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La débâcle des troupes criminelles
d’Eugène Bitagyumunyu peut-elle restaurer la paix dans la plaine
de la Ruzizi ?
Le mystère plane cependant sur le sort de ce
dernier.
La mise en déroute par la nouvelle armée nationale
de la RD Congo, ce lundi 01/12/2003, des troupes rebelles
burundaise de FNL/PALIPEHUTU commandées par le très tristement
célèbre Eugène Bitagyumunyu actives dans la Plaine de la
Ruzizi à partir de la Rukoko, augure le retour rapide de la paix
dans cette partie de notre pays.
En effet, dans la matinée de cette journée, les
militaires congolais présents en Territoire d’Uvira ont lancé un
raid contre le maquis de la Rukoko où étaient retranchés les tant
décriés assaillants criminels burundais précités qu’ils ont
délogés et mis en débâcle.
De plusieurs
sources l’on apprend qu’au cours des durs affrontements, le Chef
de bande Eugène Bitagyumunyu a été blessé à l’épaule et ses
hommes en fuite l’auraient conduit dans les moyens plateaux à
l’Ouest de Runingu aux mains du Commandant ex-maï-maï Sabayu,
allié à lui il n’y a pas longtemps.
Les mêmes sources indiquent que, informé, le
Lieutenant Colonel Baudouin Nakabaka, ex-maï-maï dirigeant
la Brigade de Kitundu aurait dépêché le mardi 02/12/2003 des
troupes à Kahamba, siège de Sabayu, pour se faire remettre,
de gré ou de force, le fugitif Eugène et ses hommes.
Des informations non encore vérifiées font état de
sa remise, mardi soir, aux envoyés de Baudouin qui à son tour
l’aurait assé aux mains des éléments de la MONUC présents à Uvira.
Comme la population habitant la Plaine de la Ruzizi,
l’asbl Héritiers de la Justice salue et encourage cette
prise de conscience par l’armée naissante congolaise de sa mission
de garantir l’intégrité du territoire national et d’assurer la
protection des personnes et de leurs biens.
Au cas où la capture du susmentionné serait
confirmée, Héritiers de la Justice rappelle à la communauté
nationale, régionale et internationale que le redoutable Eugène
Bitagyumunyu et ses acolytes sont responsables de multiples
crimes contre l’humanité en RD Congo et au Burundi, notamment des
massacres des populations paysannes et incendies des maisons, des
cambriolages routiers et prises d’otages, des viols des femmes et
des embargos agricoles, l’extinction du bétail bovin et l’abattage
du dernier éléphant de la région, le trafic d’armes et la division
des communautés ethniques de la Plaine de la Rizizi en groupes
rivaux.
Ainsi, l’organisation ne se fait aucun doute que
cet assassin de renom soit déféré à la justice pour répondre de
ses crimes et faire la lumière sur cette maffia hétéroclite
burundo-congolaise organisée qui a particulièrement mis à genoux
les populations d’Uvira et les usagers des routes congolaise
Bukavu-Uvira et burundaise Bujumbura-Cibitoke.
Bukavu, le 04/12/2003
Héritiers de la Justice
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