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Journée
Internationale pour la lutte contre les viols et violences sexuelles
faites aux femmes.
« Stop
au viol de notre ressource la plus précieuse »
Le
samedi 24/11/2007, à l’occasion
de la commémoration de la Journée Internationale de Lutte contre les
viols et violences faites à la femme, différentes allocutions ont été
prononcées au terrain du collège Alfajiri en commune d’Ibanda à Bukavu.
Placées sous le thème « Stop au viol de notre ressource la plus
précieuse », ces cérémonies qui ont drainé plusieurs milliers de
personnes, s’insèrent dans le cadre du lancement de la campagne de lutte
contre les viols qui prendra fin au mois de mars 2008.
Lors de ces cérémonies qui ont
eu pour prélude une marche à travers les artères principales de la ville
de Bukavu, les femmes issues de diverses couches de la population,
vêtues pour la plupart de noir, portaient des calicots dénonçant les
violences faites aux femmes. Parmi les invités, on a noté la présence de
madame Olive Lembe Kabila, épouse du chef de l’Etat congolais, monsieur
Vital Kamerhe, président de la chambre basse du parlement, des ministres
tant nationaux que provinciaux, monsieur Bernard Watunakanza, gouverneur
de province a.i. du Sud-Kivu et certains des collaborateurs de ce
dernier.
Quant à la communauté internationale elle s’est fait représenter par les
ambassadeurs de la Belgique, la Grande Bretagne, du Pays-Bas, du Canada,
de la France, de l’Espagne, de l’Allemagne et des Etats-Unis, le
Représentant de l’Union Européenne, le Chargé d’affaires de la Suède et
Mme EVE, fondatrice du mouvement de lutte contre les viols et violences
faites aux femmes. Parmi les six allocutions qui ont été prononcées, on
peut retenir celles de madame Olive Lembe, la Ministre de la Condition
féminine, Cecile Kamwanya, Assistante de l’Hôpital Général de Référence
de Panzi et madame Eve. Elles ont toutes été focalisées sur la fin de
l’impunité dont jouissent jusqu’à présent les présumés auteurs des viols
et violences sexuelles faites aux femmes.
Selon
la première dame de la république, les violences faites aux femmes sont
de multiples ordres : celles commises par les bandes armées, celles des
hommes et celles d’autres femmes contres leurs propres congénères. Et
toutes ces formes doivent prendre fin. Signalons que dans sa prière, la
première dame a lié au nom du Seigneur Jésus, les forces sataniques qui
poussent les hommes à violer les femmes. Elle a clos son discours en
demandant à ceux qui ont accompagné les Interahamwe lors de leur entrée
sur le sol congolais de faire de leur mieux pour rapatrier ces derniers,
ce qui constituerait un atout majeur dans la lutte contre le viol.
Selon madame la Ministre de la
Condition féminine, les guerres qu’a connues la République Démocratique
du Congo ont engendré une forme spéciale de guerre ayant comme toile de
fond les violences sexuelles. Selon cette personnalité, ce crime
touche le fond de son cœur et constitue un problème dont la résolution
préoccupe le gouvernement congolais.
Dans
son discours, Mme Cecile Kamwanya, a présenté la situation des violences
sexuelles telle qu’elle se présente à l’Hôpital Général de Référence de
Panzi. Selon elle, rien qu’au mois d’octobre 2007, 378 cas de femmes
violés ont été enregistrés dans cette institution médicale. La plus
jeune de ces victimes est âgée de 12 mois tandis que la plus âgée a 70
ans. La plupart des fois, ces victimes viennent avec de troubles
psychiques et d’autres avec des membres amputés.
Elle-même victime de viol à
bas âge par son propre père, madame Eve a, dans son allocution, reconnu
la douleur inexprimable que l’on ressent lors de cet acte ignoble. Elle
a ainsi demandé non seulement aux autorités tant nationales
qu’internationales mais aussi à toutes les femmes de s’impliquer dans
cette lutte avec le seul objectif d’y mettre fin un jour. Cette dame a
fini son discours par les mots ci-après : « Pouvoir aux femmes et
filles de la RD Congo, stop au viol. »
L’asbl Héritiers de
la Justice saisit
cette opportunité pour inviter les autorités congolaises ainsi que les
différentes personnalités qui ont participé à cette rencontre à joindre
les paroles aux actes.
C’est dans ce cadre que
l’Association estime qu’il est urgent de mener des actions concrètes en
vue du rapatriement des Forces Démocratiques pour la Libération du
Rwanda (FDLR) encore présentes sur le sol congolais et des poursuites
judiciaires sans complaisance contre les autres présumés auteurs des
viols et violences à l’endroit des femmes. Dans cette optique, il
convient d’épingler le cas des auteurs des événements de mai - juin 2004
dans la ville de Bukavu et environs ainsi que leurs complices.
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Fait
à Bukavu, le
25/11/2007
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Héritiers de la Justice | | |