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Les tensions montent au
Sud-Kivu !!!!!!
Hier, jeudi 02 octobre
2003, le gouverneur de la province du
Sud-Kivu, Monsieur Xavier Chiribanya
Chirimwami, a tenu une causerie morale à
l’intention des « Kadogos »
(enfants-soldats) actifs au sein de
l’armée de l’ex-mouvement rebelle du RCD.
Au cours de celle-ci, l’autorité
provinciale a invité ses interlocuteurs à
se préparer à toute éventualité.
En effet, depuis près d’une
semaine, une rumeur faisant état d’une
éventualle mutinerie des militaires
circule dans la ville de Bukavu. Entre les
kadogos et les anciens militaires de
l’armée de Mobutu connus sous le sobriquet
de « Katanyama » le courant ne passe pas.
Les premiers recevraient des avantages
(argent, transport, …) émanant de leur
ancien compagnon de guerre, Mr Xavier
Chiribanya, alors que les seconds,
toujours en attente de la réunification
effective de l’armée, n’ont jamais
bénéficié de leurs soldes. Tout
observateur averti comprendrait pourquoi
les kadagos semblent être privilégiés par
le gouverneur de province tandis que les
autres, opposés à toute reprise de la
guerre, seraient traités de la sorte.
Depuis ce jeudi, il est
observé dans la ville de Bukavu un fort
déploiement des militaires de
l’ex-rébellion du RCD et pendant ce temps
les contingents Sud-Africains de la MONUC
multiplient les patrouilles dans les rues
de la ville. Il est également signalé une
très forte présence dans la ville des
agents de service de renseignement du
Rwanda.
Des sources militaires
fiables renseignent que le commandant de
la 6ème brigade-infanterie basé
à Bukavu a reçu, du chef d’Etat Major des
Forces Armées de la R.D.Congo (FARDC),
l’ordre de veiller sur tout déplacement
vers Kigali des autorités civiles et
militaires du Sud-Kivu, en renforçant
notamment la sécurité des frontières.
La situation qui prévaut
actuellement dans la province du Sud-Kivu
en général, et, spécialement dans la ville
de Bukavu et la cité d’Uvira est
préoccupante.
L’opinion se rappellera
qu’en date du 23 septembre 2003, lors d’un
échange dans son cabinet avec les acteurs
de la Société Civile du Sud-Kivu, le
Gouverneur de province, répondant à une
question, avait déclaré : « Nous
ne pouvons pas arrêter le recrutement car
il y a encore des problèmes. »
La population ne cesse de
s’interroger sur ces problèmes et sur
« les éventualités » dont parle d’une
éventuelle groupe des agents de cet organe
provincial dont, depuis deux mois les
salaires auraient connu une coupe sombre
évaluée à 10% au profit du RCD, sans doute
pour alimenter une caisse semblable à
celle de l’effort de guerre. C’est la
tension qui monte au Sud-Kivu.
A suivre………..
Héritiers de la Justice
Le 03 Oct. 2003
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