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ALERTE ROUGE: Le Kivu entrain d'être transformé en champ des mines : Plus de 20 personnes tuées dans un intervalle de 7 jours.
Deux mines anti-personnels ont explosé respectivement le Samedi 27 et le Dimanche 28 Janvier 2001 à Kiliba. Secteur 5 et le Secteur 1 des ex-camps des travailleurs de la Compagnie Sucrière de Kiliba SUCKI (Sucrerie de Kiliba, camps situés du côté congolais dans la zone frontalière burundo-congolaise appelée Rukoko dans le territoire d'Uvira en province du Sud-Kivu. Ces explosions qui ont fait cinq morts font suite à celle d'une mine anti-char piégée contre un véhicule militaire sur la route Uvira-Fizi vers Makobola en date du 20 Janvier 2001.
Voilà que l'escalade de la violence et d'horreur déjà dénoncées dans cette partie de la République Démocratique du Congo (RCD) viennent s'ajouter des attaques aux engins meurtriers qui causent de l'inquiétude et de la désolation parmi les paisibles populations innocentes du Kivu.
Dans un espace de 7 jours, trois explosions des mines ont été signalées dans le territoire d'Uvira. La première qui a entraîné la mort de près d'une dizaine des personnes, toutes militaires et endommage totalement un véhicule, aurait été postée par des éléments mai-mai basés sur les hauteurs de Makobola.
Selon des informations en provenance de ce milieu, la marine militaire de l'armée Burundaise qui contrôle cette contrée bombarderaient régulièrement le village de Luhanga situé à quelques kilomètres de Makobola, sur la route Uvira-Fizi. Ces bombardements ciblées viseraient à démanteler le réseau de l'ennemi monté sur la brèche à cet endroit.
Des sources concordantes allèguent que le groupe des Mayi-may précités ont placé cette mine anti-char d'une charge explosive évaluée à 400 kilogrammes en vue de prendre leur revanche sur leurs adversaires de l'armée officielle burundaise.
Curieusement, une semaine après l'attentat meurtrier de Makobola, deux autres mines, cette fois-ci anti-personnels vont éclater dans les secteurs 5 et des camps de la Cite de Kiliba.
A la suite de ces explosions survenues dans les champs des paysans au niveau des points d'irrigation et sur un sentier de campagne, quatre personnes civiles, dont trois femmes ont trouve la mort.
Parmi les victimes figurent la femme d'un pasteur protestant de Kiliba, du nom de Gustave et Monsieur Mushobolwa habitant du village Runingu et exploitant du taxi-velo (communément appeéle Dariste).
Rukoko est une zone burundaise parsemée d'une végétation constituée de sorte des palmiers sauvages (mabilibili). Selon des sources fiables, cette contrée est infestée, dans la rive burundaise, par des milices des Forces Nationales pour la Libération (FNL) et reste depuis la guerre déclenchée par le RCD, sous contrôle de l'armée burundaise déployée massivement sur les deux rives congolaises et burundaise) avec mission première d'anéantir les bandes armées, toutes catégories confondues.
D'après certains habitants de Kiliba, la plaine de la Ruzizi à partir du Secteur 6 dans la concession de la Sucrière de Kiliba jusqu'au village Mwaba en passant par Kabunambo serait devenue un champ des mines.
Depuis l'apparition et l'identification de ces cas, les paysans ne vaquent plus librement à leurs activités par peur de la mort. En revanche, ils montent des stratégies de déminages en sacrifiant des vaches.
A Nyakabere, un groupe des Mai-mai informés de cette situation s'est rué sur les troupeaux de Banyamulenge et a emporté une vingtaine. A titre de représailles, ces derniers développent des actions de pillage de bétail appartenant a d'autres populations originaires de la Plaine de la Ruzizi.
Par ailleurs, dans la nuit du 1 et 2 février, un groupe d'hommes armes ont organise un pillage au dépôt des matériels d'adduction d'eau potable appartenant a l'ONG Solidarité Paysanne. Ce matériel pille à Kigurwe dans la plaine de la Ruzizi était destine a desservir la population de 13 villages, celui de Ndunda notamment.
Selon des informations en notre possession aucune intervention urgente n'a été faite par le commandant burundais du poste situe à une centaine des mètres du dépôt. Au contraire des sources locales confirment que des populations auraient été mobilisées en pleine journée pour faciliter le transport de ce matériel jusqu'au poste frontalier de Namoma en vue de la traversée du butin au Burundi.
Des esprits avisées estiment que le placement de ces engin meurtriers par des personnes ou des groupes de mauvaise volonté constitue non seulement une menace sérieuse au processus de paix, mais aussi vise à supprimer des vies humaines, à semer la désolation dans la population et a constituer des obstacles aux efforts de déploiement des forces de la Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo (MONUC) a l'EST de la République Démocratique du Congo (RCD). Les congolais devraient tirer des leçons de l'expérience de 1996.
HERITIERS DE LA JUSTICE déplore les pertes en vie humaine et réitère son appel à la Communauté Internationale pour une solution politique rapide au conflit qui déchire le Congo, mais aussi de mettre sur pieds un dispositif de déminage de la Région du Kivu.
Héritiers de la Justice
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La RONDE du Kivu Mwenga centre | Kamituga | - - Dan Church Objectifs,...
Rapport des Droits de l'Homme & Media Internationaux sur le Kivu
Human Rights Watch
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