La menace du
Rwanda de rentrer au Congo pourrait-elle bientôt se matérialiser
Un impressionnant dispositif
militaire est observable à Cyangugu depuis quelques heures
La
menace proférée mardi 23/11/2004 par le Président rwandais Paul
Kagame de renvoyer, dans quelques heures, ses troupes en République
Démocratique du Congo pour, selon lui, neutraliser les combattants
des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) qui ne
cessent d’inquiéter la sécurité dans son pays à partir du territoire
congolais est à prendre au sérieux, au regard de l’impressionnant
dispositif militaire observable à Cyangugu.
En effet, de
sources dignes de foi nous venons d’être informé que le Rwanda a
déployé depuis quarante huit heures d’importants moyens en hommes et
en armement tout au long de la frontière, notamment dans la
Préfecture de Cyangugu. Diverses sources sur place renseignent que
de longues colonnes des troupes bien armées prêtes à embarquer dans
des camions militaires et appuyées par des chars et des blindés font
actuellement mouvement de la ville rwandaise de Kamembe vers le sud,
vraisemblablement en direction de la cité de Bugarama en prélude
d’une attaque du poste frontalier de Kamanyola ayant par le passé
servi de porte d’entrée au Congo, notamment en octobre 1996 avec
l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL),
en août 1998 en soutien au RCD et dernièrement en juin terrain
d’affrontement entre les FARDC et les troupes du Colonel dissident
Jules Mutebutsi avant que celles-ci ne se replient sur le Rwanda.
Héritiers de la Justice
soutient que si rien n’est fait dans l’immédiat pour éteindre cette
ce brasier en gestation, toute la région des Grands Lacs risque
d’être embrassée par une guerre aux conséquences incalculables et
qui exigera beaucoup de moyens avant d’en venir au bout.
Le Gouvernement
de Transition en poste en RDC et la Communauté Internationale sont
mis devant leurs responsabilités pour désamorcer cette guerre que le
pouvoir rwandais semble être déterminé à rééditer en RD Congo.
A suivre.