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Arrestation de monsieur Prosper Mushobekwa, Président de l’assemblée
provinciale du Sud-Kivu
Depuis
le lundi 5/01/2004, monsieur Prosper Mushobekwa, Président de l’Assemblée
Provinciale du Sud - Kivu, est arrêté au cachot de la Direction
provinciale du service de Sécurité et Renseignements (DSR) à Bukavu sur
ordre du gouverneur de province du Sud-Kivu, monsieur Xavier Ciribanya
Cirimwami, à la suite des démêlées qui remonteraient à une invitation de
l’autorité provinciale à venir éclairer les honorables députés réunis au
siège de cette institution à Bukavu, sur la gestion de la province avant
la clôture de l’année 2003 .
Selon plusieurs sources, entre autres griefs, Il lui serait reproché le
fait d’entretenir des milices susceptibles de ramener une nouvelle guerre
au pays, le blocage des émoluments des honorables députés pendant dix
mois, le non paiement des salaire des fonctionnaires de l’Etat oeuvrant au
Sud-Kivu. Il aurait dit à ceux-là qui voulaient l’entendre que l’argent
se trouvait déjà en banque mais qu’il attendait l’ordre du ministre des
finances. Par ailleurs, en raison de plusieurs cas d’exonérations, les
services générateurs des recettes seraient en train de se demander où va
l’argent qu’ils devraient percevoir en contrepartie de taxes.
Les députés provinciaux se sont alors saisis du dossier pour interpeller
le gouverneur, ce qui n’a pas été digéré par celui-ci. Et, comme première
réaction, il a ordonné la fermeture de l’assemblée provinciale ainsi que
l’arrestation de son président. S’estimant outragé, Monsieur Mushobekwa,
qui n’a pas encore été interrogé depuis son incarcération, attend sa mise
en liberté et que lumière soit faite sur le motif réel de son arrestation
qu’il juge humiliante et injuste.
Certains observateurs pensent que le gouverneur serait en train de
préparer sa valise en prévision de la nouvelle mise en place des
gouverneurs et cadres territoriaux désignés par le Gouvernement d’Union
Nationale. D’autres estiment que Monsieur Mushobekwa qui a longtemps
servi le RCD cherche à se positionner au regard des enjeux de l’heure. Son
revirement spectaculaire après un silence coupable de cette institution
devant bien d’autres faits répréhensibles à charge du RCD et du Gouverneur
suscite des interrogations.
A suivre…
Fait à Bukavu, le 8/01/2004
Héritiers de la Justice
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