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Méfiance
observée dans la gestion de l’environnement à Bukavu
Le tronçon
routier du Cercle hippique camp Saïo en danger
Le
Tronçon routier du cercle hippique- saïo devient de plus en
plus un traquenard des véhicules qui s’engagent sur cette
chaussée en aller ou au retour des cimetières ou du camp
militaire Saïo.
C’est un tronçon qui court un danger d’impraticabilité dans
peu de temps si aucune mesure urgente n’est prise pour stopper
la menace de part et d’autre consécutive à des constructions
anarchiques et érosions non protégées sur ce site qui a fait
la beauté de Bukavu à son temps.
On peut déjà remarquer des traces de cassures d’un bout à un
autre de cette route. A certains endroits, cette route a été
rétrécie à moins de trois mètres de sorte que deux véhicules
ne peuvent plus se dépasser.
Les érosions attaquent non seulement la partie vers la route
mais aussi les maisons érigées sur des sites inappropriés. Il
s’observe quelque fois des maisons construites sur des pentes
présentant des traces de cassures qui pointent à la démolition
de sorte que certaines personnes pensent que charger du sol
dans des sacs, c’est un moyen efficace pour protéger
l’écroulement du sol et par conséquent, protéger leurs maisons
construites sur des pentes glissantes.
D’autre part, le lotissement anarchique des parcelles a fait
que les gens, à qui on les a vendues creusent même la partie
réservée pour le canal qui servirait à évacuer aisément les
eaux de pluies vers le lac ; et creuser une bonne part de
cette route.
Les conséquences qui en découlent ce sont le plus souvent des
véhicules qui s’embourbent dans l’effondrement causé par les
érosions.
A titre d’exemple, dimanche le 22 janvier 2006 pendant qu’un
muni bus rempli des gens en provenance de l’enterrement d’un
kadaffi du patronyme de « Baba Aimé » du Carrefour en commune
de Kadutu, en voulant dépasser un autre muni bus il s’est
renversé dans le même effondrement à cause de l’exiguïté de la
route. Imaginez-vous la suite ! Il y a eu beaucoup de blessés
Le tronçon routier en question n’est pas seul. Des cas pareils
sont multiples sur toute l’étendue de la ville de Bukavu.
A plusieurs endroits ailleurs, comme à Cimpunda, Funu,
Kadutu-Limanga, Carrefour, Essence, Bagira ; les canalisations
d’eau sont devenues de collecteurs des matières fécales et
sont fréquemment bouchés et par maque de passage, creusent des
sillons.
Pour
éviter le pire dans les jours à venir, l’asbl Héritiers de
la Justice suggère qu’une action urgente pour la
protection de ces différents tronçons routiers puissent être
prise et mise en application notamment la construction des
canaux pour une bonne évacuation surtout des eaux des pluies
et éviter leur stagnation.
Héritiers de la
Justice
demande également aux autorités provinciales en général et
plus particulièrement à la mairie de Bukavu de continuer à
poser des actes palpables comme allant dans le sens de
l’amélioration et l’assainissement de notre environnement.
Néanmoins, l’Association demande aussi aux autorités ayant la
gestion de la terre dans leurs attributions de bien contrôler
les sites avant tout morcellement et de veiller à ce que les
constructions respectent les normes urbanistiques. Ceci
évitera les érosions dues aux constructions anarchiques.
Qu’enfin, la population renonce aux acquisitions de terrains à
des endroits présentant de hauts risques. Dans ce cas, elle
aura contribué à la reconstruction d’un nouveau Congo
démocratique.
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