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Opération de charme ou
volte-face
Selon la radio Okapi, chaîne
nationale relayée ce 06/09/2005, vers 6H30, par la Radio
Nationale Congolaise (RTNC)/Bukavu, depuis le samedi 3
septembre 2005, le gouvernement rwandais, par l’entremise de
son service de sécurité, a expulsé et livré aux autorités
militaires de la province du Nord-Kivu une dizaine de civils
et de militaires congolais qui seraient indexés pour leur
complicité avec le Général dissident Laurent Nkunda de
relancer une nouvelle guerre en RD Congo. Parmi eux, on
cite : le Dr Gasana, ancien sénateur issu du RCD/Goma, le
Colonel Moses, ancien haut officier de l’ex-Armée Nationale
Congolaise (ANC) du Rassemblement Congolais pour la Démocratie
(RCD), le Commandant Konga Kanapé, ancien chef Maï-Maï et
Raphaël Lukompa, ancien directeur du service de sécurité et
renseignements dans la province du Sud-Kivu.
Cet événement qui défraye la
chronique ferait suite au communiqué rendu public en date du
25/08/2005 par le Général dissident cité ci-dessus faisant
état de ses menaces de renverser les institutions au pouvoir
en RD Congo et la mise en place d’un nouvel ordre politique.
Selon différentes sources, la semaine du 29 Août au 03
septembre 2005, le gouvernement rwandais, tout en gardant le
colonel Jules Mutebusi et ses militaires, déclarés
officiellement réfugiés politiques, aurait expulsé plusieurs
congolais réfugiés sur son territoire et au nombre desquels
figureraient monsieur Patient Mwendanga, ancien gouverneur de
province du Sud-Kivu et d’autres officiers remontant à
l’époque de feu le Maréchal Mobutu
l’asbl Héritiers de la
Justice, tout en constatant avec étonnement cette
extradition des congolais réfugiés au Rwanda et leur remise
aux autorités de Goma se demande si ce geste est une
opération de charme ou un volte face. Car, pense- t- elle que
dans le cadre des relations bilatérales, cette démarche
devrait faire l’objet des discussions préalables entre le
gouvernement de Kinshasa et celui de Kigali étant donné que
les responsables politico-militaires du Nord Kivu dépendent
du pouvoir central basé à Kinshasa.
C’est pourquoi, l’Association
demande à la communauté internationale de faire pression sur
le Rwanda pour qu’au delà de ces premiers extradés, il extrade
aussi Laurent Nkundabatware, Jules Mutebusi ainsi que toute
autre personne, encore au Rwanda, recherchée par la justice
congolaise afin qu’ils soient entendus et jugés pour les faits
retenus à leur charges dont ils se sont rendus coupables.
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