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Territoire insulaire d’Idjwi au Sud-Kivu :
Les enfants victimes
des graves violations des droits humains
Depuis le début du mois de juin 2003, les
militaires de l’ancienne rébellion du RCD en position sur l’île
d’Idjwi, en province du Sud-Kivu, procèdent au viol des jeunes
filles et au recrutement des enfants au sein de leur armée.
En effet, plusieurs cas de viol ont été signalé
à Idjwi dont les plus récents sont ceux qui seraient perpétrés
par le Lieutenant Innocent (non autrement identifié) à l’endroit
de mademoiselle C. K. âgée de 14 ans, habitant le
quartier Kihumba et élève en 2ème année secondaire à
l’Institut Condo et sa grande sœur mademoiselle R. K..
Grâce à la MONUC , la première victime a été conduite d’urgence
vers le Centre Olame, à Bukavu pour traitement et
détraumatisation
Quant au recrutement des enfants, signalons que
le camp d’entraînement se situe dans le camp militaire de
Kihumba, en territoire d’Idjwi. Entre autres les enfants
victimes de ce recrutement l’on cite : Garaka (14 ans) et
Simweragi Safari (15 ans). Un observateur dépêché sur le lieu en
date du 30 juillet 2003 rapporte ce qui suit : « j’ai rencontré
au camp de Kihuba plusieurs enfants recrus en pleine formation.
Ils étaient maintenant à l’étape de maniement de l’arme ».
Préoccupée par cette violation flagrante de la
convention sur les droits l’enfant en ses articles 3 (alinéa 2),
6, 9(alinéa 1), 19 (alinéa 1), 27, 38 (alinéa 2), l’asbl
Héritiers de la Justice demande urgement la suppression sans
délai et sans condition de ce camp d’entraînement des enfants et
la remise de ces derniers dans leurs familles respectives. Elle
demande aussi que les auteurs de cette violation soient amenés à
indemniser les familles de ses enfants et faciliter leur
réintégration.
L’asbl Héritiers de la Justice
invite les autorités compétentes à l’ouverture d’une enquête
afin de déterminer la culpabilité du Lieutenant Innocent qui est
directement impliqué dans le viol de mademoiselle C.K.
Héritiers de la
Justice
Le 29 août 2003
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