HERITIERS DE LA JUSTICE

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30/08/2005

Non paiement des agents préposés aux opérations d’identification et enrôlement des électeurs

 

Véritable goulot d’étranglement du processus

 électoral en RD Congo

 

Ce mardi 30 août 2005, les opérations d’enrôlement et identification des électeurs ont commencé vers 10H30 au lieu de 7H00 comme recommandé dans tous les bureaux ad hoc dans la ville de Bukavu en province du Sud-Kivu à la suite d’une grogne des agents préposés à ce service.  Cela est lié au fait que depuis le 21 août 2005, date à laquelle lesdites opérations ont commencé, aucun agent n’a jamais perçu sa prime, soit l’équivalent de 10 $US par jour alors que la RD Congo a bénéficié d’un important financement pour le déroulement de tout le processus électoral.  Ces agents menaçaient d’arrêter le travail mais à l’issue de la réunion qui  les a regroupés, ce matin, sous la direction de monsieur Basengezi Kantintima, 2è Vice-Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), une promesse a été faite de voir la fameuse prime payée le jeudi prochain, c’est-à-dire le 1er septembre 2005.  Seuls les agents qui ont été désignés pour commencer l’enrôlement et identification des électeurs à l’intérieur de la province seront payés aujourd’hui avant leur départ.

 

En outre, aujourd’hui, 9 jours après le début de ces opérations, aucune disposition n’a été prise pour le transport des agents ; chacun étant tenu à se débrouiller comme il peut alors que le chemin à parcourir est parfois très long et parsemé d’embûches.  Et pourtant, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, en son article 7 alinéa 1er, dispose : « Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit qu’a toute personne de jouir de conditions de travail justes et favorables … »

 

L’asbl Héritiers de la Justice demande au Président National de la CEI de payer impérativement la prime destinée à tous ces agents de peur que le processus électoral ne soit perturbé ou retardé.  Les locaux abritant ces opérations sont pour la plupart des écoles.  En cas de retard prolongé, l’année scolaire prochaine  risque de subir également des perturbations.

 

 

Fait à Bukavu, le 30/08/2005

Héritiers de la Justice

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