COLLECTIF D’ACTIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DES DROITS DE L’HOMME au Congo-Kinshasa
COLLECTIVE ACTIONS FOR THE HUMAN RIGHTS DEVELOPPEMENT in Congo-Kinshasa
CADDHOM asbl
Siège social : Kamituga-Kivu / République Démocratique Du Congo
Association indépendante de défense des droits humains
RAPPORT SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU CONGO-KINSHASA :
UNE ANNEE D’OCCUPATION ET DE REBELLION AU KIVU(
02 août 1998 - 02 août 1999)« UNE ANNEE DE CRIMES CONTRE L’HUMANITE au Kivu »
AOUT 1999
I. I NFORMATIONS GENERALES
En une année d’occupation et de rébellion au Kivu le bilan est catastrophique : plus ou moins 6000 civiles massacrées et/ou tuées, plus 500 personnes disparues, des milliers de refugiés et le déplacés, des dizaines de leaders de la société civile, de militants des droits de l’homme, des prêtres exilés, de millions de dollars d’équipements et des biens pillés ou détruits, condamnant ainsi plus de 10 millions d’âmes à des maladies, à la famine, à la misère, à l’angoisse… bref, à la mort.
La communauté internationale (ONU, UE, OUA) le sait. Mais elle se rend complice des crimes contre l’humanité au Kivu par allégeance au « Tutsiisme «et aux centres des pouvoirs économiques qui manipulent la vérité pour continuer à profiter des trafics organisés par les forces rebelles et d’occupation instituant ainsi une mafia dangereuse pour la paix dans toute la région de grands lacs africains. Elle tente timidement de favoriser la signature des accords de paix entre les belligérants sans un engagement concret.
Certes ,il y a nécessité de mettre fin à cette guerre, de signer des accords de paix et de faire appliquer les accords de LUSAKA le 18 juillet 1999 que le CADDHOM soutient fermement, mais aussi il y aura nécessité des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés des massacres, crimes et violations des droits humains au Kivu pour indemniser les familles des victimes et combattre la culture de la violence et de l’impunité. L’institution d’un tribunal, pénal sur le Kivu n’est pas seulement une nécessité mais une obligation pour l’ONU après 50 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui a la prétention d’effacer à jamais à la face du monde la barbarie, le génocide, les crimes contre l’humanité.
Malgré les avancées des rebelles et alliés, le Kivu reste incontournable. La résistance des combattants autochtones Maï-Maï occupent les campagnes coupant les zones rurales de centre ville Bukavu, Uvira, Goma et Kindu.La situation sécuritaire reste très précaire. La population est prise en sandwiches. Si elle n’est pas accusée de complicité avec l’ennemi, elle est prise pour ennemi.
CADDHOM publie cet autre document comme tout d’autre déjà pour interpeller la communauté internationale sur le drame humain au Kivu qui dépasse de loin celui Kosovo. L’histoire attend. L’oubli et l’impunité sont deux fléaux qui détruiront l’humanité en ce 21è siècle naissant.
II ETAT DE LA SITUATION
Une Hécatombe : les pillages et les vols ont détruit le tissu socio-économique et l’environnement, tueries, répressions, exécutions sommaires, rançonnements sont monnaies courantes chez les belligerants.
La gestion de la population repose sur la terreur, les intérêts financiers passent avant les droits, l’ethnisme et violations massives des droits des humains sont les lots quotidiens de la population. Malgré l’avancée des occupants et rebelles dans les provinces du Kasaï, de l’Equateur et le Katanga ; ils ne contrôlent pas jusque-là tout le Kivu . les 3/5 restent aux mains de la résistance Maï-Maï divisant ainsi le Kivu en deux territoires
Chaque camp ayant ses chefs, ses lois et son administration.
Sur le plan social et économique la majorité de la population rurale vit dans la brousse fuyant les répressions des uns et des autres, abandonnant ainsi leurs villages et leurs champs et se trouvent confronter à la famine, aux maladies … vivent comme des animaux sauvages. Les enfants ont abandonné l’école pour s’enrôler dans la rebellion ou la résistance Maï- Maï pour leur sécurité et survie. Les filles sont poussées à la prostitution dès l’âge de 12 ans. Les salaires n’existent plus. Les commerçants tombent progressivement en faillite. Le troc est à la une.
Les populations se trouvent ainsi plongées dans une situation de misère indescriptible.
Ainsi, la guerre du RCD au lieu de résoudre les problèmes sociaux et de cohabitation ethnique a plus que jamais contribué à élargir
le fossé entre les différents groupes à multiplier les barrières, à entretenir la méfiance, la
Peur et la haine.
Le fait de hisser de nouveaux drapeaux au Kivu, le 30 juin 1999, fête de l’indépendance nationale du Congo/ Kinshasa, est venu corroborer l’idée nourrie déjà par la population autochtone selon laquelle le Rwandais ont des visées expansionnistes au Congo.
Sur le plan sanitaire,
La situation est affreuse. Les établissements médico-sanitaires sont quasi-inexistants. Et là où ils existent, la plupart sont devenue de véritables mouroirs.les produits pharmaceutiques sont devenus rarissimes.la population se ravitaille auprès des commerçants ambulants sans aucune formation médicale. Ils vendent ainsi de produits souvent mal conservés, à des doses incertaines avec risque d’intoxication.
On assiste à une recrudescence de certaines maladies : Sida, choléra, diarrhée sanguinolente, méningite, poliomyélite…
Les lépreux et les tuberculeux n’ont plus de médicaments et certains ont arrêté leur cure, faute d’approvisionnement. Le seul salut est dans la médecine traditionnelle et le fétichisme.
Les groupes les plus vulnérables sont : les vieillards, les femmes enceintes, les enfants les victimes se comptent par milliers.
Sur le plan politique :
Une rebellion impopulaire. Elle ne jouit d’aucun crédit au sein de la population des zones occupées. Elle reste minée de l’intérieur par des dissensions internes et des mois.
La sécurité des personnes et de leurs biens pour lesquels ils seraient entrés en rébellion sont oubliés.
Sur le plan religieux
Les relations avec l’Eglise, notamment l’Eglise catholique romaine, ne sont pas au bon fixe. Depuis la mort de l’Archevêque de Bukavu (RDC), Monseigneur Munzihirwa christophe, s.j., le 29 octobre 1996, la liste des personnes ecclésiastiques tuées ne cesse de s’allonger : 4 prêtres , 1 diacre , 3 religieuses d’Uvira tués , 3 de Bukavu , 2 de Goma , 8 prêtres et 3 religieuses rwandais tués à Kalima ( Kasongo/Maniema )etc.
4religieuses violées. Biens des Eglises ont été profanés (Kasika, Fizi, Sange, etc. ) et saccagées. Les couvents ont été cambriolés et dépouillés de tout . Aux yeux des fidèles c’est une nouvelle persécution contre l’Eglise qui est annoncée . A l’heure actuelle, bien les prêtres et pasteurs vivent en Exile ou la clandestinité sur leur propre territoire.
L’Est de la RDC est devenu une poudrière. Huit armées, une douzaine de milices et beaucoup d’armées d’ombres s’y affrontent. Les droits des humains en pâtissent grandement. Le tissu social et économique fort laminé. Les valeurs morales et religieuses éclaboussées. La population est à la merci des belligérants. Tâchons de faire la part des responsabilités.
III CRIMES ET VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME
III.1. CRIMES ET VIIOLATIONS IMPUTES AUX
REBELLES DU RCD ET ALLIES
Dans ce rapport nous ne revenons pas en détails sur les massacres, crimes et autres violations commis entre le 2 août 1998 et le 31 janvier 1999.ces informations avaient été publiées dans nos rapports précédents. ( République Démocratique du Congo Sud-Kivu, sous occupation et rebellion plus de 3700 morts civiles massacrés ou assassinés en 6 mois rapport semestriel du 02 août 98 au 02 août 99).
Toutefois pour rappel, voici le bilan des crimes humains au 31 janvier 1999 par le RCD :
Malgré ces chiffres, les rebelles du RCD et les occupants Ugandais, Rwandais et Burundais n’ont pas changé de politique et de mode de gestion des territoires.
III.1.1 ATTEINTE ALA SOUVERAINETE ET A L’INTEGRITE DU CONGO
Alors que les négociations allaient bon train à Lusaka, au Kivu, le RCD –Kigali hissa de nouveaux drapeaux pour signifier la sécession du Kivu.
Pour la population, c’en était trop. Ainsi le 30juin 1999 sous l’égide de COJESKI (Collectif des associations de Jeunes du Sud Kivu) une marche pacifique de protestation eut lieu à Bukavu et se termina par la destruction de tous les drapeaux par la foule.
Le CADDHOM dénonce et proteste contre cet acte téléguidé de Kigali et rappelle que seul le peuple a le droit de se choisir une nation et qu’un pays tiers ne peut commander l’autodétermination. Cet acte va en outre en l’encontre de la charte africaine des Droits et des Nations.
III.1.2. DENI DES DROITS D’ETRE HUTU VIVANT AU CONGO OU
REFUGIE HUTU RWANDAIS
Depuis le génocide rwandais, de 1994 où avaient péri bien des hutu que tutsi ; les tutsi qui furent victimes hier au Rwanda, se font aujourd’hui bourreaux des Hutu au Kivu.
Les Ruandais les appellent «interahamwe » et «cndd-fdd ou PALIPEHUTU »
La communauté internationale le sait et fait complice de ces crimes organisés destinés à exterminer des groupes des populations. Et ils sont pour la plupart civils, les Hutu armés vivent loin dans les collines et aujourd’hui la majorité se trouve au Rwanda et en Tanzanie.
Aujourd’hui au Kivu, tout hutu trouvé sur terrain est soit genocidaire (pour le Rwanda)
ou criminels(pour le Burundi). Et ils appliquent sans rire la fable de La Fontaine dans «lee loup et l’agneau » : « Si ce n’est ni toi, c’est donc ton frère où quelqu’un de tien »et ils ne les épargnèrent guère.
CADDHOM dénonce cette approche animale de la question.
III.1.3 DENI DU DROIT A L’INFORMATION
« Là où l’opinion publique cesse de fonctionner librement, c’est là que la paix est en péril » PIE XII.
Depuis début juillet 1999, la radio Maendeleo de Bukavu est frappée d’interdiction de diffusion par le bureau politique du RCD – ILUNGA pour avoir diffusé des flashes d’informations sur la marche pacifique de protestation contre la sécession du Kivu.
En réalité, la Radio Maendeleo était depuis longtemps dans la ligne de mire du RCD pour sa neutralité et son indépendance d’informations.
A quatre reprises, le directeur KIZITO MUSHIZI avait été interpellé, alors que le responsable des informations, KAMENGELE OMBA lui avait menacé à 7 occasions.
CADDHOM dénonce l’interdiction de Radio Maendeleo qui va à l’encontre de la liberté d’expression et d’opinion.
III.1.4. MASSACRES, ASSASSINATS ET EXECUTIONS SOMMAIRES
- Du 05 au 07 Mars1999 à Kamituga ,après une confrontation avec les Maï –Maï ,les forces du RCD massacrent dans leurs maisons 127 personnes dont : BULILI, Dunia ,Elias ,Londa +8 personnes , fils Bulili ,Ngwabi ,Delvon, Wasso, Bazinga ,Mwene Sango , Kasololo infirmier , Henry , Lunanga , Lobe , Maman Mumba , Byabele , Mama Muller , Mihali Kisumba ,Milenge Ongwa , Mwanga Lango , Kamungo , Cikuru, Kibongo , Mwenemali , Mangaiko , Bahizire , Zebia , Bayaruge , Zaninga +13 personnes, Kabazi , Luyeye , Kininga , Kalamo , Byeka , Mangasa Mwambazi, Malamu Chishi Masilya +3personnes ,Kami , Charles chef de localité, Thierry Kyamwami.
III.1.5 INSECURITE, ARRESTATIONS ARBITRAIRES ENLEVEMENTS.
III.1.6. ATTEINTE AUX DROITS DE L’ENFANT
Depuis le déclenchement des hostilités entre les forces fidèles au Président Kabila et les rebelles congolais du RCD et alliés du Rwanda-Burundi-Uganda, les droits de l’enfant sont en péril permanents .
Si les écoles ont ouvert les portes en Janvier 99 dernier en villes de Bukavu , Goma et Uvira , dans les zones rurales elles sont restées fermées . Les enfants se trouvent en brousse avec leurs parents .
D’autres se sont enrôlés au sein des forces rebelles volontaires pour survivre et sauver leur famille.
Les filles dès l âge de 10 –12 ans sont poussées à la prostitution dans ce bled où l’utilisation des préservatifs n’est pas d’actualité.
III.1.7. DENI DU DROIT A LA RELIGION ET A LA MORALE
Les forces du RCD s ‘acharnent à détruire l’Eglise, depuis les débuts des hostilités entre les deux belligérants.Ceci pour la simple raison que la seule structure qui marche fort heureusement après la mort de l’état Mobutiste est l’Eglise. C’est la seule chance pour le peuple. Ainsi, ont-ils détruit les paroisses, pillé les couvents, assassinés les prêtres, les pasteurs, les religieuses et les fidèles détruisant le fondement même de l’Eglise. Aujourd’hui ,la majorité des prêtres vit en exil et/ou déplacés. La chrétienté se retrouve seule devant la haine, l’angoisse, et la méfiance. La morale chrétienne jusque-là observée est en péril.
III.2 CRIMES ET VIOLATIONS IMPUTES AUX COMBATTANTS MAI-MAI
Alors que les Maï –Maï jouissent du soutien populaire au Kivu, ils excellent aujourd’hui par des exactions contre cette même population ou plus ou moins à des personnes taxées d’être au service du tutsiisme, de l’occupation étrangère et leur justice reste expéditive et musclée.
Ainsi pour les Maï Maï, pour tout acte qualifié par eux d’infractions est fouettable avant même d’être entendu.
Par exemple ,lors de leur occupation de Kamituga ,( Aujourd’hui ils occupent toute la zone de Mwenga ,excepté Kamituga qui pour y aller aujourd’hui on doit monter l’avion , les routes restent Maï -Maï ) ,à la porte d’entrée du tribunal central était inscrit en kibembe( dialecte d’un ethnie de la région du Sud Kivu ) « MBELE YI SAMBA FIMBO « C’est- à-dire « Avant de comparaître, le fouet ». Et le plaignant et l’accusé, tous étaient fouettés. Pour eux la torture fait partie des règles d’éducation populaire.
III.2 .1 ASSASSINATS, MASSACRES, ET EXECUTIONS SOMMAIRES
-16 avril 1999 à Mpene kusu, Moire et Salome sont égorgés par les Maï –Maï pour complicité avec la RCD.
III.2.2 INSECURITE ET ATTEINTE AUX DROITS DE LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES ET DE BIENS
Comme nous l’avons dit dans notre introduction, le Kivu reste divisé en zones d’influences Maï –Maï ou RCD. Cette situation crée des barrières entre les deux camps où pour passer la population est soumise à des multiples tracasseries. Ainsi, la population a décidé de vivre soit en ville soit à la campagne et ne circule presque plus.
Les routes, pour Bukavu, Uvira, Goma sont ainsi coupées de tout trafic par les Maï –Maï pour asphyxier les forces d’occupation et de rébellion dans les villes et cités.
Sur la route Bukavu-Kamituga-Shabunda-Kindu, le trafic est interrompu à partir du village de Tubimbi jusqu’à celui de Mungombe. Cette situation oblige la population ( y compris les rebelles du RCD)à n’utiliser que le transport aérien desservi par un aéronef de Madame Aziz Khursum( président de la fabrique de tabac UZABUCO de Bukavu et qui a ouvert un comptoir d’achat d’or à kamituga depuis le mois de février1999. Elle a été aussi active dans le trafic d’armes au profit des rebelles burundais du CNDD entre 1994-1996). Cette situation rend aussi difficile le ravitaillement de la ville de kamituga, de la zone rurale de Mwenga et Shabunda en produits alimentaires, pharmaceutiques et autres de premières nécessités.
Sur d’autres axes routiers du Kivu(Bukavu-Goma, Bukavu-Butembo, Bukavu-Uvira-Fizi ), le trafic est timide mais existant. Cependant, l’insécurité y est quasi-permanente à cause de l’érection de plusieurs barrières policières par les différentes bandes armées( RCD, MaiMai, Ex-FAR…) et leurs attaques sporadiques sur les camions des commerçants. En effet :
Cette situation nous amène à conclure après 12 mois de règne du RCD que la rebellion déclenchée pour » combattre les abus de pouvoirs de Kabila , securiser la population et les frontières rwandaises, burundaises, ugandaises » a échoué sa mission. Et nous en prenons acte.
IV. CONCLUSION GENERALE
Mahatma GHANDI disait »Tout ce qui est fondé sur l’injustice et le mensonge,même les plus grands empires, est appelé à s’écrouler. »
Les événements qui se déroulent actuellement au Kivu en particulier et dans la Région de Grands lacs africains en général sont basés sur une manipulation mensongère criminelle qui n’ont autre objectif que le trafic d’armes, des matières précieuses, de la drogue(distribuée aux combattants), l’enrichissement illicite des seigneurs des guerres, la conquête des marchés africains, etc. D’où l’acharnement des puissances régionales et occidentales.
A côté de cela Tous les motifs déclarés de la guerre sont oubliés au mépris des vies humaines et des victimes de génocides et crimes contre l’humanité.
En réaction des populations civiles, il y a de plus en plus l’option de la lutte armée et autres formes de violence pour exprimer leurs mécontentements et leur refus à la domination. C’est ce qu’ils appellent mouvement MaiMai ou Forces d’Autodéfense Populaire(FAP).
Comme l’on a pu le constater ci-haut, et les forces rebelles et les forces étrangères d’occupations et les forces dites de résistance, toutes sont auteurs des violations massives des droits de l’homme qui appellent une justice internationale indépendante et une Réconciliation entre les peuples de la Région, la réhabilitation des victimes et l’instauration de la démocratie dans tous les pays de la Région des Grands lacs africains.
Et pour y arriver le CADDHOM recommande :
V. RECOMMANDATIONS
La situation qui prévaut actuellement en République Démocratique du Congo(RDC) et tout particulièrement à l’Est, dans sa province du Kivu, interpelle tout le monde et oblige chacun à son niveau à s’engager sans complaisance et passion pour l’émergence d’une paix durable dans la Région des Grands Lacs africains. C’est dans ce cadre que le CADDHOM recommande :
A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
A L’ETAT CONGOLAIS
AUX REGIMES DU RWANDA, DU BURUNDI ET DE L’UGANDA :
AU VATICAN, CONSEIL EUCUMENIQUE MONDIAL DES EGLISES, CONSEIL ISLAMIQUE MONDIAL, ETC :
A LA SOCIETE CIVILE