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Les combattants FNL démantelés de la Rukoko, en RD Congo,sont cueillis au Burundi.
Le retour des déplacés congolais
exige une coordination et des garanties sécuritaires
La dernière opération
militaire entreprise lundi 01/12/2003 dans la vallée de la Ruzizi
par les Forces Armées de la RD Congo a permis de déloger de la
Rukoko et de démanteler sur le sol congolais, les éléments de la
bande burundaise des Forces Nationales de Libération, branche
armée du PALIPEHUTU de Agathon Rwasa.
Dispersés par ces
affrontements, ceux qui ont eu la vie sauve sont en errance soit
dans les moyens plateaux des Groupements Runingu et Kigoma de la
Chefferie des Bafuliru, où ils seraient en quête d’alliance avec
les Interahamwe, soit dans les Provinces de Cibitoke, Bubanza et
même à Bujumbura au Burundi.
De plus en plus, des
informations en provenance de ce pays voisin annoncent la
« cueillette » de ces fugitifs par les forces de l’ordre
burundaises passées immédiatement à leur trousse et renforcées par
le ralliement au processus de paix de le plus important mouvement
rebelle hutu, le CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza.
A ce jour, on signale
l’arrestation de trois commandants de FNL. Le bras droit d’Eugène
Bitagyumunyu, monsieur Kiza Binyogo Mushombe, a été
capturé la semaine passée aux confins des Provinces de Cibitoke
et Bubanza. Deux autres auraient été identifiés à Bujumbura avec
le concours des éléments FDD actuellement présents dans la ville.
Si les populations se
réjouissent de cette mise en déroute des hommes d’Eugène,
responsables de plusieurs horreurs indescriptibles dans la Plaine
de la Ruzizi, au Congo comme au Burundi, elles souhaitent cette
fois que l’armée installe, de manière permanente, des positions
dans leurs localités désertées, notamment Ndunda, Kimuka, Rusabagi,
Mwaba, Kajoro, Nyamwoma,… bastions repris à cette bande. C’est à
ce prix que les déplacés de ces villages éparpillés dans le
Territoire d’Uvira pourront être encouragés à revenir chez eux
malgré la forte destruction de leur patrimoine.
Faudra-t-il également
que le retour des déplacés soit coordonné et qu’ils bénéficient
d’une assistance en semences, outils aratoires, vivres, et autres
matériaux de construction (bâches ou tôles) leur permettant
d’attendre la prochaine récolte leur permettant une auto prise en
charge. L’on se souviendra en effet que cette saison culturale est
déjà ratée pour la plupart.
Bukavu, le 10/12/2003
Héritiers de la Justice
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