Lemera est situé dans les hauts plateaux d'Uvira, à 48 km de la ville
de Bukavu. Jusque Août 1996, Lemera était connu au Sud-Kivu grâce
à un hôpital missionnaire qui portait son nom "Hôpital de Lemera".
Doté d'équipements modernes, d'un personnel hautement qualifié et
d'un budget au delà de 2 millions des dollars US, l'Hôpital de Lemera
était l'un des plus grands du Congo. Il avait une capacité de plus de
300 lits, une dizaine de médecins, plusieurs centaines des travailleurs
et d'un soutien communautaire hors du commun. Ses équipements de chirurgie, de
radiologie et de maternité étaient dites être parmi les meilleurs du Congo. Cet
hôpitla desservait plus de 1 millions des gens.
En date du 6 Août 1996, le mouvement rebelle congolais alors
AFDL sous les commandes de Kabila avait attaqué cet hôpital, tuant une
dizaine des malades et infirmiers, brûlants la quasi totalité des
infrastructures et emportant tout les matériels. Dès lors l'Hôpital
avait fermé ses portes et les populations qui en dépendaient abandonnées
à leur triste sort.
Les responsabilités dans ces crimes de guerre n'ont
jamais été établies et les auteurs de ces crimes odieux de Lemera continuent
de courir les rues, si pas siroter des champagnes dans des grands
salons politiques.
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Le CMD Lemera a toujours été très actif. Entre autre rayons d'action, ce CMD
œuvrait auprès des malades et communautés environnantes.
En 1998, le CMD Lemera a connu un choc qui a fallu l'emportait.
L'un de ses membres actifs était assassiné par les forces de la rébellion
congolaise. Mr. Semurongo, un enseignant d'école secondaire, et
membre du CMD ayant suivi tous es trois modules de la session de formation
"Artisans de Paix", était lâchement abattu par les forces rebelles.
Héritiers de la Justice en général et plus particulièrement les
membres du CMD Lemera sont restés marqué par cette triste expérience et
continuent de clamer justice pour la mort de Mr. Semourongo.
Bien que toujours secoué par la mort de l'un de ses membres,
le CMD Lemera n'est pas disparu. Bien au contraire, les membres encore
en vie ont jurés de pérenniser l'œuvre pour laquelle l'un de leurs
a payé de sa vie
Pensez-vous que vous pouvez aider ce CMD ou entrer en
contact direct avec lui, s'il vous plaît écrivez au:
CMD Lemera
c/o Héritiers de la Justice
P.o Box 234 Cyangugu
Rwanda
En date du 6 Aout 1996, le mouvement rebelle congolais alors
AFDL sous les commandes de Kabila avait attaqué cet hôpital, tuant une
dizaine des malades et infirmiers, brûlants la quasi totalité des
infrastructures et emportant tout les matériels. Dès lors l'Hôpital
avait fermé ses portes et les populations qui en dépendaient abandonnées
à leur triste sort.
Les responsabilités dans ces crimes de guerre n'ont
jamais été établies et les auteurs de ces crimes odieux de Lemera continuent
de courir les rues, si pas siroter des champagnes dans des grands
salons politiques.
En 1998, le CMD Lemera a connu un choc qui a fallu l'emportait.
L'un de ses membres actifs étaient assassiné par les forces de la rébellion
congolaise. Mr. Semurongo, un enseignant d'école secondaire et
membre du CMD ayant suivi tous es trois modules de la session de formation
"Artisans de Paix" était lâchement abattu par les forces rebelles.
Héritiers de la Justice en général et plus particulièrement les
membres du CMD Lemera sont restés marqué par cette triste expérience et
continuent de clamer justice pour la mort de Mr. Semourongo.
Bien que toujours secoué par la mort de l'un de ses membres,
le CMD Lemera n'est pas disparu. Bien au contraire, les membres encore
en vie ont jurés de pérenniser l'œuvre pour laquelle l'un de leurs
a payé de sa vie
Ainsi que le démontrent les quelques extraits suivants des récits en
provenance de Lemera, le CMD Lemera est entrain
de retrouver la voie de la normalité:
"...Le CMD s'efforce de lier les informations à ses activités quotidiennes
. A l'hôpital de Lemera dont les activités viennent d'être relancées, le CMD se préoccupe
des droits des malades internes à la suite des tortures et blessures
de guerre...."
"...Notre CMD a reçu l'adhésion de deux nouveaux membres. Il s'agit de
Messieurs Mulongecha Lusema et Shwana Rukebesha. Ces nouvelles entrées renforcent
notre équipe dispersée avec les événement d'août 1998. Nous restons
convaincus que comme nos activités redémarrent, chaque membre sera sanctionné
suivant son entière participation..."
Fait à Lemera Septembre 1999
Le CMD Lemera
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LEMERA: RISQUE D'ETRE LA SCENE DES NOUVELLES ATROCITES(13 février 2000)
La collectivité de Lemera risque d'être la scène des nouvelles atrocités de suite d'une montée de la tension parmi les populations natives et les tenants du nouveau pouvoir.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les réalités de la crise qui secoue présentement le Kivu en général et la collectivité de Lemera en particulier, cette localité est située à environ 49 km de la ville de Buakvu. Ayant hébergé l'une des premières écoles missionnaires pour la formation de l'élite enseignante de la région du Sud-Kivu, Lemera est considéré comme le berceau du protestantisme, une religion qui comprend plus de 56 % de la population de cette partie du Congo.
Lemera avait jusqu'en Aout 1996, un des grands hôpitaux de la République Démocratique du Congo. Avec une capacité de plus de 300 lits, des locaux couvrant plus de 40 hectares, une équipe faite de plus de 10 médecins spécialistes et un budget de plus de 2 millions des dollars US, cet hôpital missionnaire suédois faisait la fierté du Sud-Kivu et desservaient une population d'environs 4 millions d'habitants.
Ce complexe hospitalier, considéré par les Kivutiens comme un de leurs grands bijoux et résultat des efforts autochtones après la démission socio-économique du pouvoir kleptomane de Mobutu n'appartient plus qu'à l'histoire.
En effet en date du 6 aout 1996, cet hôpital était le premier a être attaqué par les forces rebelles alors commandées par Mr. Kabila. Une dizaine des femmes enceintes, divers malades qui ne pouvaient bouger de leurs lits et 2 agents médicaux étaient lâchement et sauvagement tués. Tout le charroi automobile de l'hôpital, son patrimoine immobilier, le stock des médicaments et toutes les habitations étaient détruites.
En dépits de l'ombre de terreur qui a survécu sur cette colline de Lemera durant les jours suivant ces odieux actes constitutifs des crimes de guerre, Héritiers de la Justice avait pris le risque de se rendre sur les lieux du massacre le jour suivant, alors que les corps des victimes jonchaient encore toutes les salles, entrées et coins de l'hôpital. Oui, encore une fois, nous n'avons agit que dans la mesure du possible, à savoir dénoncer le mal, le rapporter à qui de droit et toute conscience animée d'humanisme. Mais jusqu' à ce jour les auteurs de ces cimes continuent de faire le tour des capitales étrangères sous la peau "d'hommes d'États".
Depuis ce jour la collectivité de Lemera a changé de face. Pour quelqu'un qui y est arrivé plusieurs années avant, la place est devenue méconnaissable. Non seulement l'hôpital ne s'est jamais reconstitué dans sa veille peau mais aussi les réalités sociales.
Comme toutes les collectivités du Sud-Kivu qui ont particulièrement connu les grandes atrocités, Lemera connaît depuis les dernières semaines un renforcement en nombre d'hommes en armes qui circulent dans la collectivité. L'on indique également qu'un grand nombre des personnes civiles sont en possession d'armes à feu. Des incidents entre populations locales et agents public se multiplient. Dans les bouchent des populations locales ressortent des paroles qui dévoilent un sens croissant de malaise.
AGISSONS AVANT QU'IL NE SOIT TARD ET NOUS POURRIONS SAUVER DES MILLIERS DE VIES HUMAINES.
1. Janvier 2000, Les atrocités des quatres derniers mois de 1999
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