Kamanyola est situé à 56 km de la ville de Bukavu. C'est une localité
aux frontières Congolaises avec le Rwanda. Sa population d'environs 8.700 habitants
vit de l'agriculture et de l'élevage du bovin.
Administrativement Kamanyola relève de la Zone rurale de Walungu et de la collectivité-
chefferie de Ngweshe. Elle est entourée des collectivités de Bavira, de Bafuliru ainsi que celle
de Kaziba
Kamanyola
a été l'une des parties du Kivu les plus affectées par la guerre qui présentement
déchire le Congo. Avec une population à expression ruandaise de plus
de 23 pour cent, Kamanyola a, sous les derniers jours de régime de Mobutu, été
la scène des nombreux cas des meurtres et massacres des civiles accusés de collaborer avec
la rébellion, alors sous les commandes de Laurent Kabila.
IL faut noter qu'à Kamanyola le Rwanda et le Congo ont comme frontière commune
la rivière Ruzizi. Pour les populations de Kamanyola, ce pont a longtemps
servit de liaison entre elle et les populations de
Bugarama, la localité ruandaise frontalière.
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Le CMD Kamanyola a été l'un des 15 premiers Comités de Médiation et de Défense
crées par Héritiers de la Justice. Le CMD de Kamanyola comprend 6 personnes ayant bénéficié de la
formation complète "artisans de paix". Son président, Mr. Mapatano est également un des responsables de
l'église protestante locale et enseignant dans une école primaire de la place.
En 1996 ce CMD a était secoué par la disparition de l'un de ses membres
arrêté et pris pour une destination inconnue par le responsable local
des services de renseignement de l'ancien régime de Mobutu. Jusqu'à ce
jour, ce membre n'est jamais réapparu. Héritiers de la Justice pense que
ce disparu aurait été tué. Le cas avait été suffisamment documenté
par Héritiers de la Justice.
Pensez-vous que vous pouvez aider ce CMD ou entrer en
contact direct avec lui, s'il vous plaît écrivez au:
CMD Kamanyola
c/o Héritiers de la Justice
P.o Box 234 Cyangugu
Rwanda |
- M'Birego est une vieille veuve de 72 ans. Elle avait été mariée pour
plus de 40 ans. Son mariage n'avait malheureusement pas eu d'enfants.
A la mort de son mari, les membres de la famille du défunt avaient
dépossédé M'Birego de tout son héritage, brûlé ses maisons et demandé à
la pauvre le remboursement de dot, pour n'avoir pas donné d'enfants à la
famille.
Un tribunal coutumier de Kamanyola avait rendu un jugement
en défaveur de la victime, cautionnant les actes de la famille
du défunt mari a M'Birego.
M'Birego s'était adressé au CMD-Kamanyola. De par les
principes d'action des CMDs, ces derniers ne sont ni juges ni arbitres dans
pareilles situation. Leur première action avait ainsi consistait en
une tentative de médiation entre les deux parties. Six séances de
médiations directes entre M'Birego et sa belle-famille avaient en effet été
tenues par le CMD-Kamanyola.
Le CMD-Kamanyola avait également consulté les autorités administratives locales
pour le cas de M'birego, qui avait été rétabli dans ses droits.
Ci-après quelques appels du Kamanyola
"...Dans nos réunions de la fois dernière, nous avons analysé les forces et les faiblesses
de notre comité. Ce diagnostic nous a amené à définir une nouvelle stratégie de travail
en période de non-paix. Ainsi sommes-nous déterminé à mieux faire au cours des mois à venir...
Le champ d'action du CMD Kamanyola est toujours caractérisé par l'insécurité généralisée,
les menaces de tous ordres, le vol et extorsion des biens de la part des armées y opérant.
Les populations qui habitent les villages de Bwigola et Kulunga dans la chefferie
de Bafuliro se déplacent massivement vers le groupement Kamanyola à la recherche de la paix et
de la sécurité et de leurs biens. Cette situation handicape le bon déroulement des activités du
CMD et a affaibli notre rendement..."
fait à Kamanyola
septembre 1999
CMD Kamanyola
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