HERITIERS DE LA JUSTICE


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Article du 02/03/2005

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Méfiance observée dans la gestion de l’environnement à Bukavu


Le tronçon routier du Cercle hippique camp Saïo en danger


Le Tronçon routier du cercle hippique- saïo devient de plus en plus un traquenard des véhicules qui s’engagent sur cette chaussée en aller ou au retour des cimetières ou du camp militaire Saïo.

 

C’est un tronçon qui court un danger d’impraticabilité dans peu de temps si aucune mesure urgente n’est prise pour stopper la menace de part et d’autre consécutive à des constructions anarchiques et érosions non protégées sur ce site qui a fait la beauté de Bukavu à son temps.

 

On peut déjà remarquer des traces de cassures d’un bout à un autre de cette route. A certains endroits, cette route a été rétrécie à moins de trois mètres de sorte que deux véhicules ne peuvent plus se dépasser.

 

Les érosions attaquent non seulement la partie vers la route mais aussi les maisons érigées sur des sites inappropriés. Il s’observe quelque fois des maisons construites sur des pentes présentant des traces de cassures qui pointent à la démolition de sorte que certaines personnes pensent que charger du sol dans des sacs, c’est un moyen efficace pour protéger l’écroulement du sol et par conséquent, protéger leurs maisons construites sur des pentes glissantes.

 

D’autre part, le lotissement anarchique des parcelles a fait que les gens, à qui on les a vendues creusent même la partie réservée pour le canal qui servirait à évacuer aisément les eaux de pluies vers le lac ; et creuser une bonne part de cette route.

 

Les conséquences qui en découlent ce sont le plus souvent des véhicules qui s’embourbent dans l’effondrement causé par les érosions.

 

A titre d’exemple, dimanche le 22 janvier 2006 pendant qu’un muni bus rempli des gens en provenance de l’enterrement d’un kadaffi du patronyme de « Baba Aimé » du Carrefour en commune de Kadutu, en voulant dépasser un autre muni bus il s’est renversé dans le même effondrement à cause de l’exiguïté de la route. Imaginez-vous la suite ! Il y a eu beaucoup de blessés

Le tronçon routier en question n’est pas seul. Des cas pareils sont multiples sur toute l’étendue de la ville de Bukavu.

 

A plusieurs endroits ailleurs, comme à Cimpunda, Funu, Kadutu-Limanga, Carrefour, Essence, Bagira ; les canalisations d’eau sont devenues de collecteurs des matières fécales et sont fréquemment bouchés et par maque de passage, creusent des sillons.

 

Pour éviter le pire dans les jours à venir, l’asbl Héritiers de la Justice suggère qu’une action urgente pour la protection de ces différents tronçons routiers puissent être prise et mise en application notamment la construction des canaux pour une bonne évacuation surtout des eaux des pluies et éviter leur stagnation.

 

Héritiers de la Justice demande également aux autorités provinciales en général et plus particulièrement à la mairie de Bukavu de continuer à poser des actes palpables comme allant dans le sens de l’amélioration et l’assainissement de notre environnement.

 

Néanmoins, l’Association demande aussi aux autorités ayant la gestion de la terre dans leurs attributions de bien contrôler les sites avant tout morcellement et de veiller à ce que les constructions respectent les normes urbanistiques. Ceci évitera les érosions dues aux constructions anarchiques.

 

Qu’enfin, la population renonce aux acquisitions de terrains à des endroits présentant de hauts risques. Dans ce cas, elle aura contribué à la reconstruction d’un nouveau Congo démocratique.

 

 

Fait à Bukavu, le 02/03/2006  

Héritiers de la Justice

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