HERITIERS DE LA JUSTICE


Accueil | Information | Découvrez Hj | Droits de la femme | Droits de l'enfant | Structures de base | Campagne et Advocacy | Pharmacie de droits | partenaires | Rapports | Archives | Environnement


Article du 20/03/2007

ba-        

A QUAND LA PAIX A WALUNGU


La population de Kaniola toujours en proie aux attaques des milices étrangères


Que  disent les institutions de la RDCongo

 

Dans la nuit du 11 au 12 mars 2007, entre 3h00 et 4h00 du matin, les habitants des villages Kalongo et Tshisaza en groupement Kaniola, collectivité-chefferie de Ngweshe dans le territoire de Walungu, à plus ou moins 80 kilomètres de la ville de Bukavu, ont encore été victimes d’une attaque attribuée aux Interahamwe. Le bilan provisoire fait état d’une personne tuée et plus de 22 autres emportées dans la forêt, vers Nindja Luhago en territoire de Kabare.

 

Parmi les victimes, nos sources indiquent :

* Dans le village Kalongo, Mme M’ Nyarugaka a été tuée, laissant dans le sang son bébé âgé de quelques mois seulement. Nos sources signalent également le cas de certaines personnes du même village qui ont été emportées par lesdits Interahamwe.

 Il s’agit de :

-         Monsieur (Mr) Seraphin Muderhwa, élève de 6è année primaire à l’école primaire (EP) Tshisaza

-         Mr Ona Muderhwa, élève de 5è année primaire à l’EP Tshisaza ;

-         Mr Mufariji, élève de 5è année primaire à l’EP Kalongo ;

-         Mr Rhuseze, élève de 4è année primaire à l’EP Kalongo ;

-         Mr Dunia, élève de 6è année primaire à l’EP Kalongo ;

-         Mr Mubalama Masaze

-         Madame (Mme) Mwa Ndeko

-         Mr Muderhwa

-         Une jeune fille non autrement identifiée

-         Mme Mabikane

-         Mme Ciza Mwa Magaga

-         Mr Badosagye Mubalama

-         Mme Mwa Magaga Marie

-         Mr Ciza Murhengwa

-         Mme Mwa Musikami

-         Mr Byamungu Rugamika

 

* Quant au village Tshisaza, nous avons jusqu’ici retenu le cas du chef de quartier Tshisaza et toute sa famille, eux aussi déportés.

 

Mais, tout compte fait, lors de cette attaque, la population locale n’a pas reçu l’assistance des militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) qui pouvaient pourchasser les assaillants, ne serait-ce que pour sauver ou « récupérer » les « otages ». Contre toute attente, ceux qui auraient été contactés auraient répondu : « Vous avez fait un mauvais choix ». Et c’était tout. Ainsi, la population ne sachant plus à qui se confier, elle est restée dans le désarroi total après cette énième attaque.

 

Comme à l’accoutumée, les personnes déportées seront soumises à deux choses. Les femmes et les jeunes filles seront copieusement violées tandis que les hommes seront soumis à des corvées en attendant que leurs proches paient la rançon forfaitaire qui leur sera exigée pour leur relaxation. Cette rançon, d’après nos sources,  aurait été fixée à 150 $US par individu.

 

Pour les femmes et les jeunes filles, leur libération n’aura lieu que lorsque les bourreaux s’apercevront qu’elles sont tombées enceintes si elles n’ont pas eu la chance de s’évader.

 

En tout état de cause, malheur à ceux qui osent violer la « règle de jeu » : l’unique sort qu’il mérite dans pareil cas, c’est le lynchage.

 

Face à cette énième humiliation du peuple sud-kivutien, 24 heures après la première réunion du gouvernement élu, l’asbl Héritiers de la Justice en appelle à toutes les autorités qui ont dans leurs attributions la protection de la population et ses biens.

 

Héritiers de la Justice se souvient de la promesse du Président de la République Démocratique du Congo faite aux Sud-kivutiens en date du 16 décembre 2005 à la Place de l’Indépendance quand il disait qu’il allait, d’un moment à l’autre, mettre fin à tout ces « Kavuyo », entendez par-là « Chaos », « désordres ». Et lors de son discours d’investiture, n’a-t-il pas renchéri en sonnant « la fin de la récréation » ?

 

Quant aux élus à tous les niveaux, l’Association leur demande de prendre en main en exigeant au Président élu de remettre rapidement la Paix, l’Ordre et la Sécurité au Sud-Kivu en général et aux zones occupées par des bandes armées étrangères en particulier.

 

Enfin, L’asbl Héritiers de la Justice invite les éléments des FARDC à veiller sans faille à la protection de la population et aux biens de cette dernière

 

Fait à Bukavu, le 20/03/2007  

Héritiers de la Justice

Retour

Imprimer