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Malgré la fin de la
guerre, les tueries et les tortures continuent à Uvira, au
Sud-Kivu
En date du 06 août 2003 les militaires de
l’ancienne rébellion du RCD dirigés par le Capitaine Gari Johny
ont tué par balles monsieur Zaïrois, non autrement identifié. La
victime âgée de plus ou moins 50 ans était mariée et père d’une
grande famille résidant à Kawizi, localité Rutemba, groupement
Katala, chefferie des Bavira en territoire d’Uvira.
Des sources dignes de foi renseignent que Mr
Zaïrois se reposait chez lui à domicile dans l’avant midi de ce
06 août lorsque ces militaires sont venus le cueillir en
l’amenant à une destination inconnue. D’autres témoins indiquent
qu’il existerait un conflit latent entre monsieur Zaïrois et le
Capitaine Gari qui le soupçonnerait de faire la cour à sa femme.
Depuis cet enlèvement diurne, la victime a été retrouvée vers
15h°° morte dans une bananeraie à Kawizi.
Rappelons que ce même 06 août 2003, toujours à
Uvira, Mr Kanikiro Nabulizi résidant à Kabirizi, a été enlevé
par les militaires de cette ancienne rébellion du RCD. Ceux-ci
l’ont conduit jusque vers une position militaire créée à Kaala,
groupement Katala, chefferie des Bavira, où cet infortuné,
accusé de maï maï, a été sérieusement torturé par ses bourreaux
qui, pendant près de 9 heures, l’ont enfoncé dans un trou et
couvert de terre jusqu’au niveau du cou, afin d’obtenir
vainement son aveu.
L’asbl Héritiers de la Justice
préoccupée par l’insécurité qui persiste dans le territoire
d’Uvira en dépit de l’avancée du Processus de paix et de
réunification du pays demande instamment au Comité de Suivi
d’accélérer le processus de mise en place d’une armée intégrée,
en vue de maîtriser les éléments irresponsables qui sèment
terreur et désolation au sein de la population civile.
Héritiers de la Justice
déplore cet assassinat combien odieux de monsieur Zaïrois et
demande l’ouverture d’une enquête soit menée afin d’appréhender
ces criminels, de les traduire en justice et les punir
conformément à la loi, aussi souhaite-t-elle que les
responsables de ces actes soient amenés à indemniser les
victimes.
Par ailleurs, elle invite la MONUC, en vertu de
son nouveau mandat, de se déployer dans le territoire d’Uvira
pour protéger les populations civiles en proie aux menaces
criminelles.
Héritiers de la
Justice
Le 27 août 2003
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