Heritiers de la Justice, HJ
Service des Eglises Protestantes pour les Droits Humains et la Paix
Au chevet des populations rurales oubliées du Sud-Kivu
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A LA UNE


I. Chronique des médias sur le conflit Congolais

II. Quel coin du Sud-Kivu flash?

-A mwenga
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I. Chronique des medias sur le Conflit Congolais

-SOCIETE' CIVILE DU SUD-KIVU BUREAU DE COORDINATION PROVINCIALE B.P. 43 BUKAVU RDC CONTINUE DE NIER CONNAITRE QUELQUE CHOSE DESDITS 80.000.000 DES us dollars, pretendument octroyes par la Banque de Grenada. Ci-apres le communique rendu public par la Societe Civile:

-COMMUNIQUE' DE PRESSE N°BC/Pdt/20008/01 La Societe' Civile de la province du Sud-Kivu, Republique Democratique du Congo, a suivi ce lundi 10 janvier 2000 à 08h12' heures de Bukavu, l'interview accordee par Monsieur Willy MISHIKI à Monsieur Ferdinand Ferella, journaliste a' la Voix de l'Amerique. Selon cette interview, une banque de Grenade a octroye' a' l'association de Mr Willy MISHIKI au nom de la societe' civile de la Republique Democratique du Congo, une somme de quatre vingt millions de dollars (USD 80.000.000), dont 16.000.000 destines a' la societe' civile de la RDC, 16.000.000 a' chacune des factions du RCD (Goma et Kisangani), 16.000.000 a' MLC de Jean-Pierre BEMBA, et 16.000.000 au gouvernement de Kinshasa.

-La Societe' Civile du Sud-Kivu n'est et ne sera pas partie prenante de ce don, car le Peuple Congolais n'a pas besoin de l'argent qui pourrait servir a' l'achat des armes qui viendront tuer les populations innocentes de notre pays. En effet, la Republique Democratique du Congo notre Patrie, a plutot besoin urgent, a' l'heure actuelle du respect de son integrite' territoriale et de sa souverainete' violees par les agresseurs depuis le 02 aout 1998. Avec ses enormes potentialites, le Congo-Kinshasa en paix et au travail est, tous comptes faits, capable de produire et de generer plus de quatre-vingt millions de dollars par semaine. La Societe' Civile du Sud-Kivu, coalition de toutes les associations sans but lucratif et de toutes les autres organisations civiles sur terrain au Sud-Kivu que nous representons, nous charge de meconnaître cet argent dont nous ignorons les tenants et aboutissants.

-Fait à Bukavu, le 11 janvier 2000 Ir. Joseph MUYENGO KYALANGILWA President de la Societe' Civile du SUD-KIVU

-Il reste une énigme de savoir si Mr. Kabila prendra part à LA RENCONTRE DE NEW YORK SUR LA CRISE CONGOLAISE, qui débute ce 24 Janvier. Alors que tous les autres chefs d'États dont les forces armées sont présentes au Congo ont déjà fait savoir de leurs intentions d'effectuer le déplacement de New York, en date du Lundi 11 Janvier Mr. Kabila a déclaré sur la télévision congolaise qu'il ne prendrait pas part à ladite rencontre à moins que les troupes Ruandaises et Ougandaises aient préalablement quitté son territoire. Plusieurs s'interrogent sur la véracité de cette déclaration étant donné que l'allié no. 1 du régime de Kabila, le Zimbabwéen Robert Mugabe, s'est déclaré favorable à la rencontre.

-Dans cette même perpective de la crise congolaise et du "mois Africain" décrété par la présidence américaine du Conseil de Sécurité, ce dernier a hier suivi un plaidoyer de Mme Sadako Ogata, Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, pour l'Afrique. Le Haut Commissaire a encore une fois souligné l'abandon de l'Afrique par la Communauté internationale et a successivement qualifié la situation des réfugiés et déplacés congolais, Burundais, et autre d'inacceptable. Ci-après les débats du Conseil de Sécurité :

-LE CONSEIL EXPRIME SA PREOCCUPATION FACE AU NOMBRE ALARMANT DE REFUGIES ET DE PERSONNES DEPLACEES EN AFRIQUE (13 Janvier 2000) 20000113) Cliquez ici pour lire les opinions des differentes délégations au Conseil de Sécurité

-Le HCR souligne la nécessité d'établir une autorité pour l'exécution de la loi et un appui au maintien de la paix régionale Réuni ce matin sous la présidence de M. Richard Holbrooke (Etats-Unis), le Conseil de sécurité a examiné, dans le cadre de son mois consacré à l'Afrique, la question de l'assistance humanitaire aux réfugiés en Afrique. Le Président du Conseil a fait, au terme de cette réunion, et au nom des Membres du Conseil, une déclaration par laquelle il constate avec une grave préoccupation qu'un nombre alarmant de réfugiés et de personnes déplacées en Afrique ne reçoivent pas une protection et une assistance suffisantes. Il a noté que les réfugiés sont protégés par la Convention des Nations Unies de 1951 et par le Protocole de 1967 se rapportant au statut des réfugiés, la Convention de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique (1969), et par d'autres initiatives pertinentes dans la région. Le Conseil souligne qu'il importe de fournir une protection et une assistance adéquates tant aux réfugiés qu'aux personnes déplacées, compte tenu des difficultés particulières que présentent la fourniture d'une aide humanitaire aux personnes déplacées en Afrique. Il demande instamment à la communauté internationale de les doter des ressources financières nécessaires, compte tenu des besoins considérables auxquels le continent doit faire face.

-Ce sont les pays qui ont le plus généreusement accueilli les réfugiés qui en paient le prix le plus élevé, notamment la Tanzanie en Afrique centrale et la Guinée en Afrique de l'Ouest, a fait remarquer ce matin Mme Sadako Ogata, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, à l'ouverture de la réunion. Elle a souligné que les conflits ne seront pas réglés si l'on ne répond pas de manière efficace aux problèmes du partage fondamental du pouvoir. Les traits les plus négatifs de l'histoire coloniale semblent se manifester à nouveau dans les situations où les peuples luttent pour survivre tandis que de petits groupes profitent des richesses de l'Afrique et que d'immenses ressources sont gaspillées pour poursuivre la guerre, a-t-elle fait observer. Attirant l'attention sur l'absence de mécanismes efficaces pour le règlement de conflits en Afrique, Mme Ogata a soulevé la nécessité d'établir partout une autorité efficace pour l'exécution de la loi et la nécessité d'apporter un appui systématique au maintien de la paix régionale.

-Concernant la question des camps de réfugiés, elle a estimé que les personnes doivent être regroupées sur une base volontaire, l'accès des institutions humanitaires à ces personnes devant être assuré par les gouvernements et les groupes en conflit devant garantir pleinement la sécurité du personnel humanitaire. Concernant le rapatriement volontaire des réfugiés, Mme Ogata a insisté que le choix doit réellement être celui des réfugiés eux-mêmes. Mais les conditions de ce choix deviennent de plus en plus difficiles, a-t-elle estimé, les réfugiés n'ayant en réalité que deux options limitées: rester et se faire refouler, ou rentrer et risquer de se faire tuer. Les représentants des Etats membres suivants du Conseil ont pris la parole: Namibie, Malaisie, France, Jamaïque, Canada, Ukraine, Tunisie, Royaume-Uni, Argentine, Mali, Bangladesh, Fédération de Russie, Chine, Pays-Bas et Etats-Unis.

-PROMOUVOIR LA PAIX ET LA SECURITE: ASSISTANCE HUMANITAIRE AUX REFUGIES EN AFRIQUE Déclaration du Président du Conseil de sécurité, M. Richard Holbrooke (Etats-Unis), sur les réfugiés et les personnes déplacées en Afrique Le Conseil de sécurité rappelle ses précédentes déclarations concernant la protection des activités d'assistance humanitaire aux réfugiés et autres personnes touchées par un conflit, et concernant la situation en Afrique, la protection des civils touchés par les conflits armés et le rôle du Conseil de sécurité en matière de prévention des conflits armés. Le Conseil rappelle également ses précédentes résolutions pertinentes ainsi que les résolutions pertinentes de l'Assemblée générale. Ayant à l'esprit la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales qui lui incombe en vertu de la Charte des Nations Unies, le Conseil souligne qu'il importe de prendre des mesures visant à prévenir et à régler les conflits en Afrique. Il insiste sur la nécessité de s'attaquer aux causes fondamentales des conflits armés dans leur ensemble en vue de prévenir les situations qui conduisent à des déplacements de population et à l'exode de réfugiés. Il note avec préoccupation que la plupart des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées, ainsi que des autres victimes de conflits, sont des femmes et des enfants, et souligne qu'il importe d'intensifier les efforts en vue de répondre à leurs besoins particuliers en matière de protection, notamment leur vulnérabilité face à la violence, à l'exploitation et à la maladie, y compris le VIH/sida.

-Le Conseil souligne que tous les États Membres sont tenus de s'employer à régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques. Il condamne la pratique consistant à prendre les civils pour cible, de même que les déplacements forcés. Il réaffirme son attachement aux principes de l'indépendance politique, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de tous les États. Il souligne que les autorités nationales ont l'obligation et la responsabilité principales de fournir une protection et une aide humanitaire aux personnes déplacées qui relèvent de leur juridiction. Il réaffirme que les États sont tenus de prévenir les déplacements arbitraires dans les situations de conflit armé et réaffirme également qu'il leur incombe de subvenir aux besoins de protection et d'assistance des personnes déplacées qui relèvent de leur juridiction. Le Conseil constate avec une grave préoccupation qu'un nombre alarmant de réfugiés et de personnes déplacées en Afrique ne reçoivent pas une protection et une assistance suffisantes. À cet égard, il note que les réfugiés sont protégés par la Convention des Nations Unies de 1951 et par le Protocole de 1967 se rapportant au statut des réfugiés, la Convention de l'OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique (1969), et d'autres initiatives pertinentes dans la région. Le Conseil note également que les personnes déplacées ne bénéficient pas d'un régime de protection générale et que les normes existantes ne sont pas pleinement appliquées.

-Il considère que les souffrances infligées à un grand nombre de civils ainsi que les violations des droits de l'homme et du droit humanitaire résultent de l'instabilité, à laquelle elles ajoutent, et qu'elles contribuent à la recrudescence des affrontements. À cet égard, le Conseil souligne qu'il importe de fournir une protection et une assistance adéquates tant aux réfugiés qu'aux personnes déplacées, compte tenu des difficultés particulières que présentent la fourniture d'une aide humanitaire aux personnes déplacées en Afrique. Le Conseil de sécurité demande instamment à toutes les parties concernées de s'acquitter scrupuleusement des obligations qu'elles ont contractées en vertu du droit international humanitaire et du droit relatif aux droits de l'homme et aux réfugiés, et souligne qu'il importe que les normes pertinentes soient mieux appliquées en ce qui concerne les personnes déplacées. Il invite les États qui ne l'ont pas encore fait à envisager de ratifier les instruments pertinents du droit international humanitaire et du droit relatif aux droits de l'homme et aux réfugiés. Il prend note des efforts déployés par les organismes des Nations Unies en vue de promouvoir une intervention collective efficace de la part de la communauté internationale face aux situations de déplacement intérieur. Le Conseil demande aux États, en particulier aux États d'Afrique qui se trouvent aux prises avec des déplacements de population, de coopérer pleinement à ces efforts. Il note en outre que les organismes des Nations Unies, les organisations régionales et les organisations non gouvernementales, agissant en coopération avec les gouvernements des pays hôtes, s'appuient sur les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays, notamment en Afrique.

-Le Conseil de sécurité réaffirme qu'il incombe aux États accueillant des réfugiés d'assurer la sécurité et le caractère civil et humanitaire des camps et zones d'installation de réfugiés conformément aux normes internationales applicables en la matière, ainsi qu'au droit international relatif aux réfugiés et aux droits de l'homme et au droit international humanitaire. À cet égard, il souligne qu'il est inacceptable d'utiliser des réfugiés et d'autres personnes se trouvant dans les camps et zones d'installation de réfugiés pour réaliser des objectifs militaires dans le pays d'asile ou dans le pays d'origine. Le Conseil souligne qu'il importe de permettre au personnel humanitaire, conformément au droit international, d'accéder dans de bonnes conditions de sécurité et sans entrave aux civils touchés par les conflits armés, y compris aux réfugiés et aux personnes déplacées, et d'assurer la protection de l'aide humanitaire qu'il aurait fournie, et il rappelle qu'il incombe à toutes les parties au conflit d'assurer la sécurité de ce personnel. Il condamne les actes de violence délibérée commis récemment en Afrique contre le personnel humanitaire.

-Le Conseil est conscient de l'importance de l'expérience accumulée par les États d'Afrique qui accueillent des réfugiés et qui doivent assumer les conséquences de l'existence des camps et zones d'installation de réfugiés, et de la charge immense qui leur est ainsi imposée. Il salue les efforts déployés pour aider à répondre aux besoins des réfugiés en Afrique, en particulier les efforts du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et ceux des pays d'accueil. Constatant avec préoccupation que les programmes destinés aux réfugiés et aux personnes déplacées en Afrique ne bénéficient pas de moyens de financement suffisants, le Conseil demande à la communauté internationale de les doter des ressources financières nécessaires, compte tenu des besoins considérables auxquels le continent doit faire face. Déclaration de Mme Sadako Ogata, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Mme SADAKO OGATA , Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a souligné qu'à l'occasion de cette deuxième réunion du "Mois de l'Afrique" au Conseil, ses pensées vont vers les nombreux réfugiés du continent qui ont passé le mois de décembre dans la peur. Elle a rappelé qu'elle avait déjà exprimé ses préoccupations devant le Conseil. Le Sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) tenu à Alger en juillet 1999, la signature des Accords de Lomé et de Lusaka ont donné quelques espoirs. Malheureusement, six mois plus tard, la situation dans de nombreuses régions, et en particulier en Afrique centrale, est devenue encore plus dramatique.
-Au cours de ces dernières années, les crises de réfugiés, en particulier en Afrique, ont subi des changements considérables. Les réfugiés continuent de fuir la violence et les conflits et de chercher asile dans des pays plus sûrs. D'autres personnes, de plus en plus nombreuses, se déplacent dans leur propre pays, vers des zones moins dangereuses. En Angola, par exemple, presque 20% de la population a fui tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières. Les agences humanitaires n'ont pas accès, actuellement, à des centaines de milliers de personnes confrontées à la guerre, notamment dans le sud du Soudan, la République démocratique du Congo, le Burundi, l'Angola et la Sierra Leone - dont la majorité a été déplacée à l'intérieur du pays. Là où cet accès est possible, il est souvent dangereux. Le meurtre de deux fonctionnaires des Nations Unies au Burundi en novembre dernier n'est que le dernier des incidents meurtriers affectant le personnel humanitaire. Les crises actuelles des réfugiés ont également d'autres aspects complexes. La sécurité, la situation économique et sociale et l'environnement des pays d'accueil sont gravement affectés par les flux forcés considérables de population. Ce sont les pays qui ont le plus généreusement accueilli les réfugiés qui en paient le prix le plus élevé, notamment la Tanzanie et la Guinée. D'autres pays, en dépit de leur situation difficile, ont néanmoins accueilli un grand nombre de réfugiés. Il s'agit notamment du Libéria et de la République démocratique du Congo.

-Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a toujours eu pour mandat de rechercher des solutions aux problèmes de réfugiés tout en assurant la protection de ces derniers. Le contexte international exige également des solutions plus rapides. Les conflits ne seront pas réglés si l'on ne répond pas de manière efficace aux problèmes du partage fondamental du pouvoir. Les traits les plus négatifs de l'histoire coloniale semblent se manifester à nouveau dans les situations où les peuples luttent pour survivre tandis que de petits groupes profitent des richesses de l'Afrique et que d'immenses ressources sont gaspillées pour poursuivre la guerre. Il n'existe pas de mécanismes efficaces pour le règlement de conflits en Afrique. Au contraire, des groupes armés s'insurgeant contre les gouvernements sont souvent appuyés ouvertement par d'autres gouvernements. L'efficacité de l'action humanitaire ne peut être que limitée. Cette forme de guerre offre peu de chances pour la promotion et le respect du droit humanitaire international. Avec le déplacement des personnes qui constitue un objectif militaire, le respect des droits des réfugiés a été souvent bafoué, en raison des groupes armés infiltrant fréquemment les populations déplacées. En clair, les crises de réfugiés ne peuvent être réglées aisément. Le "Mois de l'Afrique" doit offrir l'occasion au Conseil de sécurité d'explorer des mesures plus concrètes pour faire face aux problèmes de la lutte pour les ressources, le trafic illicite des armes, l'absence de mécanismes de règlement des conflits et le faible appui pour la reconstruction après les situations de conflits.

-Le Haut Commissaire a insisté sur deux priorités en matière de sécurité : la nécessité d'établir partout une autorité efficace pour l'exécution de la loi, et la nécessité d'apporter un appui systématique au maintien de la paix régional. Le Haut Commissariat ne renoncera pas à son obligation de promouvoir le respect des droits des réfugiés, en particulier le droit d'asile, et à les assister en cas de besoin, a souligné Mme Ogata. Il est important que le HCR déploie des efforts au niveau de la communauté pour assister les populations affectées, et, en fin de compte, pour les aider à retourner dans leur foyer. Même en l'absence d'importantes activités de développement, le HCR et les institutions humanitaires ont été en mesure de s'acquitter d'un programme d'intégration important au Rwanda - pays où 25% de la population sont récemment revenus et où de nombreuses femmes et fillettes font face à d'importantes charges familiales. Mme Ogata a fait observer que sans une action plus concrète de la part des gouvernements, que le Conseil de sécurité a mandat d'inspirer, d'élaborer et de diriger, les crises de réfugiés ne peuvent être réglées. La situation est tragique dans de nombreuses régions de l'Afrique. Toutefois, nulle part ailleurs, la guerre et la violence n'affectent autant de millions de civils épuisés qu'en Afrique centrale. Il y a des conflits non réglés et étroitement liés dans au moins sept pays, à savoir l'Angola, le Burundi, le Rwanda, le Soudan, la République démocratique du Congo, la République du Congo et l'Ouganda. En ce qui concerne le Burundi, on compte au total 300 000 réfugiés burundais en Tanzanie. Le nombre des personnes déplacées à l'intérieur des frontières a également augmenté.

-Environ 300 000 personnes sont regroupées dans des "sites de regroupement" créés par une politique gouvernementale. Cette question préoccupe gravement les institutions humanitaires. Tout en comprenant les priorités du gouvernement en matière de sécurité, il est impératif qu'un certain nombre de conditions soient réunies pour qu'une assistance soit fournie aux différents sites. Les personnes doivent être regroupées sur une base volontaire, l'accès des institutions humanitaires à ces personnes doit être accordé et les personnes déplacées à l'extérieur de ces sites doivent également être assistées. Le gouvernement doit également offrir des garanties pleines et claires pour la sécurité du personnel humanitaire. La nomination de M. Nelson Mandela comme Facilitateur pour la mise en oeuvre du processus de paix d'Arusha est un progrès extraordinaire. A cet égard, Mme Ogata a émis l'espoir que son charisme et sa stature de Chef d'Etat permettront aux négociations d'aboutir prochainement. En République démocratique du Congo, la non-application de l'Accord de Lusaka aurait des répercussions terribles, a averti Mme Ogata qui a rappelé combien elle avait été choquée par la détérioration de la situation lors de sa récente visite dans le pays. Plus de 130 000 Congolais ont fui à l'étranger, dont une grande majorité en Tanzanie et peut-être des millions sont déplacés à l'intérieur des frontières. A cet égard, Mme Ogata a souligné la nécessité d'appuyer les efforts du Représentant spécial du Secrétaire général, M. Kamel Morjane, pour établir une présence de l'ONU dans l'ensemble du pays

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