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Le territoire de Mwenga dénonce
LES FDLR MENACENT DE REPRESAILLES
LES POPULATIONS CIVILES
Peur de l’offensive ou réalité de la défensive.
Dans un communiqué en swahili daté du 08 novembre
2004, les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR)
menacent de représailles les civils Congolais habitant les localités
sous leur emprise. Signé par Mr GASASIRA Aimable, Coordinateur politique
de ce mouvement, ce message qui est adressé simultanément aux paisibles
populations et aux dirigeants de la province du Sud Kivu, précise que
l’opération se concrétisera en cas d’attaque de leurs positions par la
coalition des Forces Armées de la République Démocratique du Congo(FARDC)
et la Mission des Nations Unies dans ce pays(MONUC)!-Cette situation
crée certainement de la peur a ces milices rwandaises et une psychose
grandissante aux populations Congolaises.
En effet, dans les territoires où opèrent les FDLR,
il s’observe que depuis décembre 2004, ces derniers procèdent
intensivement au déplacement de leurs femmes et des enfants vers la
collectivité d’Itombwe en territoire de Mwenga.
Pour les forces vives de cette entité, il s’agit la
d’un signe qui préfigure des affrontements imminents.
"En fait, le communiqué susdit précise :״ Nous vous annonçons qu’au déclenchement des
hostilités dans le Sud Kivu entre nous et ces autres forces qui se
rallient à la vision du gouvernement rwandais, tout congolais qui ne
gardera pas sa neutralité sera traité comme ennemi".
Déjà au cours du mois de janvier dernier, un
écolier de la 4eme année à l’école primaire de Kilungutwe,en territoire
de Mwenga enfant d’un élément des FDLR, a froidement abattu, par balles,
un de ses condisciples congolais pour des motifs non élucidés.
En réaction à cet homicide, les combattants FDLR
auraient durci leur discours en montrant que cet acte ne sera pas le
dernier si la population congolaise ne peut se rendre compte de
l’impuissance de son gouvernement.
Fustigeant les souffrances inouïes imposées, en
toute impunité, par ces milices armées rwandais aux populations civiles
innocentes de l’Est de la RD Congo, l’association Héritiers de la
Justice pense que, conformément à l’article 3 commun des conventions de
Genève, le Gouvernement congolais de Transition et la Communauté
Internationale, à travers la MONUC ont le devoir d’agir vite et avec
efficacité pour mettre fin à la présence de ces forces négatives sur le
sol congolais.
Elle souhaite voir traduite en acte la résolution
du dernier sommet des chefs d’Etat tenu à Abuja relativement à la
question des Interahamwe qui envenime les relations entre le Rwanda et
la RD Congo.
Bukavu, le 08.02.2005
Héritiers de la Justice
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