Des
hommes armés soupçonnés d’être des éléments des FARDC ont fait irruption
dans le domicile de sieur Bisimwa Venant et l’ont tué par balle lui logé
dans le ventre. Ces assaillants ont ensuite blessé par balle l'épouse
de la victime en la fracassant toutes les jambes, dans la nuit du
vendredi 07 au samedi 08/04/2006 à 1H15 dans le quartier Muhungu à côté
du marché appelé « chez Bilala », en commune d’Ibanda.
Les
assaillants ont emporté une importante somme d’argent, des habits, des
assiettes, des casseroles, etc. La victime de son état de savetier,
creuseur de toilettes, laisse 8 enfants et une veuve qu’on venait de
blesser. Celle- ci a été dépêchée à l’hôpital de Panzi par l’ambulance
de la Monuc pour des soins intensifs.
Selon les informations
recueillies au lieu du drame, la victime aurait un conflit parcellaire
avec Mme Bikoba, une ancienne militaire qui a quitté l’armée avec une
grade de lieutenant et présentement chargé de la Caritas au sein de la
paroisse de Mater Dei. Pour payer les frais de soins de son épouse qui
était opérée à l’hôpital de Panzi, sieur Bisimwa Venant a dû vendre sa
parcelle à Mme Bikoba qui avait déjà versé une partie de la somme
convenue. Par après, Bisimwa voudrait restituer la somme reçue au
propriétaire avec l’intention de ne plus vendre sa parcelle. C’est
depuis lors que la dame a promis à Bisimwa Venant en ces mots : « je
vais voir maintenant. Et le peu d’argent que je t’ai donné, tu n’en
profiteras plus. »
Préoccupée au plus haut niveau
par cette campagne de tueries des civils par des hommes en armes, l’asbl
Héritiers de la Justice pense que les autorités doivent rendre
public les mesures de sécurité prise pour rassurer la population et
pense que cette inaction des autorités mérite des sanctions
disciplinaires et juridiques.