HERITIERS de la JUSTICE,HJ

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Le Gouverneur du Sud-Kivu n'a pas Convaincu

Mot de l'éditeur :

En date du 4 février 2000, les journalistes de RFI, AFP et BBC ont interviewé le Gouverneur de la province du Sud-Kivu sur la situation des femmes enterrées vivantes à Mwenga. Nier les faits n'est jamais facile. Le Gouverneur de la province du Sud-Kivu est apparu embarrassé, presque balbutiant et incapable de construire une complète phrase, particulièrement lorsqu'il a abordé les faits en soi. Le Gouverneur a semblé perdre contrôle de sa parole. Un journaliste présent a qualifié l'explication d'intelligible. Nos sources indiquent que ses gestes et son humeur démontraient son sens de gène profond. Pour vous en faire saisir la teneur, le texte est délibérément reproduit comme il a été prononcé.

Voici dans son intégralité sa réaction diffusée sur les ondes de la radio nationale RTNC BUKAVU.
Le journaliste:

Nous voulons savoir quelques choses au sujet de l'enterrement des femmes vivantes qui est une accusation faite contre le RCD qu'est-ce votre réaction à tout ca.
Réponse du Gouverneur:

Je vous remercie parce qu'au lieu de chercher le message à l'Internet vous êtes venus sur terrain pour connaître la vérité et je voudrais d'abord vous dire que ce message sur l'enterrement ou les présumés enterrement des femmes vivantes a été lancé par quelqu'un qui vit à Kinshasa qui était ici à Bukavu au nom d'une ONG qu'on appelle Cojeski; Vous allez faire le tour de Bukavu, vous allez demander l'arrêté d'agrément de fonctionnement de cet ONG je ne sais pas si vous le verrez, vous allez demander à la population les actions concrètes de cet ONG vous ne les verrez pas mais c'est au niveau des déclarations faites à Kinshasa. Et si quelqu'un qui vit à Kinshasa fait une déclaration contre le RCD vous comprenez que c'est pour une consommation diplomatique et pour une consommation politique. Je vais tout droit au but: Moi comme Gouverneur du Sud-Kivu, je sais qu'au mois d'avril 1999 Monsieur Lwecha Sylvestre avait coupé les seins de 33 femmes à Kitutu, Héritiers de la Justice qui vous a livré ce message, Cogeski qui a livré ce message autour des femmes tuées n'enont jamais écrit. Je peux vous garantir la sécurité, vous allez à Kitutu, vous posez cette question vous verrez même les tombes de ces femmes-là, ce sont des femmes barega.

En ce qui concerne les écrits de Héritiers de la Justice en ce concerne les déclarations Cogeski, je vous dis d'abord Cogeskii euh! Celui qui a fait la déclaration est à Kinshasa. J'ai tenu une conférence de presse à Bukavu, j'ai appelé le représentant de Cogeski à Bukavu pour que je lui mette en sécurité pour qu'il aille à Mwenga s'il est originaire de Mwenga pour qu'il nous dise maintenant c'est ici où l'on a enterré ces femmes, il ne s'est jamais présenté à mon bureau. J'ai cru qu'il a peur peut-être de venir à mon bureau, on a ouvert une enquête au niveau de la Justice, il y a un magistrat qui s'occupe de ça et il a appelé tous les représentants de Cogeski ne parviennent pas à démontrer là où sont ces femmes et parmi elles il y a des vérités qui sont maintenant connues. On a parlé de 15 femmes mais la réalité est la suivante: La déclaration faite au mois de décembre qu'on a tueé15 femmes à Mwenga on les a enterré vivantes, il y avait un conflit entre villageois eux-mêmes et ces villageois se sont réglé des comptes quand ont dit tel ou tel est sorcier on a tabassé 3 femmes et nom 15 et on amené les 3 femmes tabassées auprès du Commandant KASEREKA. Ce n'est pas le Commandant de la 6ieme brigade ici mais un autre Kasereka qui était commandant à Mwenga et en les amenant il a dit que le problème des sorciers n'est pas un problème de l'armée. Il a amené les 3 femmes auprès du représentant du Mwami, le chef coutumier local de Mwenga et le chef coutumier les a relâchés. En les relâchant, arrivées au village, encore les autres qui ont perdu les membres de leurs familles se sont réglés des comptes. Ca arrive dans des villages africains contre les sorciers et les autres mais ce n'est pas admissible. En se réglant les comptes quand ils ont vu que l'état de santé de ces 3 femmes devient mauvais on les a encore amenés chez le commandant et, à ce moment-là, 2 de ces femmes étaient catastrophiques.

Nous avons fait une reproche au Commandant pourquoi quand on vous les a amenés et vous ne les avez pas amenés directement à l'hôpital; parce que l'hôpital de Mwenga n'est pas très loin, donc une sorte de non assistance des personnes en danger. C'est là où se situe la faute du Comandant. Mais les femmes étaient tabassées par les villageois et elles-mêmes et directement 2 de ces femmes étaient décédées et une autre est vivante; si vous vous rendez à Mwenga vous pouvez la voir. Le représentant de HERITIERS DE LA JUSTICE est arrivé chez le magistrat. Celui qui a écrit le document il s'appelle KABUNGULU, il est originaire de Mwenga, il a dit qu'il reconnaît une seule femme au nom d'Agnes KUNGWA qui est décédée et cette Agnes est parmi les 2 femmes là. Le Mwami a reconnu le nom d'une femme du nom de KASALI. Le mwami c'est le chef coutumier et ce sont les 2 femmes qui ont été tuées et les cadavres ont les a amenés au chef coutumier pour dire vous avez amené ces gens déjà abattues chez vous, vous les enterrez. Ce sont là les conditions de la mort de l'autre, la 3ieme est vivante. Vous verrez le magistrat parce que c'est une enquête ouverte ca fait trop des bruits.

Le Monsieur -la KABUNGULU a même demandé pardon pour avoir donné une liste sur des informations qui lui sont venues de tout côté pour nuire et maintenant qu'il a déjà publié ça vous êtes sur terrain, vous le verrez. Moi, si vous voulez avoir un véhicule je vais vous le donner vous êtes sur place avec lui, avec celui de Cogeski, avec le magistrat, avec tout le monde que vous croirez même ceux de la société civile libre que vous vous rendiez là-bas pour avoir ce qu'on appellerait une guerre diplomatique et faire transporter euh1 euh ! Faire transporter des cercueils à d'autres femmes à Kinshasa au compte du RCD c'est ne pas normal. C'est un règlement des comptes qui s'était fait entre villageois eux-mêmes et vous descendrez à la prison centrale parcequ'on a parlé d'impunité, vous rencontrerez le commandant là-bas que nous avons arrêté parce qu'il faudra que les gens sachent qu'on ne voudrait plus l'impunité pourquoi in n'a pas assisté les deux femmes la quand on les a amené auprès de lui euh! Je crois que c'est ça la vérité, moi je dis vous avez la liberté de contacter la justice quand il y a une enquête ouverte c'est comme ca que se passe la procédure judiciaire dans tous les pays du monde.

Héritiers de la Justice
5 Février 2000

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