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1ere
Journée de la Session de formation des agents publics
Pour des actes
administratifs, des délits et des peines légaux en RD Congo
L’asbl
Héritiers de la Justice a commencé ce lundi 20/02/2006 une
session de formation à l’intention de 30 agents publics, à
savoir les Commandants des unités des Forces Armées de la
République Démocratique du Congo, des Commandants de la
Police, y compris des Officiers de Police Judiciaire (OPJ)
ainsi que des éléments de l’Agence Nationale des
Renseignements dans la salle des réunions de la Fédération des
Femmes Protestantes, sise à Nyawera en commune d’Ibanda à
Bukavu.
Après les cérémonies
habituelles d’ouverture de la session, les participants ont
suivi 3 exposés durant cette première journée.
Le 1er exposé a porté sur le Comité International
du Croissant Rouge (CICR) et le Droit International
Humanitaire (DIH) par Mr Baudouin Simbo, Chargé de la
Communication à la Sous-délégation du CICR à Bukavu. Il a
d’abord expliqué brièvement ce en quoi consiste le travail du
CICR. En effet, installé dans plus de 80 pays, le CICR vole
au secours des blessés et autres personnes affectées par les
conflits armés à travers le monde entier. L’orateur s’est
ensuite longuement étendu sur l’explication du DIH qui a comme
mission principale la protection dont doivent bénéficier les
civils, les malades, le personnel sanitaire et les prisonniers
de guerre pendant les conflits armés.
Le
2è exposé a été fait par Me Armel Luhiriri et a porté sur les
Droits humains : principes fondamentaux et instruments
juridiques. Son exposé s’est focalisé sur l’explication des
termes-clés tels que droits humains, principes fondamentaux et
instruments juridiques. Il a expliqué que les droits humains
sont des avantages et privilèges accordés à la personne
humaine et inhérents à la dignité de celle-ci. Tous ces
avantages et privilèges sont coulés sous forme d’articles
qu’on retrouve dans des textes appelés instruments juridiques.
Pour clore son exposé, il a classé les droits humains en 4
catégories, notamment les droits civils et politiques, les
droits économiques, sociaux et culturels et, enfin, le droit à
un environnement sain et à la coopération internationale.
Le second temps fort de l’après-midi a été l’intervention de
Me Young Byamungu Dunia au sujet du Mandat de l’OPJ et ses
limites. Après avoir succinctement expliqué un mandat, un
OPJ, il s’est appesanti sur les conditions qu’il faut remplir
pour être un OPJ, les limites de celui-ci et les sanctions
qu’il peut encourir en cas de non respect desdites limites.
Il a dit qu’un OPJ est un auxiliaire de la justice dont le
mandat ou la mission consiste à rechercher les infractions,en
constater ces dernières, identifier les auteurs et à
rassembler les preuves pourvu qu’il soit désigné et qu’il ait
prêté serment devant l’autorité compétente. Entre autres
limites assignées à l’OPJ, l’intervenant a fait allusion à la
compétence matérielle, aux principes de base que l’OPJ doit
respecter, tels que la présomption d’innocence, le respect des
délais de garde à vue, l’impartialité dans l’instruction des
dossiers, le respect des droits de la défense, etc.
Tous ces exposés ont donné lieu à un débat de nature à lever
les zones d’ombre et à enrichir les exposés. Il a en outre
donné les conséquences liées à l’inobservance de ces principes
et de la loi tels que les sanctions disciplinaires, le renvoi
de l’armée/police, la condamnation à une servitude pénale
(prison), etc .
Les travaux se poursuivent ce mardi 21 février 2006.
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