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La rentrée
scolaire 2005-2006 a eu lieu ce matin dans les écoles de la
ville de Bukavu d’une manière fébrile. Les écoles officielles,
privées et celles d’obédience religieuse ont ouvert leurs
portes mais les élèves étaient très peu nombreux. Pour ce qui
est du réseau conventionné catholique de la ville de Bukavu,
la rentrée n’a pas été effective, à l’exception du collège
Alfajiri. Le personnel enseignant qui ne s’est pas présenté
sur les lieux de travail a préféré suivre le mot d’ordre de
grève lancé par le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO)
et le Syndicat National des Ecoles Catholiques (SYNECAT).
Ceux-ci
allèguent le motif selon lequel ils attendent le barème
salarial promis par le gouvernement congolais depuis le
premier trimestre 2005 lorsque les écoles catholiques
s’étaient mises encore en grève pendant près d’un mois. Le
budget national, qui est, du reste maigre, n’a réservé que 3 %
au social dont fait partie l’enseignement. Des informations
circulent comme quoi la prise en charge des enseignants par le
gouvernement congolais ne pourra intervenir que durant l’année
scolaire 2005-2006. D’après les mêmes sources, cette année-ci,
la contribution de l’Etat ne se limitera qu’au versement des
frais de fonctionnement dans chaque école.
Mais là où
la rentrée a été effective, ce ne sont pas non plus tous les
enseignants et élèves qui étaient au rendez-vous. Un malaise
à peine voilé était perceptible à travers les propos des uns
et des autres.
Les élèves
des écoles publiques attendent la suppression effective du
système de prime. Tandis que les enseignants dont les chefs
n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève lancé par le SYECO et
le SYNECAT ne savent pas trop à quoi va ressembler cette année
scolaire. Quant aux observateurs, ils craignent que cette
rentrée scolaire soit un mort-né.
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