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Héritiers
de la justice
documente systématiquement
les cas de violences sexuelles à l’égard
de femmes et des jeunes filles surtout
dans le contexte de guerre au Congo.
Héritiers de la justice a déjà appuyé nombreux cas avec
l’appui des organisations Internationales
telles que Amnesty International.
Héritiers de la justice accompagne judiciairement et
juridiquement les victimes de violences
sexuelles auprès des instances
appropriées.
Depuis les mois de Janvier à Novembre, plus de 406 cas de
viol perpétrés par les militaires du RCD,
les Interahamwe, les maï- maï, les Local
Defense, les Mudundu 40, les éléments de
FDD, et FNL et certains civils dont sont
victimes les femmes, les filles et les
enfants ont été enregistrés. L’age des
victimes varie entre 4 et 85 ans.
La plupart de ces viols se commettent très souvent à
l’intérieur de la province du Sud- Kivu
lors des affrontements entre les
militaires du RCD et les bandes armées et
lors de représailles. De fois à la belle
étoile, devant les maris, les enfants
voire même les beaux parents de la
victime. C’est un degré de dérèglement
jamais vu et vécu. Les femmes dont les
foyers se trouvent à coté des camps des
militaires sont les plus exposées. Les
vieilles sont ciblées par les militaires
qui se croient encore sains et qui doutent
de jeunes dames et demoiselles soupçonnées
d’être sidéennes.
A l’absence des femmes et fillettes, ce sont les hommes
qui sont la proie sexuelle de ces
inciviques qui commettent à leur égard la
sodomie, communément appelée « opération
savon ».
Certaines femmes et filles ont été prises en esclavage
sexuel soit par les bandes étrangères,
Interahamwe, FDD, FNL, soit par les
groupes armées congolais dont les maï-maï
et autres. Une femme veuve et enseignante
répondant au nom de Mapendo Rukundo (son
vrai nom a été changer pour les raisons de
discrétion) nous relate son calvaire en
pleurant : « c’était un samedi, les
interahamwe ont fait irruption dans notre
villages, sont arrivés chez moi, j’étais
seule avec mes enfants,ils ont pris ma
fille aînée qui n’avait que 13 ans et sont
partis avec elle , malgré mes
supplications ils l’ont amenée, je ne sais
où ; l’un d’eux est rentré la nuit m’a
forcée d’ouvrir la porte, je pensais qu’il
m’amenait ma fille pourtant non, il m‘a
mis son fusil au cou et m’a menacée de me
tuer si je criais, c’est ainsi qu’il m’a
violé et est parti. Je suis restée
embarrassée et troublée dans mon for
intérieur, je ne l’avais dit à personne.
Un mois après j’avais constatée que
j’étais enceinte, quel calvaire, une veuve
enceinte, quel scandale au village. Le
directeur de l’école informé de mon état
m’avait chassée de l’école parce que cet
établissement était conventionné
catholique. Trois mois plus tard, ma fille
est rentrée, elle m’a révélée qu’elle
s’est échappée de mains des Interahamwe
lors d’une attaque des militaires du RCD,
elle m’a racontée comment elle et bien
d’autres jeunes filles étaient utilisées
pour des fins ménagers mais elle ne
parlait jamais de l’exploitation sexuelle.
Deux mois après j’avais constaté chez elle
quelques signes de grossesse, je l’ai
amenée à l’hôpital avec l’aide des
bienfaiteurs, les médecins l‘ont confirmé.
Ma fille et moi-même rendues grosses par
des inconnus, quel sera le sort de ces
enfants! Nous les supporteront malgré nous
mais nous demandons que la justice nous
soit rendue. »
Tel est le sort de plusieurs femmes congolaises qui ont
vécues les milieux dans les quels les
combats avaient souvent eus lieu, c’est
possible que la guerre est entrain de
prendre fin en RDC mais les conséquences
de ce viol dont les femmes et les filles
ont été victimes de la part des
différentes fractions rebelles laissent
des plaies encore saignantes.
Il y a lieu de se demander, Quel est l’avenir de cette
société dont un bon nombre des femmes sont
malades psychologiquement et physiquement
à cause des actes ignobles que certains
hommes inciviques ont commis à leur égard
dans une impunité sans pareille.
Héritiers de la Justice
documente
systématiquement les cas de violence sexuelle a l’égard des
femmes et des jeunes filles, surtout dans le contexte de guerre
au Congo. Héritiers de la Justice a déjà réussi a appuyer
nombreux cas avec l’appui des organisations internationales
telles que Amnesty international.
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Amnesty
International: Viollences sexuelles en RD Congo: Un
besoin de réponses adéquates
(29.10.04) |
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