieurs habitations.

• Le mercredi 13/11/2002, le village Misongia situé à 2 kilomètres de la paroisse de Kabare a été assiégé et pillé par les inciviques Interahamwe.

• Jeudi 14/11/2002, dans la cité Sange en territoire d’Uvira, des éléments Maï-maï et Interahamwe armés ont pillé 64 vaches appartenant à : Nanoga (20 têtes), Fwire (23 têtes), Mujembere (13 têtes), Kindarara, chef de quartier Musenyi (8 têtes). Ces assaillants ont acheminé ce bétail à Rwamara en groupement de Kigoma dans le territoire d’Uvira.

• En date du 16/11/2002, une bande d’éléments armés a attaqué le poste de santé Amani dans la localité de Rubumba en groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu et a emporté tous les médicaments et le matériel médical.

• Lors des attaques du 16 au 23/11/2002 dans les localités Cazi, Lugerero, Karhwamurhi, Bulezi et Lushesha en territoire de Kabare par les Interahamwe, les familles ci-dessous ont été victimes des pillages et destructions méchantes :

 

Nom de famille Nature des biens pillés et/ou détruits

 

01 Famille Nyamugadabuze - 3 maisons incendiées

Ntawiniga - 2 chèvres + des poules emportées

- Habits, souliers et ustensiles de

ménages emportés

- Champs de haricot dévastés

02 Famille Barhigenga - 1 maison incendiée avec tout

son contenu, une bananeraie ravagée

03 Famille Butiri Cizungu - 2 maisons brûlées avec tous les biens

- 1 bananeraie ravagée

04 Famille Buhosho - 2 maisons brûlées avec tous Ganywamulume les biens

05 Famille Bushonga - 3 maisons brûlées avec tous les

Citalyama les biens, 2 chèvres emportées

06 Famille Batumike Nyoga - 1 maison brûlée

07 Famille Mweze Gendarme - 1 maison brûlée

1.      1 bananerie rasée

 

08 Famille Bushenyula - 3 maisons incendiées

Rukengwa - 1 bananeraie rasée

09 Famille Kapene Kabuzi - 2 maisons brûlées

- 1 bananeraie rasée

10 Famille Bahizire Bushenula - Des habits et plusieurs objets pillés

11 Famille Kashangi Ganywam - Idem

12 Famille Kakongwa Masirika - Idem

13 Famille Rusaki Mushota - Idem

14 Famille Buguma Kabuzi - Idem

15 Famille Cubaka Namashali - 3 chèvres

16 Famille Bagaya Kashakul - 3 chèvres

17 Famille Kajeje Mukangala - 1 chèvre

18 Famille Muhara Bisimwa - 1 chèvre

19 Famille Kulimushi Kabaganda - 1 Chèvre

20 Famille Kulimushi Floribert - Habits + plusieurs autres objets.

21 Famille Namegabe Nshigiro - Habits + plusieurs autres objets.

22 Famille Matabaro Gendarme - Idem

23 Famille Mugula Bashizi - Idem

24 Famille Zigabe Chihuguyu - poules + habits et autres objets

25 Famille Matabaro Ngwasi - Habits et plusieurs autres objets

26 Famille Lazare Ntumulo - 20 $US et articles de commerce

27 Famimme M’ Kacijimire - Tous ses habits brûlés

- Ustensiles de cuisine emportés

28 Famille Nyenyezi Cirahika - Habits et objets emportés

29 Famille M’Cigwira Antoinette - Habits emportés et ustensiles

de cuisine

 

• Du 16 au 19/11/2002, des éléments armés Interahamwe sont entrés dans les habitations de Mushegerho Cikangano, Kapapa Mugogo, Kirembe Kashigabo, Lwahya, Pascal Nabushamuko, Muranga dans le groupement de Budaha en collectivité-chefferie de Burhinyi, territoire de Mwenga et ont emporté tous le bétail y rencontré.

• Le 22/11/2002 à 22h00, 8 personnes armées et parlant kinyarwanda ont investi l’habitation de monsieur Jean Salia, directeur de l’Ecole primaire Rogationniste, domicilié dans la cellule Kaza-Roho, quartier Panzi en commune d’Ibanda à Bukavu, et ont emporté une somme de 42 $US et des documents importants (des cartes d’identité).

• Le samedi 23/11/2002, à partir de 19h30, les Interahamwe ont envahi le village de Cazi dans le groupement de Bushwira en territoire de Kabare. Ils ont incendié 17 maisons, pillé 34 familles et ont ravagé les bananeraies et les champs de haricot.

• Le jeudi 28/11/2002, dans la localité de Lukumbo en groupement de Butuza dans le territoire de Walungu, des hommes armés et en uniforme militaire assimilables aux éléments Mudundu 40, ont emporté des poules, chèvres, lapins et des habits appartenant aux sieurs : Migabo Nalundja et le directeur de l’Ecole primaire de Cishumba communément appelé Sauteur.

• Le dimanche 1er/12/2002, aux environs de 4h00 du matin, 4 voleurs à main armée et en tenue civile sont entrés chez monsieur Lungele Kwalimbala Anaclet, âgé de 34 ans, marié et père de 7 enfants domicilié sur l’avenue Major Vangu, quartier Panzi dans la commune d’Ibanda pendant que leurs compères faisaient un bouclage des maisons environnantes pour anéantir tout secours extérieur. Ligoté et torturé, l’infortuné avait les yeux bandés durant toutes les 30 minutes qu’a duré l’opération de vol de l’argent qui lui a été versé récemment lors de la vente de sa maison. A part le montant de 4650 $US retrouvés dans la maison, l’on a également emporté les biens ci-après : un téléviseur en couleur de 14 pouces, 1 magnétoscope, une montre de marque SEIKO, tous les habits de son épouse, un téléphone mobile et d’autres effets de la maison.

• La nuit du 06/12/2002, des hommes armés et assimilés aux Maï-maï ont investi le domicile de monsieur Muzee, âgé de 45 ans et résidant sur avenue Apolo dans le quartier Mulongwe en cité d’Uvira, et lui ont extorqué une somme d’argent et pillé 3 chèvres.

• Le vendredi 13/12/2002 à 2 heures du matin, une dizaine d’éléments armés Interahamwe ont pillé la localité de Nsonga en groupement Luhuku dans la collectivité-chefferie de Burhinyi en territoire de Mwenga. Parmi les victimes figurent les sieurs : Masumbuko Dieudonné, Basedeke Namugindja, Nzine Louis, Buhahe Cibikwa, Léon, Chibikwa, Marhegane, Balemba, Masumbuko, Namwimba, Nalulindja, Kisangani.

• Le dimanche 15/12/2002, aux environs de 23 heures, une dizaine d’éléments armés ont attaqué l’habitation de monsieur Walusambo Gobelet, résidant sur avenue Bugabo I au n° 35 dans le quartier Nkafu en commune de Kadutu à Bukavu, et ont emporté tous les vêtements de son épouse, une somme de 30 $US, un téléphone portable de marque NOKIA et une montre de marque SEIKO.

• En date du 15/12/2002, des Interahamwe conduits par leur chef Innocent, ont sommé les nommés Magambo Sahiriza, Maheburoo Mushishikale, Habonwasi Rukebeshe, Manwa Maisha, Tuku et Bahati (épouses de Mugungira), Wareni (épouse de Amos), Mayivuno (épouse de Bitingingwa) et Bahati Matumaini à payer une somme de 10 $US chacun pour être libérés.

• En date du 16/12/2002 à 2 heures du matin, des éléments Interahamwe armés ont investi le domicile de monsieur Mbogobogo, dans le groupement de Birhala en collectivité de Burhinyi, une somme équivalant à 1650 FC, deux porcs, et bien d’autres effets ménagers.

• Dans la nuit du 18 au 19/12/2002 les centres de Nyamukubi, Lwano, Mwanda/Nyamukubi, Mushwago et une partie de la colline Manga en sous-village de Lushebere, dans le village de Bushushu, groupement Mbinga-Sud, chefferie Bahavu en territoire de Kalehe ont été la cible des miliciens hutu qui se sont livrés à un pillage systématique. Les collines Shakala et Chizi/Kalungu ont connu aussi le même sort.

• Dans la nuit du 19 au 20/12/2002, les centres de Chiziba, Manga et Yogero dans le sous-village de Lushebere/Bushushu, groupement Mbinga-Sud dans le territoire de Kalehe ont été pillés par les miliciens hutu. Ils ont emporté 43 chèvres de monsieur Sengi Kilo Kashaba, 8 chèvres de monsieur Musema Chibogo André et beaucoup d’autres biens de valeur.

• Dans la nuit du 21 au 22/12/2002, la colline Bukuba/Rambira, dans le village de Bushushu en territoire de Kalehe a été pillé par des miliciens hutu en complicité avec les éléments de Local Defense de Lubona et Cizi, 25 chèvres de la famille Munguranyi dont 8 appartenant à monsieur Kamundere Munguranyi et d’autres biens ont été emportés ainsi que des médicaments du centre de santé-maternité de Bushushu.

• Dans la nuit du 26 au 27/12/2002, les déserteurs hutu de Local Defense, domiciliés à Chinyungu/Lushebere, ont pillé à Kanyampinga et à Shova/Lushebere dans le village de Bushushu, groupement Mbinga-Sud en territoire de Kalehe.

 

 

 

 

 

 

2.5. Situation sécuritaire

 

• Le 04/07/2002, le groupement de Chulwe dans la collectivité de Nindja, territoire de Bunyakiri, a été attaqué par des malfaiteurs à main armée. Ils ont incendié les maisons d’habitation appartenant aux sieurs ci-après : Shabani Mbulanga (2), Nyamatomwa Petro (3), Tabu Nyamatomwa (2), Mishumbi Kibishingo (2), Kibishingo Kabutindi (3), Masumbuko Wisoba (2), Mambo Masasi (3), Musoombokelwa Kamboya (4), Kapara Louis (1), Kagozi Mukinzi (2), Namwata Masengi (1), Mukambilwa Tinginga (3), Eliya Mutopo (2), Chizungu (2), Chigosi Narwango (3), Barhashishwa Narwango (5) et Matata Narwango (6).

• Samedi 07/07/2002 vers 7h00 du matin, les localités de Nyamibungu, Bakongo et Kabuzo dans le groupement de Bakute dans la collectivité-chefferie de Wamuzimu en territoire de Mwenga, ont été investies par des Maï-maï alliés aux Interahamwe. A Nyamibungu, au terme de leurs affrontements avec les forces du RCD qui étaient de passage, ces bandes armées s’y sont livrées au pillage et à l’incendie de plusieurs maisons, et à Kabutu, ils ont repris la même opération avec, à la clef, plus de 20 maisons incendiées.

• A la date du 07/07/2002, la localité de Muyoma en territoire de Mwenga a été envahie par des Maï-maï de Mudundu 40 accompagnés des Interahamwe. Ils ont brûlé des maisons et ont blessé des paysans à l’aide d’armes blanches et à feu.

• Dans la nuit du mardi 09/07/2002, le groupement de Ludaha en collectivité-chefferie de Luhwindja dans le territoire de Mwenga, a été attaqué par les forces combattantes Maï-maï de la faction Mudundu 40 (M40). La majeure partie de la population s’était déplacée dans la forêt et les villages environnants.

• Le 19/07/2002, un groupe d’Interahamwe a investi le village Mwirama dans le groupement Kaniola en territoire de Walungu. Plusieurs cas de pillage ont été enregistrés.

• Dans la nuit du 19 au 20/07/2002 les hommes d’expression rwandaise en uniforme militaire et armés, ont attaqué les pêcheurs sur le Lac-Kivu vers les ilôts de Kasheke Birhende en territoire d’Idjwi.

• En date du 21/07/2002, une attaque a été menée par des Maï-maï commandées par monsieur Edingwe contre la localité de Mabese, groupement de Bamuguba-Sud, collectivité de Bakisi en territoire de Shabunda.

• En date du 21/07/2002, commandés par Monsieur Edingwe, des Maï-maï en trousse de Mr. Kamagu ayant ravi monsieur Sébastien de son épouse, ont menacé la population de Mabese, groupement de Bamuguba-Sud, du territoire de Shabunda aux fins de lui extorquer des vivres.

• Dans la nuit du 27 au 28/07/2002, la localité de Bugorhe en territoire de Kabare a été visitée par les bandes armées parlant Kinyarwanda en provenance du Parc National de Kahuzi-Biega. Ces malfaiteurs se sont livrées au viol des femmes et au razzia.

• Le 28/07/2002, les villages Nkumba et Chagala dans le groupement d’Izege en collectivité-chefferie de Ngweshe à Walungu ont été attaqués par des bandes armées.

• En date du 28/07/2002, le centre commercial de Nyabibwe, chefferie de Kalehe a été attaqué par des hommes en uniforme militaire non autrement identifié. Ils ont pillé tous les biens de paisibles citoyens. Il y a eu aussi 7 personnes tuées et une dizaine de blessées.

• Le matin du 23/08/2002, les Interahamwe éclairés par 2 fils de Muniali de la localité de Kahanda, groupement de Nirindja se sont dirigés dans la localité de Ntondo où ils ont été mis en déroute par le Local Defense.

• En août 2002, les éléments de Local Defense ont semé la terreur dans le territoire de Shabunda, groupement de Bamuguba sous le commandement de monsieur Kichwayulu Moligi, âgé de 32 ans. Ce dernier a profité de cette occasion pour dépouiller les passants de leur biens en érigeant les barrières dans la localité de Katanga, chefferie de Wakabango 1er, toujours dans le territoire de Shabunda.

• La nuit du mercredi 04 au jeudi 05/09/2002, les Interahamwe ont attaqué la commune de Bagira dans la ville de Bukavu, province du Sud-Kivu. La population de cette entité a été soumise à la terreur.

• En date du 05/09/2002 vers 6h15, les Maï-maï ont attaqué à distance la position des militaires de l’APR sur la colline de Butungu qui surplombe le territoire de Bunyakiri dans la localité Kasheeshee, groupement de Mafua, chefferie de Kalima. Les militaires de l’APR ont riposté, ce qui a créé une panique générale au sein de la population.

• A la suite de l’attaque et du pillage de leurs villages par les Interahamwe en date du 11/09/2002 vers 23 heures, les habitants de Kangola et de Tchowe, chefferie de Lwindi-Kasika en territoire de Mwenga, passent la nuit dans la forêt.

Le 14/09/2002 vers 21h00, le village Kamakonzi, dans la localité Bushushu, groupement de Mbinga-Nord, en territoire de Kalehe a été investi par des bandes armées non autrement identifiés et 6 personnes ont été enlevées.

• Dans la nuit du 24 au 25/09/2002, vers 1h00 du matin, des voleurs à main armée ont tenté de pénétrer chez monsieur Barhula communément appelé Baba Zawadi, habitant sur l’avenue Mukukwe/Muhungu III en commune d’Ibanda. Grâce à sa bravoure, à l’alerte d’un jeune occupant la maison ayant réussi furtivement à sortir et le secours des voisins, les visiteurs indésirables ont été mis en déroute.

• Le 1er octobre 2002, des miliciens Interahamwe ont attaqué le village Loya dans le groupement d’Ikoma, collectivité-chefferie de Ngweshe en territoire de Walungu. Ces malfaiteurs qui ont laissé à leur passage des morts et des blessés graves ont également pillé des maisons.

• En date du 03/10/2002, dans le territoire de Kalehe, des dizaines d’éléments armés identifiés comme des Interahamwe se sont livrés à beaucoup d’exactions et de barbaries poussant ainsi les habitants de village Rambira, Cabondo, Kabushungu à fuir dans une panique générale.

• Dans la nuit du 03 au 04/10/2002, sur le tronçon Rambira-Kabushungu (Rambira-Cishenyi-Cibira-Chabondo-Kabushungu) dans le territoire de Kalehe, lors de l’attaque des éléments armés Interahamwe sous le commandement du Commandant Kazungu, des centaines de civils ont dû fuir vers les villages avoisinants.

• En date du 17 octobre 2002, des hommes de ALIR venus du territoire de Mwenga ont envahi les localités de Kashushu, Ntonda et Ciburhi dans le groupement de Mushinga, en collectivité-chefferie de Ngweshe, territoire de Walungu. En plus du pillage, ces hommes ont incendié plusieurs maisons d’habitation dont celles des sieurs Philémon Nabicoro, Bulonza Badesha, Mushi Ntaganzibwa, Murhega Balungwe, Birhumana Ndatimagana et Baderha Jonas.

• Le 02/11/2002, les groupements Mulambi et Karhendezi, dans le territoire de Kabare, ont été assiégés par des Interahamwe, de 5heures du matin jusqu’à 11 heures, en complicité avec quelques éléments de Local Defense de Burhinyi. Ces assaillants ont méthodiquement pillé ces deux groupements.

• Dimanche 10/11/2002 vers 9h00, dans le groupement de Chibidie en collectivité-chefferie de Burhinyi, lors de l’attaque des éléments de M40 perpétrant des incendies et les pillages, la population civile a été obligée de fuir vers les collectivités voisines de Luhwindja et de Ngweshe.

• Le 12/11/2002, des éléments armés du FNL burundais ont semé une panique générale dans la cité de Sange en retentissant pendant plusieurs heures des coups de feu.

• En date du 14/11/2002, à Kilyungu, groupement Ngambwa, collectivité-chefferie de Wamuzimu, territoire de Mwenga, une centaine d’éléments armés Interahamwe en partance (vers Bisembe, groupement Mulambo sous la direction du commandant Kashego, ont terrorisé la population civile.

• Jeudi 14/11/2002, des éléments Maï-maï en coalition avec des Interahamwe armés ont semé la terreur dans la cité de Sange en territoire d’Uvira.

• Du 16 au 19/11/2002, des éléments armés Interahamwe ont investi et pillé les localités de Karhwera, Lulanzi et Mwimba situées respectivement dans les groupements de Budaha, Birhala et Luhuku en collectivité-chefferie de Burhinyi dans le territoire de Mwenga.

Du 17 au 22/12/2002, des éléments armés et parlant kinyarwanda ont envahi et pillé les quartiers Nyamukubi, Manga, Nkwiro, Kambululu, Chanyi, Lushebere, Kabushungu et Rambira en territoire de Kalehe.

• Dans la nuit du 18 au 19/12/2002, les milices hutu en provenance de Nyamugari/Mubuku ont fait incursion à Lushebere/Bushushu, dans le groupement Mbinga-Sud, chefferie de Bahavu en territoire de Kalehe, semant la terreur et la désolation à leur passage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III. ATTEINTES AUX DROITS ECONOMIQUES SOCIAUX ET

CULTURELS

 

La persistance de la logique de guerre et ses corollaires au Sud-Kivu n’a fait qu’aggraver une situation humanitaire déjà très précaire en termes de victimes et de déplacés de guerre. La guerre a entraîné l’effondrement des services de santé et d’hygiène, d’éducation et d’instruction qui étaient déjà très alarmants. Bien plus l’accès humanitaire dans les zones rurales est très problématique. Ainsi les violations des droits économiques et sociaux se manifestent notamment par la dégradation générale du coût de la vie ; la détérioration du système de l’enseignement ; la destruction des infrastructures sociales ; la distribution injuste des revenus…

Cette situation est tributaire aussi bien à la guerre qu’à une gestion peu responsable du secteur socio-économique par le RCD.

Dans sa politique de maximisation des recettes, le RCD n’ a pas tenu compte d’une répartition judicieuse de fonds générés par les différents services publics. Les charges telles que le paiement des salaires et soldes aux fonctionnaires et agents de l’état ainsi qu’aux militaires, la réhabilitation des infrastructures sanitaires, judiciaires, scolaires et routières d’intérêt économique ont été sacrifiées au profit de la guerre.

 

3.1 Dégradation générale du coût de la vie

 

La majeure partie de la population continue à être paupérisée et clochardisée par une infime classe sociale au pouvoir au sein du RCD et dans les différents groupes armés en dépit de la stabilité relative du taux de change du franc congolais ainsi que des prix des produits de première nécessité observée entre juillet et octobre 2002.

 

Au 31 décembre 2002, selon des sources officielles du RCD, les agents et fonctionnaires de l’Etat venaient de réaliser 50 mois sans être payés. Les activités agricoles et d’élevage ont été quasi totalement handicapées à cause de l’insécurité persistante doublée de l’exploitation artisanale des minerais dans les milieux ruraux ainsi que des déplacements massifs des villageois vers les centres urbains supposés sécurisés. Ceux-ci à leur tour se retrouve surpeuplé et à haut risque de la promiscuité et du banditisme.

Par ailleurs, les pouvoir en place n’a pas su remplir son rôle de pourvoyeur des subsides et subventions aux entreprises publiques.

 

De leur côté, les autorités du RCD ont provoqué des perturbations dans la vie socio-économique de leurs administrés et surtout chez les opérateurs économiques et les travailleurs des entreprises étatiques comme la REGIDESO , la SNEL (Société nationale d’électricité), l’Office Congolais de contrôle (OCC), l’Office national du Café (ONC), la Régie des voies aériennes (RVA) qui, déjà à partir du mois de novembre 2001 commençaient à grogner au sujet des décisions N° 29 et 30/RCD/CUPSG/2001 du 21/11/2001 prises unilatéralement par le Secrétaire général du RCD et de l’instruction N° 067/DPFBP-RCD/2001 émanant du Chef de Département des Finances, Budget et Portefeuille tendant à priver les travailleurs desdites entreprises de certains avantages sociaux et droits garantis par la loi.

 

Par ailleurs, les mêmes autorités en obligeant les opérateurs économiques de verser la totalité des taxes et droits dus à l’Etat en dollars américains au détriment du Franc congolais et en imposant l’achat de nouvelles plaques minéralogiques aux propriétaires des véhicules ont provoqué plusieurs mécontentements qui ont amené les gens à des manifestations dont les issues pouvaient dégénérer en situation de non-paix.

 

Par surcroît, il a été observé la grève des membres de la FEC (Fédération des entreprises du Congo) qui a été suivie par l’organisation des journées « Ville morte » et des manifestations des élèves.

 

C’est ainsi que bon nombre des violations des droits économiques et sociaux en 2002 sont le fait du RCD et des services administratifs qui dépendent de ce mouvement. Avec la prime symbolique que reçoit dans des rares occasions un fonctionnaire de l’Etat, il est incapable de se procurer convenablement de produits alimentaires de première nécessité. La misère de la population en général a atteint les confins de l’intolérable dans les familles où beaucoup d’enfants n’étudient plus, la mendicité, les taux élevés de morbidité et de mortalité ont atteint des proportions indescriptibles.

 

Par ailleurs, cette misère a été exacerbée par la gabegie et la gestion calamiteuse de certains dirigeants qui travaillent dans les services générateurs des recettes et pour leur compte personnel.

 

3.2. Un enseignement de fortune

 

A la date du 31 décembre 2002, l’enseignement primaire, secondaire et professionnel comptait 11.500 agents alors que l’enseignement supérieur, universitaire et la recherche scientifique en avait 1361. Comme les autres agents et fonctionnaires publics, ceux-ci ne bénéficient pas de leurs salaires ni d’autres avantages sociaux. Les parents d’élèves, déjà appauvris par les conditions économiques et sociales très médiocres, se sont substitués au pouvoir et ont continué à supporter toute les charges de financement des écoles. Le taux de prime allouée mensuellement aux enseignants varie d’une école à l’autre et du milieu urbain au milieu rural. Dans les villages où très peu d’écoles ont fonctionné, les enseignants vivent des conditions sociales d’extrême pauvreté. Et déjà certains parents se considèrent comme la vache laitière des enseignants, qui multiplient aussi des frais lesquels non payés à temps, l’enfant en devient multiple victime.

 

3.3. Des infrastructures de santé déplorables

 

Il est vrai que bon nombre de centres de santé, de centres hospitaliers, de dispensaires ont été pillés et/ou détruits. Mais en ville comme dans la campagne, il a été observé la rareté des produits pharmaceutiques et une montée vertigineuse de leurs prix ainsi que du coût des soins. Aussi une très large majorité de la population s’est trouvée privée des soins de santé primaires. Dans certaines formations médicales, des malades sont fait prisonniers où leurs effets sont saisis par manque de moyens financiers pour payer les factures de soins.

 

3.4. Une administration de la justice qui laisse à désirer

 

En date du 22 août 2002, le Palais de Justice de Bukavu a pris feu. Cet incendie est venu s’ajouter aux conditions matérielles de travail et sociales du personnel judiciaire déjà déplorables. Ces conditions dégradées ont amené certains magistrats à choisir entre la corruption, la mendicité ou l’arnaque. En fait, les magistrats totalisent aussi bien des mois sans percevoir leur salaire. En conséquence, au parquet, le pouvoir de décerner des mandats de comparution ou d’arrestation est un moyen de remédier à la misère du personnel judiciaire. Certains juges auraient même vendu des jugements aux clients envoyés par leurs avocats. Et il y aurait eu aussi des jugements rédigés dans des cabinets d’avocats. Certains rapports signalent également qu’il existe des juges qui rencontrent les parties en dehors de leurs avocats et reçoivent l’argent de celles-ci.

 

Quant au matériel de travail, au Palais de justice à Bukavu certains bureaux n’existent plus. L’infrastructure elle-même n’a pas été réparée. Certains juges n’ont plus de bureaux et sont contraints de travailler à domicile ou à rester coincé dans un autre bureau de confrère. Bien souvent, pour que l’audience puisse se tenir, les parties sont obligées d’approvisionner la greffe en papier.

 

Dans les tribunaux secondaires de Kamituga et de Kavumu qui dépendent du tribunal principal d’Uvira, c’est aussi alarmant. Les infrastructures laissent à désirer. Les toitures suintent, les dossiers sont mouillés en plus d’être mal classés, il n’y a pas des lois de base… et le personnel judiciaire se permet de produire des infractions pour agrandir la clientèle.

 

3.5. Des conditions de détention inquiétantes

 

En matière des droits de l’homme, l’année 2002 a été aussi caractérisée par la création et multiplication des cachots et des amigos irréguliers pour la plupart et disséminés à travers toutes les zones sous contrôle respectif des forces en présence dans la province. En plus des maisons de certains officiers et des containers qui ont servi de lieux de détention, il a été observé des cachots souterrains connus localement sous les noms de Katope, Andaki…

A part dans les zones contrôlées par les FAC depuis le retrait des troupes rwandaises, dans les autres, les conditions de vie des détenus sont infrahumaines. Surpeuplement, privation de nourriture et de visite, manque d’eau et de soins médicaux, tortures par flagellation, la promiscuité entre hommes et femmes, fondre du caoutchouc ou du plastique sur le corps des victimes, garder les détenus dans des puits d’eau salées ou non pendant de longues heures, viol des femmes et des filles détenues, …

 

Dans la généralité, les prisons et cachots sont gardés par des militaires incompétents en matière de surveillance et à la suite du manque de motivation. Alors, ils sont obligés de rançonner les prisonniers et même les visiteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV. DES STRATEGIES D’ACTION

 

La deuxième moitié de l’année 2002 s’est pas différenciée de la première en matière du respect des droits humains dans la province du Sud-Kivu. La paix et la sécurité sociales, tant souhaitées dans cette partie de la R.D.Congo sévèrement meurtrie et profondément émiettée par des rébellions dans une rébellion très musclée, n’ont pas été au rendez-vous des aspirations légitimes des populations. Les avancées politiques très significatives observées dans le processus de la paix ont été, à maintes reprises, entachées des scènes de violence et des violations des droits de l’homme.

 

Les acteurs de la vie politique à tous les niveaux n’ont pas su faire montre de leur volonté à mettre un terme à la guerre.

 

La mutinerie déclenchée à Minembwe, l’attaque de la cité d’Uvira ainsi que bien d’autres affrontements vécus ça et là au Sud-Kivu procédaient d’une détermination des belligérants à privilégier la logique de guerre au dépens du règlement pacifique de la crise et du respect des droits de l’homme.

 

Face à ces clivages qui tendent à fragiliser le processus de paix et ainsi obstruer la voie vers une transition démocratique naissante, Héritiers de la Justice s’est régulièrement portée au-devant des autorités politiques, administratives et militaires pour dénoncer les violations des droits de l’homme, en appelant chaque fois au besoin, ces responsables à jouer le jeu. Héritiers de la Justice s’est appliquée également à faire des alertes précoces dans l’intention de prévenir d’éventuels tristes évènements.

 

Dans cette optique, plusieurs actions ont été menées, parmi lesquelles :

- des interpellations directes ou indirectes à l’endroit des auteurs d’abus et de violations des droits de l’homme;

- des dénonciations des cas d’abus ou de violations des droits humains à travers la production et la diffusion du feuillet NOTA BENE, des émissions-radio, des communiqués de presse, des déclarations et des pétitions, ...;

- la mobilisation de l’opinion locale, nationale et internationale sur la situation générale dans la région des Grands Lacs d’Afrique grâce au site internet www.heritiers.org ;

- la dissémination de l’information au niveau local ;

- des actions de campagne et d’advocacy notamment sur les rapports entre le SIDA et la guerre en RDCongo auprès du Gouvernement britannique, du Groupe parlementaire et auprès du Gouvernement canadien (ACDI) sur la pauvreté ;

- le maintien et le renforcement des liens de collaboration soutenue dans le cadre de défense et de protection des droits de l’homme par l’organisation du cours-atelier d’août, en faveur des associations actives dans la sous-région (Burundi, RDCongo, Rwanda); des sessions de formation à l’intention des moniteurs juridiques; la rédaction et la publication des communiqués de presse, mémorandum et déclarations communes avec les collectifs et ligue comme la LDGL ( Ligue des droits de la personnes dans la sous-région des Grands Lacs), le CRONGD/Sud-Kivu, RADHOSKI, le bureau de la Coordination de la Société Civile, le COPARE, ..., l’appui aux activités visant la participation des enfants et de la jeunesse à la journée internationale de la paix, Ligue Iteka (Burundi, ...) ...

- la diffusion à grande échelle des rapports des droits humains et celui de HRW sur la violence sexuelle contre les femmes et les filles dans l’Est la République Démocratique du Congo ;

- les rencontres avec les autorités politiques, administratives, judiciaires et militaires ainsi que des responsables des groupes armés;

- l’organisation et l’encadrement des groupes féminins marginalisés sur la paix et les droits humains ;

- l’enseignement formel et informel des droits humains et la paix ;

- la visite des détenus et des lieux de détention ;

- l’assistance juridique aux victimes de violation des droits humains ;

- le développement des échanges d’information et d’expériences.

 

 

L’asbl Héritiers de la Justice adresse son salut et ses encouragements à tous ceux qui se sacrifient à protéger les droits de l’homme en R.D. Congo en général et dans la province du Sud-Kivu en particulier.

 

Héritiers de la Justice mène son combat inéluctable et inlassable avec les victimes de violation, les organisations de défense et les militants des droits de l’homme pour que les auteurs, co-auteurs commenditaires, complices, ... d’exactions soient traduits en justice et punis conformément à la Loi afin que soient respectés les droits et libertés fondamentaux des citoyens.

 

Héritiers de la Justice remercie vivement tous ceux qui avec elle, de loin ou de près, ont risqué leur vie en s’engageant dans la vérification et le traitement des informations présentées dans ce rapport.

 

Héritiers de la Justice encourage la population à soutenir l’avènement des droits de l’homme en R.D Congo.

 

 

 

 

 


du Rwanda) ainsi que burundaises du FNL et du FDD, les dissidents du Commandant Patrick Masunzu, se sont toutes portées responsables de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

 

Dans leur logique de la persistance de la guerre, elles ont semé un climat de peur, d’anxiété, de désespoir et d’insécurité indicibles ainsi que d’incertitude pour les lendemains meilleurs caractérisé entre autres par :

- la lutte pour les contrôle de terrain ;

- le terrorisme urbain ;

- le renforcement des positions militaires de l’APR sur les hauts plateaux de la province et dans le secteur Tanganika ;

- la surmilitarisation étrangère dans les zones minières ;

- la circulation illicite et incontrôlée d’armes de guerre;

- des attaques et des destructions méchantes des villages entiers et des infrastructures sociales (écoles, centres de santé, adduction d’eau, ...) ;

- des affrontements accompagnés de violations des droits humains traduits par des tueries des civils, des viols contre les femmes et filles sans distinction d’âge, de l’utilisation des enfants dans les rangs ...

- des déplacements massifs et continus des populations villageoises vers les centres urbains ou dans des forêts lointaines d’autres villages éloignés ou encore vers le Burundi et la Tanzanie ;

- la séparation des familles;

- les épidémies et autres maladies endémiques ;

- le risque de la forte balkanisation de fait de la province ;

- le harcèlement de la presse et des organisations de défense des droits humains, ...

 

Tous ces fléaux ont été renforcés par des dégâts dus aux catastrophes naturelles, telles des tornades meurtrières à Uvira et aux séismes dans le territoire de Kalehe qui ont entraîné un afflux de sinistrés à Bukavu et des morts d’hommes.

 

 

RECOMMANDATIONS

 

• Aux parties signataires de l’Accord global et inclusif sur la transition en RDCongo

 

- Assumer leur responsabilité en respectant les engagements pris et en s’exprimant clairement sur leur patriotisme, leur volonté politique et les droits communs de tus les congolais sans aucune considération d’ethnie ou de tribu, de région ou d’origine ;

- Chercher à établir un état de droit en mettant un terme aux hostilités et à toute ingérence dans les droits de l’homme tels qu’ils sont établis par le droit international et national y compris la liberté d’expression, de presse, d’opinion, de mouvement, ...

 

• Au Gouvernement Congolais

 

- Poursuivre sans complaisance les responsables des crimes contre l’humanité et ceux qui ont commis des assassinats, des disparitions et autres actes de terrorisme contre les civils et mettre les populations à l’abri de l’insécurité en vue de replacer la justice dans les cours et les tribunaux.

 

• Au Rassemblement Congolais pour la Démocratie

 

- Insister sur le respect dû à tut congolais sans considération d’ethnie/tribu ni de milieu d’origine

- Mettre fin aux harcèlements subis par les activistes et les organisations des droits de l’homme ainsi qu’aux obstructions faites aux enquêtes sur les violations des droits de l’homme dans les territoires sous son contrôle.

 

• Aux différents groupes armés

 

Mettre fin à toutes les hostilités en vue de favoriser le processus de réunification du pays et la mise en place d’un gouvernement de transition

 

• A la Communauté Internationale

 

- de soutenir l’accord global et inclusif signé à Pretoria comme seul cadre susceptible d’arrêter la machine du RCD et autres groupes armés qui actuellement prennent en otage les populations de l’Est et n’hésitent pas à commettre des massacres, des viols, des pillages et autres exactions;

- de soutenir le processus DDRRR des forces rwandaises des ex-FAR et autres miliciens Interahamwe, FDD, FNL, ALIR, qui actuellement se distinguent aussi dans les commissions de violation des droits humains et du droit international Humanitaire ;

- de renforcer le mandat de la MONUC à l’Est de la RDCongo ;

- de soutenir la mise en place d’un tribunal pénal international pour la RDCongo afin de punir les crimes qui datent d’avant le 1er juillet, ne relevant pas de la Cour Pénale Internationale ;

- de contribuer à l’organisation d’une conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

 

 

 

 

 

 

I. QUELQUES CAS DE VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME

ATTRIBUEES AU RCD ET SES ALLIES

 

1.1. Atteintes au droit à la vie

 

• Au cours du mois de juillet 2002, 3 personnes civiles ont été abattues, par balles tirées par des militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) sans aucune forme de procès. Parmi les victimes de ce massacre qui a eu lieu au village Mulwa dans le groupement de Buheba aux confins des collectivités de Kaziba et de Bufuliro sont les sieurs Bahige Kalwira et Ndola Kikwembe, tous deux diacres protestants.

• Le samedi 06/07/2002 à Kitutu-centre dans le territoire de Mwenga, les militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) au service du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) ont exécuté une personne civile sous prétexte qu’elle était Interahamwe et qu’elles fournissait des minutions et des médicaments aux forces combattantes Maï-maï.

• En date du 08/07/2002, monsieur Karanga Amisi, 26 ans, marié et père de 3 enfants, a été tué par balles tirées à bout portant par un militaire de l’APR. Cet assassinat a eu lieu dans la localité de Bulambika en territoire de Bunyakiri à l’issue d’une attaque menée par les Maï-maï contre ces alliés du RCD.

• Le mardi 16/07/2002, monsieur Birhumana habitant le groupement de Chiburhi en collectivité de Kaiba a été tué en compagnie d’une autre personne non identifiée lors de l’attaque des militaires de l’APR dans les villages Buheba et Mulwa Kafinjo en groupement d’Izege, collectivité des Bafuliru aux confins de celle de Kaziba. Prétextant la poursuite des Maï-maï, ces inciviques ont emporté à leur passage 20 vaches.

• En date du samedi 20/07/2002 vers 20h00, le professeur Alfonse Byamungu Nakahazi, chercheur de renommée internationale et doyen de la faculté d’agronomie à l’Université catholique de Bukavu (UCB) a été assassiné à son domicile situé au quartier Ndendere, dans la ville de Bukavu par des hommes armés des revolvers. Ces assassins seraient identifiés aux hommes des troupes du RCD.

• En date du 22/07/2002 à Kamituga en territoire de Mwenga, monsieur Faustin Wasso Mazambi, 50 ans, fils de Lukambala Mazambi et de Mwembe Ilenge est mort suite aux traitements cruels, inhumains et dégradants lui infligés à savoir les coups et blessures, lui administrés par le militaire du RCD nommé Antoine sur ordre de son commandant au simple motif que monsieur Faustin Wasso aurait ouvert impoliment le bureau de l’autorité militaire précitée.

• Le 01/10/2002, dans la localité de Kilima à Kitutu en territoire de Mwenga, monsieur Bonga Kyungu a été tué par balles par les militaires du RCD basés à Kitutu pour des raisons non connues.

• En date du 10/10/2002, monsieur Olivier Kyalondawa Makwa a été tué par balles par un policier au service du RCD à Chimpunda en commune de Kadutu, ville de Bukavu. La victime était accusée d’avoir volé un petit poste radio appartenant à madame Balowa Pamphile.

• Le samedi 23/11/2002 vers 5h00 du matin, monsieur Lurhajegera Kirubi, résidant à Mulengezi dans le groupement Kamanyola en territoire de Walungu est mort après avoir reçu 200 coups de fouet de la part des militaires du RCD stationnés à Kamanyola. La victime avait refusé de céder sa maison au commandant bataillon répondant au nom de Bahati.

• Le 03/12/2002, monsieur Mutora Birahi, âgé de 40 ans, chef d’équipe de la Croix-Rouge du Congo, résidant dans le groupement Luvungi, chefferie de Bafuliru en territoire d’Uvira, a été tué dans son champ des tomates à Murungu à coup de poignard par les militaires du RCD au retour de ces derniers d’une attaque contre les Maï-maï à Lubarika. La victime était soupçonnée d’être un combattant Maï-maï.

• Le 03/12/2002, monsieur Deguerre Seremba, âgé de 35 ans, a été tué par les militaires du RCD quand il se rendait à son champ à Katala, villages situé sur la route vers Lubarika dans la collectivité de la Plaine de la Ruzizi. Les assassins de la victime l’avaient suspectée de Maï-maï.

• Le 4/12/2002, messieurs Autorité et Patrick habitant à Luvungi, groupement Itara dans le territoire d’Uvira, sont morts après avoir été brûlés vifs par les militaires du RCD en raison des présomptions d’appartenance au mouvement Maï-maï et de pillage qui pesaient sur eux. Agée de 23 ans, la deuxième victime était déjà mariée.

• Le 07/12/2002, les militaires du RCD ont abattu une femme non autrement identifiée après avoir raté leur cible. Monsieur Bakeberanya, résidant sur l’avenue Apolo, quartier Mulongwe, cité et territoire d’Uvira, a dû s’échapper par la fenêtre lors de l’attaque de sa maison.

• Dans la nuit du 12/12/2002 à 1h00 du matin, monsieur Kwabire Lasiri, résidant sur l’avenue Kayanja, dans le quartier Mulongwe, cité d’Uvira a été assassiné à son domicile par les militaires du RCD l’accusant d’avoir été dans dans les maquis des Maï-maï pendant le temps de son absence à Uvira.

• Le 21/12/2002, à Kaniola, dans le quartier Rugenge, cité d’Uvira, territoire d’Uvira, les militaires du RCD lors de leur attaque lancée contre les Maï-maï ont tué monsieur Bazira Lolosi et son beau-frère non autrement identifié. Ces militaires ont, en outre, refusé que ces deux corps soient enterrés.

• Dans la nuit du 26/12/2002, messieurs Ngangu Rutanwa et Bujimbi, tous deux militaires du RCD, accompagnés d’autres personnes non identifiées en provenance des Hauts Plateaux du territoire de Kalehe, ont tué par balles messieurs Bahati Bulinga et Mangi Mulimb. Ces deux victimes étaient respectivement élèves en 1ère année secondaire à l’Institut Amani de Lushebere et en 1ère année à l’école primaire Lushebere. Ces tueries ont eu lieu au moment de l’invasion par ces assaillants du sous-village Lushebere, groupement de Mbinga-Sud qu’ils ont ensuite pillé.

• En date du 29/12/2002, monsieur Mujetu Lambert Kabiona, résidant le quartier Kakombe I, dans la cité d’Uvira en territoire d’Uvira, a été tué à coup de poignard par les militaires du RCD. La victime se rendait dans les moyens plateaux d’Uvira pour vendre ses marchandises. Son corps a, par la suite, été mutilé et jeté dans la rivière Mulongwe.

 

1.2. Atteintes à l’intégrité physique et corporelle

 

Entre les mois de juin et septembre 2002, les militaires burundais alliés au RCD ont soumis la population de Baraka et ses périphéries en territoire de Fizi aux corvées. Pour en être épargné, il fallait présenter un jeton faisant office de quittance non reconnue légalement dont le coût variait entre 5 et 10 $US par personne payés auprès du commandant Mudecha et de l’inspecteur local de la police.

• Pendant la même période que dessus, les militaires de l’APR alliés au RCD forçaient la population du village Kamakombe dans le groupement de Bugorhe à aller creuser des tranchées à leur position située à l’aéroport de Kavumu.

• En date du 07/07/2002 entre 6h00 du matin et 12 heures, une centaine de personnes, sans discrimination d’âge et de sexe ont été appréhendées par les militaires et obligées de transporter les minutions sur ordre du commandant S3 de la 9ème Brigade Infanterie du RCD basé à Baraka. Parmi ces infortunés se trouvaient des élèves de la 6ème année secondaire venus des hauts plateaux de Minembwe pour passer leurs examens d’Etat. Dans les mêmes circonstances les personnes ci-après ont été soumises aux tortures pour avoir refusé de transporter les minutions. Il s’agit de:

- Makutano Stefano, 27 ans

- Alfan Asende, 22 ans (élève)

- Makwaruzo Adalah (élève).

• Le mardi 09/07/2002, monsieur Kasindi Mbuto, directeur de l’Ecole primaire Bwisele et représentant de l’église catholique à Baraka en territoire de Fizi a reçu 200 coups de fouet de la part des éléments de la Police Nationale de Baraka. Il a ensuite été conduit au cachot sur ordre de monsieur Kiandaka Muhama, administrateur du territoire de Fizi. La victime aurait refusé la passation des examens d’Etat dans l’Eglise, les salles de l’Institut Mwenge et les bâtiments Catechumenat devaient servir de cadre à cet effet.

• Le 09/07/2002 vers 12h00, madame Samuel, épouse de monsieur Amuli Mutongelwa, résidante à Baraka, a été blessée par balles tirées par les militaires du RCD à Kamba, un village situé à 7 kilomètres de Baraka au motif qu’elle aurait facilité leurs transporteurs à s’échapper. Elle a été acheminée au centre de santé locale pour les soins primaires.

• Le vendredi 12/07/2002, monsieur Kisongo, chef de groupement Kiomvu en collectivité-chefferie de Lwindi dans le territoire de Mwenga, a été copieusement tabassé puis arrêté par 16 militaires de l’APR sous le commandement de Kazungu Brown. Ces éléments étaient conduits par monsieur Kisombe, agent de la DSR Mwenga. Cette autorité coutumière a été sommée au paiement d’un montant de 200 $US pour sa libération. Il lui a été reproché d’avoir hébergé et ravitaillé les milices Interahamwe basées dans son groupement et à Ilangi.

• En date du 20/07/2002, 9 personnes dont monsieur Roger Kashofu et ses 3 frères, monsieur Paul Kashofu, Bakaherhe et son petit frère, Kashambira, Akili Kashambire, résidant dans la localité Mulunga en chefferie de Kalonge, territoire de Bunyakiri, ont été enlevées et détenus pendant 2 semaines par les militaires du RCD. Elles ont été conduites auprès du responsable local de la DSR qui leur a infligé des tortures, les a détenus pendant une semaine de plus et leur a exigé la somme de 20 $ chacune pour leur libération.

• Le 27/07/2002 vers 16h30, monsieur Mbemba Washungwe résidant à Kashongolere, localité de Mabingu, groupement d’Irhambi-katana, a été atteint par balles tirées à point portant par un officier de renseignement du sous-commissariat de la police de Kabamba, en territoire de Kabare. La victime a été admise à l’hôpital de la FOMULAC/Katana.

• En date du 28/07/2002, monsieur David Ombeni Nakabinda, préfet de l’Institut Technique Médical de Kaziba résidant dans la localité Namikubi, groupement de Muchingwa, collectivité-chefferie de Kaziba en territoire de Walungu, a été attaqué et brutalisé par les Local Defense parce qu’il défendait les occupants de son enclos contre ces derniers. Il a eu la vie sauve grâce à l’intervention des militaires rwandais.

• Le 03/08/2001, monsieur Guillaume Birindwa, Président du Comité de Médiation et de Défense (CMD) Kadutu, a été arrêté et soumis aux tortures par les agents de la Police d’intervention rapide (PIR) basés à Kadutu. Ces mauvais traitements étaient infligés à cet activiste des droits de l’homme pour avoir dénoncé les cas de torture auxquels cas policiers venaient de soumettre une vieille femme dans un cachot à Panzi, en Commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu.

• Le 05/08/2002, monsieur Polepole Makelele, fils de Makelele et M’Mudosa résidant à Mandwe en territoire de Mwenga, a été enlevé et conduit à une destination inconnue par les agents de la DSR en provenance de Goma.

• Dans la nuit du 14/8/2002 à 23h00, monsieur Minani Lucali, âgé de 34 ans, domicilié à Bumera-Kadjucu dans le territoire de Kabare a été enlevé par les éléments de Local Defense et conduit à une destination inconnue. Les auteurs de ce kidnapping étaient accompagnés de Safari Luwigulira, le commandant des territoires de Kalehe et Kabare.

 

• Le 14/08/2002, monsieur Jean-Paul Mudanga, âgé de 27 ans et père de 2 enfants, domicilié à Buhini-Kajuku dans le groupement de Kabamba, territoire de Kabare, a été torturé par les marins du RCD du sous-secteur du Cifindjo. Pur lui restituer son filet extorqué la veille et le libérer, une somme de 20 $ lui a été exigé.

• Le jeudi 15/08/2002 à 5h00 du matin, l’équipe des pêcheurs de monsieur Joachim Chaka a été tabassée par les éléments de Local Defense sous le commandement de Safari Lwigulira à Bigohwa dans le groupement de Kabamba, territoire de Kabare. Ils ont déboursé chacun un montant de 800 FC.

• Le mardi 20/08/2002, monsieur Shamavu Ishega Tumbo, 36 ans d’âge, domicilié à Mukaza dans le territoire de Kalehe et pêcheur de son état à Nzulu Minva, a été torturé et brièvement détenu par des éléments de Local Defense commandés par Safari Lwigulira. Il a été interné au centre de santé d’Irhambi-Katana à la suite de graves blessures reçues.

• Le 22/08/2002, des éléments de Local Defense commandés par leur chef Safari Lwigulira, ont infligé des tortures à monsieur Petro Muka, habitant à Mudaka Kadjucu dans le territoire de Kalehe.

• Au cours du mois d’octobre 2002, 33 femmes et filles ont été violées par les militaires du RCD basés dans la localité de Cibimbi, groupement d’Irhambi/Katana en territoire de Kabare.

• En date du 29/08/2002 vers 20h00, mademoiselle Kamandwa Furaha Thérèse, âgée de 13 ans, fille de e Kamandwa et de Bashonga Sifa, habitant au n° 27 de l’avenue Makoma au quartier A, en commune de Bagira, a été violée par deux militaires du RCD dont M. Pitchen, en présence de son frère Kamandwa Rufain, âgé de 15 ans. Ce fait s’est commis sur la la colline de Bwindi sur les escaliers qui mènent vers le bureau communal de Bagira.

• A leur entrée à Uvira le 19 octobre 2002, après avoir investi la paroisse catholique de Kavimvira, les militaires du RCD/Goma ont inquiété et maltraité, sans scrupule, les religieuses et les personnes civiles qui se trouvaient dans le Couvent des Soeurs de la Congrégation Sainte Gemma. Parmi les victimes figurent les Soeurs Louise Gnaso, Dévothe Sanda, Colette Kabwali et sa mère, Immaculée et Agnès.

• En date du 29/10/2002 vers 23h00, monsieur Petus Bagalwa Rukengwa, résidant à Kalungu/Katana, en territoire de Kabare, a été attaqué par 7 militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR), fortement armés. Ils l’ont tabassé, ligoté et ravi une somme de 500 $US et 2000 FC, un téléphone portable de marque NOKIA et une valise contenant plusieurs biens de valeur.

• Depuis le mois de novembre 2002, la population de Bushwira-Kabare est à la merci des militaires du RCD basés dans ce groupement pour renforcer la sécurité. Ils se livrent à la violation des droits humains entre autres : l’extorsion, les arrestations arbitraires, le vol, le viol voire la détention des personnes dans des cachots souterrains où ils déversent de l’eau polluée. Parmi les victimes de ces violations :

- Mr. Salvador Muliri, enseignant à l’école primaire Kabare-centre, a été arrêté, torturé et détenu pendant 24 heures dans le cachot souterrain;

- Mr. Rutikanga Kabasha, un vieillard de plus ou moins 70 ans, habitant Kanjuba II, avait passé 48 heures au cachot souterrain et après sa libération, il est tombé malade suite au mauvais traitement lui infligé ;

- Mr. Mirenge Rutikanga a été arrêté et détenu pendant 72 heures dans ce cachot ;

- Mr. Muhinganwa, 17 ans, domicilié à Kinjuba III, ce mineur a été très sérieusement battu avant d’être jeté au cachot ;

- Mr. Katulanya Shaba deux, habitant Misihe (Civungu) a été illégalement détenu pendant 24 heures dans ce lieu de détention souterrain ;

- Mr. Victor Nyamurhoga a subi aussi le même sort pour avoir donné aux militaires une ration jugée insuffisante :

- Mr. Kalolo Igutu, âgé de plus ou moins 60 ans, chef de village Nshebeyi, a été victime des coups et blessures graves. Il a été libéré grâce à l’intervention du curé de la paroisse de Kabare ;

• Le 29/11/2002, mademoiselle Kayange résidant à Katogota, groupement de Luvungi en collectivité de la Plaine de la Ruzizi, a été violée par un commandant munyamulenge du RCD basé au pont Luvimvi. La victime se rendait à l’école à l'institut Kayange de Kamanyola.

• En date du 05/11/2002, les militaires du RCD/Goma basés à Kamanyola en territoire de Walungu ont contraint la population locale dont monsieur Chirhakarhula Batira, père de 7 enfants, résidant le village Mugerero dans le groupement de Kamanyola de les transporter aux dos pour les faire traverser la rivière Luvinvi.

• Le 09/11/2002 vers 17h00, monsieur Bahati Baguma, âgé de 28 ans, marié et père de deux enfants, originaires du village Budodo-Cibinda 1er en territoire de Walungu a été arrêté, torturé impitoyablement et détenus dans un cachot souterrain appelé Andaki par un commandant militaire du RCD Goma basé à Karhale dans la commune urbano-rurale de Kasha, à Bukavu. La victime rendait visite à sa soeur madame Nzigire M’Ntwege.

• Le lundi 11/11/2002 vers 19h00, monsieur Jean connu sous le patronyme de Baba Cibuzi résidant le village Karwamubamba en territoire de Kabare, a été appréhendé au niveau de la rivière Namuhinga par un groupe de militaires du RCD qui l’ont molesté, tabassé et déshabillé. La victime revenait de la ville de Bukavu en quête du travail en qualité d’aide-maçon. Ces malfrats lui ont exigé de leur laisser tout ce qu’il avait en poche. N’ayant rien sur lui, on lui a fait subir ce sort jusqu'à le laisser aller nu chez lui.

• Le 19/11/2002, madame Nabulindi de plus ou moins 50 ans, résidant à Rubumba, groupement Kamanyola en territoire de Walungu, a été arrêtée, ligotée puis exposée sur la rue publique par les militaires du RCD pour qu’elle soit lapidée par les passants sous l’instigation des mêmes militaires du RCD/Goma au motif qu’elle était sorcière.

• Dans la nuit du 23 au 24/11/2002, trois militaires du RCD ont arrêté arbitrairement monsieur Batumike Mushema, âgé de 41 ans, domicilié à Bujuki, dans le village Kabulu-Chanyi, groupement de Mbinga-Nord en territoire de Kalehe.

• Monsieur Barhashishwa, âgé de 26 ans, cultivateur de profession, résidant le village Koshinyi dans le groupement Kamanyola en territoire de Walungu a été arrêté, battu et détenu du 20 au 25/11/2002 par un agent de la police militaire au service du RCD Goma connu sous le nom de Musafiri au motif que l’infortuné devait une somme de 8 $US à sa concubine. Il a été contraint de signer un engagement d’apurement de cette dette dans un délai d’un mois non négociable.

• En date du 28/11/2002 vers 9h00, dans le village Kabulu-Chanyi, groupement Mbinga-Nord, chefferie de Buhavu en territoire de Kalehe, 8 militaires du RCD en provenance de Nyabibwe ont tabassé et torturé les marchands du petit marché de Kahya - Nyabibwe.

• En date du 29/11/2002, monsieur Tombola, 38 ans, ex-notable de Katogota, résidant le groupement Itara en territoire d’Uvira a été enlevé de son domicile par les militaires du RCD/Goma sous le commandement de Idriss Jean-Marie. Monsieur Tombola a été soupçonné d’être un informateur des combattants Maï-maï.

• Le 30/11/2002, monsieur Bukuru Ruduga, 20 ans, élève à l’Institut Kayange de Kamanyola et résidant à Katogota dans le groupement Itara en territoire d’Uvira a été torturé jusqu’à saigner du nez par les militaires du RCD/Goma positionnés à Luvungi. La victime qui a été appréhendée quand elle se rendait à l’école, a été conduite au centre de santé local dans un état d’inconscience.

• En date du 06/12/2002, monsieur Ruhanika, président de la Croix-Rouge du Congo, secteur de Sange, a été retiré d’un minibus en provenance de Bukavu par des militaires du RCD/Goma stationnés à Sange en territoire d’Uvira, et conduit vers une destination inconnue pour des motifs non révélés jusqu’à présent.

• Le 10/12/2002, aux environs de 12h00, à la place de l’indépendance, jadis place du 24 novembre, au coeur de la ville de Bukavu des militaires du RCD ont infligé de mauvais traitements aux personnes ci-après au motif qu’elle manifestait contre les plaques minéralogiques mises en circulation par le mouvement rebelle :

- Monsieur Kabene Shengera, élève en 2ème année du Cycle d’orientation (C.O) au Complexe Scolaire La Sagesse, victime des coups et blessures. Ses habits et ses cahiers ont été déchirés ;

- Monsieur Malunga Wilson, étudiant en première année de Graduat (Baccalauréat) à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM)/Mulungu, victime des coups et blessures. Ses syllabus étaient déchirés également ;

- Monsieur Kazoni Kamango, diplômé d’Etat, victime des coups et blessures puis il a été déshabillé ;

- Mademoiselle Furaha surnommée Mama Bintu, vendeuse de farine de manioc, a été violemment frappée par ces militaires.

• Le dimanche 15/12/2002, monsieur Witula Mazambi, élève à l’Institut Mwanga d’Uvira, a été torturé, tabassé à l’aide d’une cordelette qui l’a grièvement blessé au dos, aux bras et aux jambes par les gardes du corps du Commandant Bukuru du RCD/Goma au motif qu’il aurait refusé d’acheter de la boisson alcoolique locale appelée «Kanyanga» à ce chef militaire.

• Le même dimanche 15/12/2002, deux jeunes garçons, non encore identifiés, ont été enlevés sur l’avenue Fizi, quartier Mulongwe en cité d’Uvira par les militaires du RCD sous prétexte qu’ils seraient des combattants Maï-maï.

• Le 16/12/2002 vers 17h00, des militaires du RCD dont un certain Kitoge, ancien élément des FAP converti au mouvement rebelle, ont violé toutes les femmes qui se trouvaient à bord d’un véhicule de marque Toyota pris en embuscade par les mêmes éléments sur le tronçon routier Kiringye-Bwegera en territoire d’Uvira. Les hommes et l’équipage qui tentaient de réagir contre ces agissements ont fait l’objet de menaces de mort puis ont été obligés de transporter les butins du pillage perpétré par ces inciviques jusqu’au village Rugeje dans le groupement Plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira.

• Le 21/12/2002, monsieur Jean-Marie Ruroha, âgé de 25 ans, a été tabassé, ligoté et déshabillé puis amené manu militari par les militaires du RCD/Goma vers le camp militaire situé à Mulengeza/Busama dans le groupement de Kamanyola en territoire de Walungu au motif qu’il avait eu une prise de bec avec un commandant de troupe.

• Le jeudi 26/12/2002 à Katala, dans la chefferie des Bavira en territoire d’Uvira, les militaires du RCD ont tiré à bout portant sur des femmes qui étaient dans leurs champs. Certaines parmi ces victimes ont été blessées et deux hommes qui, aidaient ces femmes, ont été pris en otage. Ces femmes étaient accusées de ravitailler les Maï-maï en denrées alimentaires.

• En date du 27/12/2002, les militaires du RCD basés à Nyabibwe en territoire de Kalehe parmi lesquels monsieur Gasoro Nyakamwe, ont blessé à coups de couteau monsieur Ndjele, fils de Martin Ntwali, pendant que celui-ci vendait de la bière et d’autres articles divers sous le toit paternel. Par la suite, ils ont dévalisé cette famille et mis en débandade la population locale dont certains individus ont été blessés lors de la fuite vers le centre de Nyabibwe.

• En date du 27/12/2002, l’épouse de monsieur Gongwe Shanja, notable de la localité Katala, chefferie de Bavira en territoire d’Uvira et domiciliée à Mulongwe, a été enlevée de son champ à Katala par les militaires du RCD qui l’ont enterrée vivante puis déterrée